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"Mais la vie lui avait appris que la merveille est dans l'instant." - Guillaume Musso, Que serais-je sans toi.

     "Mais la vie lui avait appris que la merveille est dans l'instant." - Guillaume Musso, Que serais-je sans toi.

     L'alarme retentie. Nous y sommes. Les portes du lycée vont s'ouvrirent d'un instant à l'autre, en ce 8 juillet 2011, dix heures. Les résultats de l'examen passé deux semaines plus tôt sont justes derrière ces grandes portes. J'ai l'impression d'attendre depuis des siècles et que ces portes sont infranchissables. Nous sommes face à un moment tellement crucial! C'est vrai, après tout sans ce diplôme, je ferais quoi moi sinon ? J'ai certes mon baccalauréat, obtenu d'ailleurs de justesse, au bout de deux fois! Mais le monde du travail n'est pas encore pour moi, j'ai besoin de ce diplôme pour allée encore plus loin et pouvoir faire ce que je veux plus tard, même si je ne sais pas trop quoi faire encore, tout n'est pas très précis, sauf le fait que je veux travailler dans l'édition. Tout ce que je veux pour l'instant c'est qu'on ouvre ses fichues portes et que je vois mon résultat de mes propres yeux.

Au loin, Arielle arrive en courant, elle est toujours en retard ! Mais elle est ma meilleur amie, alors ce n'est pas très grave, sans elle je ne sais pas ce que je ferais, elle est une grande personne pour moi, très admirative, elle m'a toujours soutenue. Arielle, malgré ses nombreux retards, elle est une fille qui à tout pour plaire, vraiment tout ! Grande brune d'un mètre soixante-dix-sept environ, yeux claires qui tournent entre le vert, le bleu et le gris. C'est d'ailleurs ainsi que nous sommes devenues amies, il y a seize ans, ont rentraient alors en première classe de primaire. Je m'en souviens comme si c'était hier, Maîtresse Hunt, les autres petits enfants, qui disaient au revoir à leurs parents ou qui pleuraient et il y avait elle, de son côté, encore toute timide, et le premier sujet de discussion que nous avions eu a été sur nos couleurs de yeux. Je n'étais plus toute seule a avoir des yeux de couleurs changeantes. J'avais moi aussi une couleur d'iris assez originale, mes pouvaient passés de vert à brun et de brun à bleu. Mais pour une fille blonde comme moi, le brun va moins bien avec mon visage.

Les portes s'ouvrent enfin, le proviseur accompagné de plusieurs surveillants nous accueillent chaleureusement et nous montre où se dirigé pour voir les résultats.

Nous arrivons dans une grande salle, que l'on garde généralement pour des réunions avec d'autres écoles ou des personnes extérieures.

Les résultats sont affichés par classe et un message est inscrit au dessus de chaque classe indiquant que "seuls les élèves inscrits ou passant au second groupe sont inscrits" cela voulait bien dire que les élèves qui ne verraient pas leurs noms, n'étaient pas admis. Avec Arielle, nous nous dirigeons vers notre classe P13 pour "pratique". A l'instant où mon regard se pose sur la liste, mon stress est au plus haut niveau, j'ai l'impression que je vais m'évanouir d'un instant à l'autre. J'ai travaillée dure pour obtenir ce diplôme, je le voulais ! J'aperçus le nom « Brentsen Arielle – admis ».

Oui ! Félicitations ma belle, tu as réussi ! Je suis tellement fière d'elle !

Je l'a vois sauter de joie, prendre dans les bras tout ses amis, surtout tous ces garçons qui couraient après elle durant l'année, elle aime plaire aux hommes et elle aime surtout les faire galérer. Quelle sadique celle-ci ! Je parcours le reste de la liste durant une dizaine de minutes et tout d’un coup  l'impression que la terre se ferme au-dessus de moi se faisait ressentir. Arielle, comprend en un seul regard et cesse d'exprimer sa joie. Ce n’est pas possible, ça ne peut pas être possible. Il doit y a avoir une erreur, avec Arielle on avait travaillées comme des folles, quelque fois jusqu'au lendemain matin. Je ne peux pas y croire. J'ai loupée, j'ai loupée ce putain d'examen !

