Prologue

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                  « Pas moyen d'avoir un seul filet d'air : est-ce la fin ? »


Moi :Maman...

Uncorps inerte sur le sol gisait devant moi.

Moi :Maman réveille-toi ! Maman...

Jela secouai. Rien. Je regardais, ou plutôt contemplais mes mainsensanglantés. Elles étaient petites. Je baissais la tête, et jevis mon corps. Mon corps parsemés de sangs maternels il me semble.Mon corps de nouveau-né, alors que j'ai 8 ans, que je parle etmarche. Un rêve ? Sûrement. Le plus bizarre, c'est que je mesens rêver. Enfin, plutôt cauchemarder, si le verbe est approprié.Des morceaux de verres nous encerclaient. Ils étaient éparpillésçà et là. Je voulais me levé, je ne pouvais pas.

Mespensées : Tu es trop petit, tu ne peux rien faire !

Jeme débattais quand même, vainement. Rien à faire. Plus jebougeais, plus les morceaux de verres cassés sur lesquels jereposais se plantaient dans la chair, ma chair. Je hurlais, je criaisà cause de la douleur. Je commençais à saigner, et ma peauétrangement pâle se rougit. Des larmes perlèrent sur mes joues,mais pas des larmes normales : des larmes dorées. Puis ellesredoublèrent, et mes yeux se fermèrent tellement l'eau lesremplissait.

Jene sentis plus aucune douleur, et je rouvris les yeux. Cette foisj'étais sous l'eau, et par une façon assez extraordinairej'arrivais à respirer. Ma mère était là-bas, au fond. Je medébattais pour aller la rejoindre, en vain. Une sorte de filet meséparait d'elle. Un filet qui devint rouge sang à mon toucher. Elleeut une mine effrayé, puis elle me lançait un « espèce detueur » avant de devenir invisible. Aucun son ne sortit de mabouche,jeremarquais que j'avais cette fois des cheveux. Je devais avoirenviron 2 ans.

Sarobe se mit à tourner, de plus en plus vite. Elle m'entraîna,puis moi aussi je tournais. Ma vision devint vague, mes penséesdevinrent floues. Ma respirations'arrêta,et mon cœurs'étouffa. Pas moyen d'avoir un seul filet d'air : est-ce lafin ?

Jeme réveillais brutalement.

Lesouvenir de ce rêve répétitif depuis quelque mois était dequelques images. Les draps étaient en pagaille sur mon lit. Mon draphouse était à moitié enlevé, ma couette gisait par terre et mesdoudous Réré et Roro avaient cette fois été projetées dans uncoin de ma chambre. Ma tête d'oreiller, quant à elle, était passéesous mon lit.

Monpère : T'es réveillé ?

Jepleurais. Comme dans mon rêve, mes larmes étaient de couleur or. Ilvenait à peine d'entrer qu'il se précipita vers moi pour m'enlacer.Je savais que mon père connaissait quelque chose que j'ignore.J'étais loin de m'imaginer que la vérité était si compliqué.

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⏰ Last updated: Feb 20, 2018 ⏰

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