Chapitre 1

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             "Grace" est le nom banal que mes parents m'ont fait part à ma naissance. Je sais, j'aurai surement dû commencer mon histoire par « il était une fois », mais je ne le mérite pas forcément. La joie de vivre... Tout le monde y à eu part, tant mieux pour eux. Il est 14h57, je suis dans mon chez moi, ou plutôt dans le taudis où je réside. C'est cette petite maison au bord de l'eau, bordée de marécages et de moustiques assoiffés de sang. Génial. Ils se jettent sur toi sans que tu t'en aperçoives ! Du moins sur le coup... Des moustiques quoi ! Mes parents arrivent dans ma chambre, m'engueulent après le passage de mon éducatrice. Elle m'avait soigneusement annoncé en mangeant une pizza dégueulasse en ville, deux semaines auparavant, que cela me ferai du bien d'aller en famille d'accueil quelque temps en attendant que ma situation familiale s'arrange. Je me demande bien pourquoi me dit-elle ça. Je ne vois pas où est le problème, de toute façon ils cherchent toujours un truc pour nous donner du tort là ou il n'y en a pas. Mes fesses ouais ! Jamais je ne me séparerai de ma famille et de mon chat, Manouche. Jamais !
Je me précipite vers ma porte d'entrée, les larmes aux yeux. Je claque la porte et m'enfuie. De quoi ai-je l'air, avec comme seuls attirails, mon portable, mon casque, mon paquet d'clopes et mon briquet couleur rose bonbon ? D'ailleurs... Ils me seront utiles. Je marche dans mon petit quartier, clope à la main, je me tiens droite. Mes chaussures me font mal aux pieds. La musique que j'écoute en boucle, « Lady Gaga – Bad Romance » bien-sûr. Soudain, un type surgit de son palier de bâtiment. Mon adrénaline augmente, c'est le pire lascar de tout le secteur. Dealer, violeur et agresseur à la fois. Le rythme de mes pas accélère, les siens aussi. Il me rattrape et me demande une cigarette et un briquet. Je lui bégaie que je n'en ai pas. Il repart tranquillement sur ses pas et disparaît au loin. Je continue ma route et reprends mon souffle.
Après quelques kilomètres de marche j'arrive dans un cul-de-sac étrange. Des portes qui claquent, des chats qui miaulent... Un soleil éclatant me brûle les yeux, m'aveugle. Je ne sais plus où je vais ni pourquoi j'avance. Je suis traumatisée. Soudain un sourire se colle sur mes lèvres, j'ai reçu un SMS de mon petit ami Val, un magnifique « je t'aime, tu me manque ! J'aimerai trop te revoir mon amour. Mais (...) » qui donne un ton rougeâtre à mes petites joues blanches. Le SMS ne s'affichait pas complètement. Mais cela faisait longtemps que j'attendais un message de sa part, donc je n'ai pas cherché à me compliquer la vie plus qu'elle ne l'était.
J'arrive dans une forêt qui m'est plutôt inconnue, pourtant je connais les moindres recoins de l'entourage de mon village. Je suis perdue. Plus moyen de retourner sur mes pas. Je cherche pertinemment mon portable, puis par chance je le trouvai assez rapidement. J'essaye de joindre mon père avec mon portable, mais je n'ai plus de réseau et mon crédit est épuisé depuis quelque secondes. La musique que j'écoutais s'arrêta brusquement sur "You know that I want you." qui veut dire en traduction "tu sais que je te veux". Je n'y prêtai aucune attention. En regardant autour de moi, je me croyais comme dans un autre monde. Je continue à marcher, puis à courir à toute vitesse. Je n'entendais pas le craquement des feuilles, ni le bruit du vent frappant mon visage le plus fort possible. Essoufflée, je m'arrêtai pour me reposer sur une grosse bûche d'arbre asséché au sol. Le soleil se coucha. Je n'avais plus idée de quelle heure il était, ni quel jour on était. Comme si le temps passait d'une allure phénoménale. Je passai la nuit ici. J'eus du mal à m'endormir il faisait un froid de canard en pleine nuit d'été.
Le Soleil se leva, Il éblouissait mes yeux vert nacré de taches marron autour de ma pupille d'un noir profond. Le ciel était bleu. Le bois où j'étais allongé me faisait des échardes sur les jambes, les bras et les mains. Je sentais que le bois se mettait à tanguer. J'entendis comme un murmure de petites vagues qui me fit perdre l'équilibre lorsque j'essayai de me relever. Je compris soudain que j'étais en faite sur une barque en plein milieu d'un lac. Sans savoir comment j'ai pu me retrouver là. Ce soleil éblouissant m'aveuglait, alors pour y voir plus clair je le cachai de ma main droite. J'aperçus au loin une rive ensablée entouré de petits arbustes qui formait une jolie petite forêt feuillagée et sur celle-ci j'aperçus des gens, tellement heureuse de voir des êtres vivants depuis le départ de ma petite escapade. Et ce sont peut-être des gens qui m'aiderons à savoir où je suis et comment rentrer chez moi, même si finalement l'envie n'y était pas. Munie d'une rame en bois assez abîmée et rongée par les mites j'essayai de rejoindre la rive. Plus je m'approchais de celle-ci plus les vagues s'intensifiaient, elles passèrent de trente centimètres à environ deux ou trois mètres. Ces énormes vagues faisaient chavirer mon embarcation. Je perdis le contrôle de celle-ci. Puis la barque se renversa assez violemment. J'échouai sur la plage. Je peinais à respirer à cause de l'eau que j'avais engloutie durant mon accostage. J'aperçois qui s'approche doucement et curieusement de moi. Vont-ils m'aider à comprendre se qu'il se passe ?  


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Grace MelichyDove le storie prendono vita. Scoprilo ora