Ma conscience intellectuelle me regarde de haut avec un regard si effrayant qu'il pourrait tuer quelqu'un sur place. Je fais quoi moi maintenant ? Que vais-je devenir ? Et mes parents ? Que vont-ils me dire ? Je suis la seule de la famille à être allé aussi loin dans les études. Je suis leur fille unique, ils comptent sur moi, je suis leur réussite dès le début et là je rate cette occasion. Mon dieu, non je vous en supplie, ne me faites pas ce coup là, j'ai besoin de ce diplôme, j'ai besoin de réussir pour le bonheur de ma famille! Vu le résultat, je ne prends pas la peine d’attendre l’annonce et la remise des diplômes j’espère que Arielle me comprendra. Pitié !
C'est l'heure de rentré chez moi. Il faut peut-être que je cherche comment formuler tout ça. Et s'il y avait eu une erreur ? Non, voyons, on m'aurait prévenue. Que dois-je faire ? Il est aux alentours de quatorze heures quand j'arrive chez moi. Je monte directement dans ma chambre à l'étage. Je cherche encore comment annoncé la nouvelle, comment leur dire que leur fille unique a foirer son examen. Ce sont  des parents, ils sont censés comprendre mais mes parents sont si spéciaux que cette nouvelle pourrait les briser. On frappe à ma porte, ma mère entre et me voit allongée sur le lit, je ne veux pas voir son regard, elle comprendrait tout de suite que quelque chose ne va pas. Elle s'assoit sur mon lit à mes côtés, relève mes longues boucles blondes afin que je lui fasse face.

— Que ce passe-t-il ma belle ? Pourquoi te mets-tu dans un tel état ? Tu n'as pas réussi c'est ça? demanda t-elle.

Oh non maman, je t'en pris, ne me demande pas de te l'avouer, c'est déjà assez difficile de me l'avouer à moi-même. J'aurai aimée ne pas vous décevoir, surtout toi, tu m'as tout appris et j'aurai voulu te montrer à quel point on peut compter sur moi. Faut prendre son courage à deux mains, de toute façon il n'y aucune issue.
— Maman... Maman... J'éclate en sanglot, je suis désolée, vraiment, excusez-moi toi et papa. Mais je n’ai pas su être à la hauteur. Mon nom n'était pas inscrit, je ne comprends pas, pourtant… pourtant nous avons tellement travaillé avec Arielle, elle a réussi, elle.

— Ma chérie, ce que font ou reçoit les autres ne m'intéresse pas. Je suis tellement désolée pour toi, tu avais tout pour y arrivé effectivement, mais rien n'est perdu! Et ton père et moi seront toujours très fière de toi. Quoi qu'il arrive ! Sèche tes larmes et descend ton père veut savoir ton résultat aussi, même si je crois que, vu ton entrée spectaculaire, il s'en doute un peu.
— C'est affreux maman, après avoir repassée mon baccalauréat plusieurs fois, voilà que le sort s'acharne sur moi encore une fois.
Effectivement, parce-que j’ai repassée mon épreuve trois ans de suite, deux années durant lesquelles Arielle a tenter la fac puis, elle m’a rejointe dans cette école de formation à l’édition.
— Je suis désolée ma fille, on avisera en temps voulu, tu descends ? Me demande ma mère,
— Oui, j'arrive. Merci maman. Je suis encore tellement désolée. Mais je ne sais pas quoi faire maintenant, refaire une année ? En plus Arielle ne sera plus là, ont avaient louée un appartement ensemble pour l'année prochaine. Il faut qu'on change tout nos plans.
— On verra cela plus tard, en attendant, on t’attend encore pour manger, ton père à cuisiner ton repas favori en plus. Tu viens? Et ce soir c'est restaurant !  Elle m'embrasse au creux de mon front et descend.

Le repas ce passe mieux que je ne l'aie pu imaginée, malheureusement, repas favori ou non, je n’ai pas avaléegrand chose. Mon père a le don de remonter le morale et de changer de sujet de discussion pour nous faire rire, même si on sort d'un enterrement. Je l'aime mon papa. Mon véritable père est décédé alors que ma mère arrivait au terme de ma naissance, il est décédé d'un accident de voiture, lors d'un déplacement dans le sud pour le travail. Ma mère m'a souvent racontée qu'il n'était jamais à la maison, toujours en train de courir partout pour qu'on ne manque de rien. Elle avait ajoutée aussi que mon caractère naïve venait de lui mais elle n'a jamais été très explicite, il était sans cesse tête en l'air et faisait comme bon lui semble. Mais elle s'arrêter nette quand elle voulait ajouter quelque chose, je n'ai jamais compris pourquoi. Malgré mes vingt et un ans, je n'ai pas vraiment cherchée à savoir d'avantage. Le copain à ma mère, mon père Edward à toujours était formidable avec moi, j'étais leur seule fille. Depuis toute petite, il me soutien, me couvre lors de mes petites bêtises ou lors de mes escapades nocturne lorsque je sortais voir des amis.

