Consommer. Toujours plus, consommer.
Aujourd'hui plus qu'il y a trente ans, notre vie est en quelques sorte déterminée par notre consommation. Que ce soit pour des besoins vitaux, ou simplement assouvir nos désirs plus ou moins primaires, nous consommons. C'est dans notre nature, c'est comme ça que nous vivons.
On étudie, pour travailler, pour avoir de l'argent, pour le dépenser dans le but de mourir confortablement. Ainsi la publicité est donc une partie prenante de notre vie. C'est elle qui va nous donner envie d'acheter, de consommer, faire fonctionner l'économie etc elle qui régit nos vie.
Cependant il est important de relever que certaines publicités ne sont pas toutes loyales. Bien-sûr, les commerçants font leur métier et ce n'est pas leur faute s'ils doivent vendre tel ou tel produit, mais il y a des façon de faire les choses.
Je veux parler de tous les stéréotypes, clichés, et tout ce que nous impose la société (consciemment ou inconsciemment) à travers certaines publicités.
Le fait que sur (quasi) toutes les affiches promotionnelles il n'y ait des personnes hétérosexuelles, cisgenre, valides et conforment aux stéréotypes (c'est-à-dire que si c'est une femme, elle aura plutôt les cheveux longs, une jolie peau, sera mince, sera associée au monde de la ménagère et de la maternité; et que si c'est un homme aura les cheveux courts, sera plus grand que la femme, aura des abdominaux, sera également fin et musclé ...) tout cela décrit quand même bien le mode de penser du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. C'est que l'on impose (indirectement bien-sûr) cette forme, ce moule, aux gens et le pire c'est qu'on les transmet, de générations en générations et c'est ce qui me désole.
Combien de mamans "osent " acheter des vêtements ou jouets roses à leurs petits garçons ? Un jour une de mes connaissance, qui venait d'accoucher d'un nouveau né de sexe masculin, a (pour rentabiliser son achat) fait porter à son petit garçon un body de couleur rose qu'elle avait acheté pour son premier enfant étant une fille. La sage femme, le jour de sortie s'était vulgairement étonné que le petit garçon soit vêtu de rose et non de bleu ou "d'une couleur plus masculine", elle était également surprise que la mère n'aie pas racheté des body pour son nouveau né pour "mieux lui convenir". Donc on suppose que le vêtement n'est pas bien, ou pas adapté à l'enfant sous prétexte de sa couleur...
Cliché!
Le plus navrant c'est de remarquer à quel point tout cela est ancré dans nos mentalités. Quand les autres voient mon cammarade de promo aux cheveux longs porter un ruban dans ces cheveux, pourquoi sont-ils tant choqué ?
Officiellement il n'y a aucun genre labellé sur les objets. Les barrettes, accessoires en tout genre pour cheveux, ou de beauté n'ont jamais été réservés qu'aux femmes. On maquille les hommes aussi bien que les femmes sur les plateaux télé, dans le monde du cirque ou pour des ballets. Les danseurs se doivent être maquillés au même titre que leurs compagnes féminines et on ne s'en choque pas, par contre si c'est dans la vie de tous les jours, là ça pose un problème.
Bien-sûr je ne dit pas que tous ces stéréotypes résultent mêmes de la publicité, ils existaient bien avant la surabondance des publicités que nous connaissons; ils ont justes été exhibés et largement mis en avant par cette dernière. Le problème que nous rencontrons donc présentement est qu'à cause de la publicité (notamment, mais pas que) nous sommes clairement imposé à respecter ces stéréotypes toute notre vie. Je veux m'expliquer par le fait qu'elle joue un rôle important dans notre style de vie. Si les jeunes enfants, représentants de l'avenir ne sont habitués à voir dans la rue, magasins, transports en commun ces types stéréotypés d'incarnations des genres cela va bien évidement influencer leur développement (je ne dis pas que ça en sera la cause principale, car bien-sûr les autres critères tels que l'environnement culturel et familial de l'enfant doivent être pris en compte également) et aura un impact fort sur leur façon de penser plus tard. Mes mots sont peut-être un peu démesurés face aux faits, mais je vais vous donner un autre exemple:
Selon un sondage réalisé en 2015 au Japon il est obligatoire que les femmes qui travaillent dans des métiers administratifs (de type secrétaire, commercial, agent d'accueil etc...) portent un soutien-gorge. Je peux convenir que cela peut être plus approprié selon les cas, mais cela découle d'une contrainte, ni plus ni moins, car l'étude citait l'exemple d'une femme qui a été licencié car elle avait refusé de porter ce sous-vêtement au travail. Je pourrais aussi évoquer le fait que les individus de sexe féminins se doivent obligatoirement de porter des chaussures à talons également et ce peut importe les circonstances. De telles contraintes de code vestimentaires qui ne sont en revanche pas imposées aux hommes, libre, eux de porter ce qu'il leur conviendra, du moment que cela est respectable.
En insistant sur ces normes prescrites, je me dois mentionner le fait parfois dangereux et dévalorisant que cela peut avoir sur les femmes et les jeunes en particulier.
Je m'explique : la publicité, je l'ai mentionné au dessus, sait qu'elle joue un rôle important dans la vie des individus, alors il me paraît choquant qu' en 2017, il y ait la encore la présence d'affiches largement à caractère sexiste étalées sous notre nez. On devrait évoluer quand-même. On devrait se rendre compte qu'uniquement associer la femme aux enfants et à la cuisine c'est un peu trop limité, non ?
Enfin... Outre ce détail (qui me semblait utile de mentionner), il me semble juste de dénoncer que oui, parfois les publicités peuvent se révéler dangereuses particulièrement celles liées à l'univers de la mode (avec toute la dose d'image surfaites qui les composent).
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Nos parfaits défauts : L'oxymore de la perfection
Short StoryDans notre société dirigée par les stéréotypes et clichés des individus, un monde où les diktats de la mode sont omniprésents, nos corps sont plus que jamais surexposés. Peau lisse, cheveux brillants, jambes douces, ventre plat, poitrine développée...
