Il était présent. Il m'attendais. Ici. Tapis dans l'ombre. Il me voyait mais, je ne pouvais pas le voir. J'avais beau plisser les yeux pour apercevoir cette ombre capuché. Il n'en faisais rien. Il ne bougeait pas, ne cillait pas. Puis vint le moment de frisson, avec c'est dents gigantesque il me sourit. Je ne pus m'empêcher un sursaut. Un frisson de terreur parcouru mon corps. Mes yeux se posèrent sur sa paume droite. Dans sa main, un couteau ? Un bijou ? Je parviens a le savoir trop tard. D'un coup sec et sans aucune résistance, il enfonça sa lame métallisé dans mon nombril, puis remonta lentement, jusqu'à ma pomme d'Adam. Je respire encore. Je sens l'air extérieur rentrés dans ma gorge. Tous mes organes tombèrent au sol, sans aucun bruit. Et mes larmes ensanglantées coulérent.
Me voici réveillé, enfin. Tout mes muscles sont crispés, j'ai du mal a écrire, mon crayon me fait mal, mais il faut que je continue, c'est la seule façon pour qu'il ne me hante plus la nuit, mais je sais au final, qu'il arrête deux jours puis reviens en souriant, comme a son habitude. Il est 2h du matin, je n'arrive plus a me rendormir et demain j'ai école.
J'ai les yeux rouges, une tête déterré. Sur la route pour prendre mon bus, j'ai peur qu'il me suivent, je me retourne, je suis paranoïaque, je le sens, il me brise.
Il fait nuit comme il y'a deux heures, mais pourtant, je peux marcher dehors seul, je peux même courir si je le veux, je peux faire se qui me plaît maintenant qu'il ne me suis plus. Il est resté dans la grande maison qui appartient a mes parents. Je pense qu'il a peur de sortir pour me suivre, depuis que des barreaux remplacent mes fenêtres. Malgré cela je suis beau sur moi, je ne me plains pas, je souris quand il faut sourire, je pleure quand il faut pleurer, je mange quand il faut manger, depuis que je suis tout petit je me comporte comme cela, la nourriture passe entre les barreaux de ma porte blanche, ils me donnent très peu, mais sa me suffit, il ne vaut mieux pas que je me plaigne. Tant que je ne pleure pas de moi-même tout va bien, je sais me retenir, je suis grand maintenant. Je compte mon âge sur mes doigts dans le vieux bus scolaire, j'ai 10 ans aujourd'hui. Je suis heureux. Même si personne ne ma souhaiter mon anniversaire.
DU LIEST GERADE
L'histoire d'un sourire.
Aktuelle LiteraturRoman fictif, sur un enfant en quête de son tueur imaginaire. // 2k17