Vers dix-neuf heures, alors que nous sommes prêts à partir manger, comme chaque vendredi soir au restaurant, le téléphone de la maison sonne. On se demande qui cela pourrait bien être. C'est mon père qui est allé décrocher.
— Allô ? Bonsoir... Oui c'est moi, c'est à quel sujet ?... Oui elle est avec nous... Pardon ? Il nous regarde d'un coup, avec de grands yeux vert, ma mère et moi. Que ce passe-t-il? Qui est-ce ? Mon père lève le bras en signe de nous taire pour écouter ce que son interlocuteur raconte. Mais, vous êtes sûr? Pourtant elle y était ce matin...Vous m'en dite une nouvelle là... Demain neuf heure trente, oui c'est bon, nous serons là… Merci à vous en tout cas, bonne soirée madame la proviseur… Merci. Il a raccroché.

Mon dieu, c'est à mon sujet, pourquoi la principale a-t-elle appelée chez moi? Que ce passe-t-il ? Mon père met sa veste, sans nous lâcher du regard ma mère et moi. Son regard s'attarde même un peu trop sur moi. Parle donc !
— Mesdames, ce soir j'invite, nous avons un diplôme à fêter. Disait-il tout simplement, en m'embrassant.
Si c'est une blague, elle n'est pas drôle du tout ! C'est quoi ce cinéma ? Comment ça un diplôme ? Le mien ? Comment est-ce possible ? Face à mon regard soupçonneux mon père vient éclaircit mes pensées.
—Oui ma belle, il y a eu une petite erreur dans ce que tu as pu voir, ton proviseur nous a appelé pour nous demandé la raison de ton absence à la remise des diplômes. En faite, ton nom a été inscrit dans la mauvaise classe. Je ne pense pas que tu ais eu l'idée de regarder ou même jeter un œil sur les autres feuilles. N'est-ce pas ? M'explique t-il calmement.
Je n'arrive pas à croire ce que je viens d'entendre. Les mots tournent dans ma tête. "Tu as reçu ton diplôme", comment? Mais, mon dieu ça veut dire que j'ai réussie !
—Ouwwwh ....! C'est une blague ? J'ai réussie ? Dis-je en hurlant une fois que l'information a bien atteint mon cerveau.
—Non ma princesse, ce n'est pas une blague. Bon! On va manger, je t'explique tout ça en chemin. Nous avons rendez-vous avec ton proviseur demain matin. M’informe t-il.

Il me prend par le bras et nous avançons dans le garage à côté de la porte d'entrée afin de prendre la voiture. Je vis dans une maison très grande, que mes parents ont achetée pour leur mariage alors que je n'étais pas encore née. Mais quand ils ont vues l'occasion que cette maison présentait pour eux, ils n'ont pas perdue une seconde. Ma mère m'avait expliquée que c'était un vieux monsieur qui était en fin de vie, dont sa famille connaissait. Il n'avait jamais eu d'enfants ou de descendant. Il a perdu malheureusement sa femme alors qu'il n'avait que soixante-cinq ans. Ma mère le considérait comme un grand-père. Lorsqu'il se doutait que ça allait être la fin, il mit en vente sa maison pour la maudite somme de vingt mille francs et s'installa en maison de retraite. Mes parents ont donc sautés sur l'occasion. Le vieux monsieur disait que rien ne lui ferait autant plaisir que ce soit eux qui prenaient la maison. Ma mère raconta que le jour où ils avaient fini le déménagement, ce vieux monsieur est décédé avec une bonne conscience. Il était très agréable et ce fut un homme très généreux avec tout le monde. Depuis, même avec la mort de mon père, ma mère ne s'est jamais résigner à déménagée. Elle tient trop à cette maison et ce qu'elle y a vécue.

Cette nouvelle me reste sans voix, j'ai réussie, tout change. Je peux continuer mes études et partir en Amérique avec Arielle. Nous sommes toutes les deux fortes en langues et les États-Unis sont un rêve pour nous. Nous y allons tout d'abord pour les vacances, afin de nous décidé si nous ferons notre seconde année dans ce pays ou si nous faisons les trois années à Paris. Nous avons trouvées un appartement à Vancouver pour y rester tout le long des vacances scolaires. Un maison avec trois chambres et il est même prévu que nous y restons encore après. L'appartement se trouve sur la 112th Avenue, à proximité d'un campus universitaire. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi cette ville m'intrigue autant. Mais c'est décidée, j'y vais, je réalise mon rêve.

Durant le chemin, je m'imagine déjà sur les terres des Etats-Unis, ce sera la seconde fois que je quitte la France. La première fois, c'était pour un voyage qui avait lieu à Francfort, avec le lycée en classe de première. Nous arrivons au restaurant, ce soir c'est chinois au menu. Je n'ai jamais goûtée cela, ce sera une première, je n'ai jamais été attirée par ce genre de nourriture, malgré les croustillants avis que l'on m'a donnée.

