Dire que nous avions peur était un euphémisme. Nous étions terrorisés à chaque instant. À chaque seconde de notre misérable vie. Nous, qui pensions venir ici en paix, nous qui pensions qu'ici nous n'aurions aucun problème. On a dû faire face à la triste réalité.
Cela faisait maintenant deux mois qu'ils nous cherchaient. Pas nous directement, mais si ils tombaient sur des personnes comme toi et moi, mon amour, ils étaient contents et ne se privaient pas de nous faire du mal et de nous jeter avec les autres.
Ainsi était notre vie. Rester cacher jusqu'à ce que ce massacre s'arrête. Malheureusement il est là depuis bien trop longtemps déjà. Depuis plusieurs années. Aujourd'hui est une journée comme les autres. Nous avons peur. À chaque instant nous entendons un énorme bruit dérangeant ou des cris de gens apeurés. Ce qui nous fait sursauter.
Mais aujourd'hui, j'ai encore plus peur ques les jours précédents. Et tu le vois. Tu vois que je ne suis pas bien, que je transpire et que je tremble. Tu comprends mon mal-être. Tu ne tardes pas à venir me rejoindre devant la fenêtre de notre misérable appartement. Tu passes tes bras autour de mon ventre et pose ton menton sur mon épaule. Mes mains viennent automatiquement se poser sur les tiennes. Là je me sens bien. Ce n'est pas arrivé depuis quelques temps mais avec toi, peut importe la situation, je me sens bien. Si tu es à mes côtés, je sais que je ne peux que me sentir bien.
Mais malgré ce sentiment, tout au fond, j'avais un pressentiment. Un très mauvais. Alors je voulais profiter de toi. Je ne voulais que toi avant que nos vies se terminent.
"Fais moi l'amour Joshua. Lâchais-je comme les bombes de dehors."
Tu fus un peu surpris mais pas moins décontenancé. Alors tu dessers ton étreinte que tu m'offrais et prends ma main pour nous emmener vers notre duvet.
Tu m'allonges dessus en étant le plus doux possible. Comme si tu avais peur de me faire mal et que j'étais tu cristal. Tu me regardes avec amour, avec tendresse et avec passion. Tu replaces une mèches de cheveux derrière mon oreilles sans décrocher ton regard du miens. Puis tu rapproches ton visage tu miens et tes lèvres charnues viennent se poser sur les miennes. Elles se mouvent à la perfection. Ta langue passe la barrière de ma bouche et danse avec sa jumelle. C'est un ballet endiablé qui commence. Digne du Lac Des Cygnes de Tchaikovsky. Mes mains s'agrippent à ton cou pour approfondir notre merveilleux échange. N'ayant plus d'oxygène, tu te recules mais replonge aussitôt sur mes lèvres. Nos échanges durent longtemps, mais j'ai l'impression que le temps passe de plus en plus vite. C'est pourquoi j'essaye de te presser en sortant cette phrase :
"Déshabille-moi Joshua... Murmurais-je."
Un fin sourire étire ton magnifique visage que j'aime tant. Tu ne perds pas plus de temps et commence à enlever mon haut qui finit bien vite par terre à côté de notre lit. Tu fais de même avec le tiens et je pu admirer ton corps que j'enviais. Tu es magnifique mon coeur. Tu as de fins abdos dessinés, une peau sans imperfections. Elle est douce. J'ai tellement honte de mon corps à côté du tiens. Tu vois que je t'admire et tu vois que je n'aime pas mon corps. Mais tu prends tellement soin de moi. Alors tu poses de tendre baisers papillons sur mon torse. Tu laisse de fines marques dans mon cou pour montrer que je t'appartiens et que je serais toujours tiens. Tu me caresses tendrement jusqu'à arriver à mon pantalon. Tu le déboutonnes et l'enlèves en continuant tes caresses divines. Des soupires d'aises sortent de ma bouche. Je suis bien. Je veux rester comme ça toute ma vie.
Tu enlèves le tiens aussi et il ne nous reste plus qu'un seul vêtement qui nous retient du plaisir interdit. Tu embrasses mes cuisses, mes jambes, tu les touches doucement et le plaisir monte de plus en plus en moi. Une chaleur étouffante m'envahie. Tu remontes pour venir poser un baiser chaste sur mes lèvres. Nous ne pouvons plus attendre. Dans un regard complice, tu retires nos derniers vêtements. Et à partir de ce moment, c'est l'explosion. Une explosion intense. L'amour, la passion, l'envie, le désire nous envahit. Nos corps se souvent eux aussi à la perfection. Nos gémissements s'entendent à l'unisson. C'est majestueux. Je me sens plus que bien maintenant. Tu me procures tellement de plaisir que j'en oublie mon prénom. J'en oublie où et qui je suis. J'en oublie même la situation dehors.
Le temps passe, trop vite à mon goût, et tout prend fin. C'est l'extase. Le septième ciel comme on dit. Un dernier élan d'amour et de passion dans vos corps. Deux derniers cris transpercent les cloisons. Tu t'effondres à mes côtés. Nos souffles sont saccadés et courts. Puis finalement :
