Encore une journée de merde.
Encore une journée seul.
Encore et toujours.
Seul.
Cloîtré dans cet appartement sale à cause d'elle.
Ou à cause de moi.
Elle est là, omnipresente, elle me rappelle sans cesse qu'il ne faut jamais faire confiance aux gens, qu'il vaut mieux les éviter au point de les craindre.
Au point d'en avoir peur.
Au point d'en être phobique.
Elle, c'est une partie intégrante de moi-même, ma phobie sociale.
Et c'est en étant assis sur mon balcon, seul, en haut du dernier étage de cet immeuble que je me demande comment aurait été ma vie sans elle pour la gâcher.
Un doux vent d'été souffla entre mes mèches et caressa ma peau blanche, tandis que je laissai mon regard se perdre devant cette vue que je connaissais si bien à force de la voir maintes fois. Cette vue si belle de Séoul avec les grands immeubles ou building du quartier de Gangnam ; les parcs verdoyants même en pleine ville ; les voitures dans les embouteillages dont les klaxons s'entendaient même d'ici. Tous ça sous les rayons d'un soleil couchant recouvrant le paysage et le ciel d'une teinte orangée légère, éveillant les lumières citadines au fur et à mesure que la nuit approchait.
Je trouve ça beau.
Beau mais inaccessible.
Étant victime de cette phobie sociale, cette ville et ses habitants me terrifiaient. Mais la petite partie de moi qui résistait à cette peur horrible les trouvait fascinant.
Si fascinant mais inaccessibles.
En soupirant une énième fois, je me lève péniblement. Ma canette désormais tiède à la main, tandis que l'autre ébouriffa négligemment mes cheveux noirs.
Ils étaient trop long d'ailleur, ma frange me gênait atrocement en tombant devant mes yeux constamments fatigués.
Je traversai cet appartement que même mes parents qualifiaient de "luxueux et moderne" mais aussi d'horriblement bordélique et sale.
C'est vrai qu'il était assez grand, la cuisine comptait un bar qui donnait sur le salon, lui même relié à l'entrée et composé d'un canapé, d'une télé, d'une grande table à manger, et d'un escalier menant au deuxième étage de mon chez-moi.
Oui tous ça rentre dans un appartement.
À vrai dire, l'argent n'est pas ce qui manque dans cette famille. Non, ce qui manque cruellement ici, c'est l'amour familial. Juste ça.
Après tout c'est un peu de leur faute aussi si j'ai fini comme ça. Si j'ai fini par être ce qu'ils redoutaient : un homme froid, distant, solitaire.
S'il ne m'avait pas laissé seul du jour au lendemains, me laissant sans personne. Encore et toujours complètement seul.
Et s'ils ne m'avaient pas battus, encore avant cela. Car cette cicatrice sur mes côtes, je la garderai toute la vie.
Mais passons, car maintenant une tâche plus que compliquée approche à grands pas, tandis que le soleil se couche et que ses rayons éclairent de moins en moins mon salon.
J'ouvre mon frigot avec espoir qu'il y reste encore une boîte de nouille instantanées que je pourrais dévorer tranquillement, seul, mais je constate avec horreur que celui-ci est bel et bien vide. Mis à part les quelques packs de canettes de soda qui y restaient mais qui ne risquent pas de me remplir l'estomac.
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Socialphobia
FanfictionYoongi a toujours été seul. Yoongi a toujours eu peur de ses gens. Yoongi à toujours été victime de cette vrai phobie sociale qui l'a menée à se renfermer sur lui même. Et cela, depuis toujours. Toujours, mais seulement avant qu'il ne rencontre c...
