Final

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C'est arrivé comme ça, doucement et sans pression.

D'abord, c'était les fans, puis nous qui nous prêtions au jeu. « Meanie », on s'appelait. Le peppero game, les scènes de fanservice improvisées, tout.

C'était un jeu.

Jeu... de la bouteille, oui je me rappelle surtout de celui-là. Le seul, l'unique, l'éternel jeu de la bouteille, plein de salive et de karma de merde, le cliché.

En somme Wonwoo et moi ça s'est joué sur un cliché.

Il y avait tous les membres du groupe assis et nous deux presque en face l'un de l'autre et la bouteille qui tournait et tournait au centre du cercle.
Alors après nombre de gages distribués du mot d'amour au smack tendre, la pelle tant attendue a été annoncée, et bien sûr c'est nous qu'elle a désigné. Parfois le karma est une pute, souvent j'en fais les frais et tout le temps ça fait brailler tout le monde, à mon plus grand désarroi.
Peut-être que si j'avais bu le reste de la bouteille elle aurait tourné différemment et j'aurais pas eu à l'embrasser.

Tout le monde était hilare, un était parti aux toilettes hurlant de l'attendre avant d'entamer les réjouissances. C'était une bouteille de vodka, on en avait déjà fini 5 à nous 13.

...Au final, peut-être que même si j'avais bu le reste de la bouteille je l'aurais embrassé (c'était de la vodka je vous dis).

On était tous bien, bien bourrés. Hansol était de retour, on n'attendait plus que nous les deux tourtereaux. La situation, pourtant totalement absurde, ne nous a pas dérangés plus que ça ; on était au taquet (et surtout un peu beaucoup torchés), et puis nos actes n'auraient aucune conséquence étant donné l'état de tout le monde.
Après les mois passés à jouer les amoureux pour le plaisir de l'audience, à se balancer des mièvreries tout haut pour faire se pâmer les fans, à se tenir la main 24h/24 parce que ça faisait beugler tout le monde, et en gros à agir comme un vieux couple marié depuis 30 ans TOUJOURS à cause de ces damnés Carats, c'est bien une des seules choses qui manquaient à notre palmarès amoureux.

Alors dans notre connerie, nous nous rapprochâmes l'un de l'autre d'un air de défi, et les autres firent les yeux ronds. Je ne voyais plus rien de son visage ça tournait beaucoup tout était tout rouge et tout flou. Lui pouffait, gigotait, je n'arrivais pas à deviner à quoi il pensait et ça m'énervait. Alors j'ai vite pris sa tête dans mes mains (ça a fait « shnouf » avec ses joues toutes pressées c'était marrant) et entrepris de lui rouler la galoche du siècle.
Finalement, je me suis retrouvé par terre, à haleter sous les élans de sa langue curieuse.
Déchaînés, tout le monde.

Après 15 secondes (!) de bisous baveux et des dizaines de clichés sauvegardés à des fins de chantage, nous nous rassîmes. C'était le feu dans le dortoir. C'était le feu dans ma tête. Wonwoo s'en battait les couilles, il avait repris sa place dans le cercle et le chat sur ses genoux. Chez moi ça assumait surtout pas : l'alcool, ça titille les hormones, et il me paraissait tout à coup bien mignon en caleçon noir (oui parce que ça va sans dire, quand Seventeen entreprend une beuverie ça se finit systématiquement en strip-tease général), les cheveux ébouriffés et les joues rosies. Sans parler de son rire avec son nez qui fait « scrunch » et ses clavicules soudaines et saillantes. Je fis ainsi, ce soir-là, preuve de beaucoup d'imagination et d'une grande confusion.

Après ça, mises à part quelques photos inopinément ressorties à l'occasion de désaccords sur le planning du ménage, l'incident demeura affaire classée.
Mal classée tout de même, car un léger changement d'attitude se fit sentir entre lui et moi. Aucune mise à distance, au contraire ; nos coups d'œil se firent plus appuyés et nos touchers subtilement plus provocateurs devant les fans.

Hormones et circonstances (Meanie fluff - Terminé)Des histoires addictives. Découvrez maintenant