Je m'analyse constamment, que je sois entouré de ma famille, de mes amis, quand je suis dans le bus, dans ma voiture sans permis, en cours de maths, dans ma "zone de confort"... C'est d'ailleurs la seule fonction productive (dans la mesure ou s'en est une) qui s'incrit à ma "zone de confort". Un lieu où mes loisirs ne nécessitant pas d'effort prennent une part très importante de mes journées. Je m'abreuve de séries américaines, de vidéos YouTube, de connaissances à deux balles, et je réfléchis. Je réfléchis, je réfléchis beaucoup mais j'agis peu, trop peu. Ma réflexion se porte sur des faits historiques ou actuels, sur les bugs de ma vie sociale, et j'énonce des discours internes de motivation qui tentent de me sortir de mes pensées. AGIR. S'atteler à mon bureau, réviser mon prochain bac blanc d'éco, écrire, balayer la futilité. Mais sa ne dure qu'un temps. Il s'agit d'un moment rare (celui-ci en est un) où je combats mon affection pour le confort. Mon corps tout entier hurle au combat face à la réalité, face à moi même, contre la fuite tel que la procrastination ou les arguments de mauvaise foi. Je suis remonté à bloc. Ce qui me révolte au plus haut point, c'est que je dispose des clefs pour m'en sortir: je suis ni dans le déni, ni dans l'acceptation. J'ai élevé mes propres principes comme l'ambition, la tolérance, la solidarité, de part l'envie de dépassement de soi physique et intellectuel. Mais je ne cultive pas. J'en ai marre d'être agacé et méprisé par moi même. Voici mon combat, un combat universel dans lequel la plupart des gens et des jeunes prennent la fuite.
Pas cette fois pour moi.