Qu'elle poule mouillée ! Non mais de quoi elle se mêle celle-là ? Voilà que j'ai une discussion avec ma conscience, je ne lui demande pas d'avis.

Le restaurant est bien décoré, il y a beaucoup d'odeur de poisson mais sans avoir l'impression d’être dans une poissonnerie. Bon ! Pour l'instant ça va, je peux supportée. Je suis une fausse végétarienne, il y a beaucoup de viande que je ne mange pas, rien que leurs odeurs me donne la nausée. Je ne bois rien de laitiers, ce qui fait que question alimentation, je ne suis pas tout à fait en règles. Ont s'installent à une table et une serveuse asiatique aux cheveux acajou s'approche de nous, elle ne masque pas son bonheur d'emporter une commande. Mes parents commandent une assiette avec une variété de sushis et moi j'opte pour le menu à volonté dans lequel nous pouvons prendre tout ce que nous voulons sauf des sushis. Nous sommes très rapidement servis. Nous parlons de tout et de rien mais mon sujet favori reste l'obtention de mon diplôme. Mes parents ont un sourire aussi éblouissants que le mien. Mon père m'a embrassé les joues et le front, je ne sais combien de fois et je crois que ce n'est pas terminé. Ils sont adorables tout les deux. J'ai hâte d'être à demain et aller chez mon proviseur pour recevoir ce papier tant attendu. Dieu soit loué. Je n'ai pas encore prévenue Arielle de cette excellente nouvelle. Nous allons être ensemble pendant trois ans, toutes les deux. Le dîner se termine donc en fou-rire et plaisanteries, mes calamars ont étés très bons. Ma bonne humeur m'a coupée l'envie d'un dessert. Sur le chemin de retour j'envoie un message à Arielle, d'abord prendre des nouvelles, savoir si c'est parents l'ont félicitée. Si mes parents et moi sommes très complices, ce n'est pas le cas de tout le monde. Malheureusement, pour Arielle et ses parents, c'est un exemple, ils ne sont pas très proches. Étonnement, elle me raconte que ses parents ont invité de la famille pour fêter cela et que sa maman a fait un grand repas. Je lui explique donc que je l'appelle dans la soirée. Elle s'inquiète pour moi, mais elle pourra être rassurée dans un instant, le temps d'arriver chez moi.

Une fois arrivée chez moi, je monte à l'étage après avoir souhaiter une bonne soirée à mes parents et leur avoir remercier encore une fois pour le repas. Une fois dans ma chambre, je me doute que Arielle ai déjà fini, je ne vais pas la déranger. Ainsi, je décide d'aller me doucher, me laver les dents et m'allongée dans mon lit. Puis, comme souvent, j'écris dans mon journal, je l'ai depuis des années et j'y raconte tout. J'ai beau être proche de mes parents, j'ai mes petits secrets, j'ai mes pensées et maintenant  je veux raconter ma journée et expliquer à quel point j'ai pu avoir peur mais que tout va bien maintenant. Tout en écoutant une magnifique chanteuse qui reprend pas mal de musique, je rédige :


Cher journal,
8 juillet 2011,

J'ai donc été au lycée ce matin, j'ai reçu mes résultats. Au début, j'ai pas reçu forcément ce que j'avais imaginée. Mais la vie réserve des surprises, aujourd'hui j'en ai été sa victime, j'ai eu le droit de connaître les aléas de la vie. Ce qu'elle peut réservée mais surtout les doses d'adrénaline qu'elle peut nous procurer. Tout d'abord, le doute, le mépris que tu as pour toi mêmes, tu te sous estime, tu perds toute confiance en ne sachant pas où ça a loupé.
Puis, tu vois ta meilleure amie réussir, alors que vous avez tout fait ensemble, tu as un instant de jalousie mais tu es très vite réjouie pour elle, pour son bonheur. Et même si tu es triste, le sourire qu'elle a s'affiche sur tes lèvres aussi. Arielle, cette fille exceptionnelle, je l'adore et il n'y a aucun mot aussi puissant pour décrire à quel point je tien à elle.
Moi qui me voyais déjà seule à partir de la rentrée, j'ai eu une belle frayeur !
Demain je vais au lycée récupéré mon diplôme, d'ici là, je ne pense pas que ma bonne humeur n'ait l'intention de partir. Oui ! Je l'ai eu ! Je l'ai reçu ! Merci infiniment, même si je ne sais pas vraiment qui remercié.
Bisous Nanou

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