Il faut que je le rattrape! Cela faisait des heures que je suivais ce maudit canidé. Si il s'enfuyait, j'aurais fais tout cela pour rien et il en était hors de question.
La nuit lui donne un belle avantage qu'il savait bien utiliser ce bougre. Un grand merci à Dame nature, elle ne pouvait pas faire pire. Bien heureusement grâce mon génie hors pair, j'ai pu concevoir plusieurs objets des plus utiles comme mes lunettes. Celle-ci me permettait de voir la nuit. Lorsque je porte ses lunettes ma vision est la même que celle d'une bête. Je pouvais voir la chaleur corporelle de tout être vivant. Ses lunettes ont plusieurs autres utilités qui sont un réel atout sur le terrain.
J'observais les alentours. Mes yeux se posèrent sur un grand chêne. Sa hauteur et la longeur de ses branches allaient être un réel bonus dans cet petite chasse. Je grimpa le plus rapidement que je pus à l'arbre et me positionna assez haut sur une branche massive. Mes lunettes sur le nez, je ne mis pas longtemps à trouver ma proie. Elle n'était qu'a quelques mètres de moi.
J'entrepris de prendre mon arbalète mais me ravisa aussitôt. Le canidé entendrait sûrement le cliquetis même si il était silencieux pour des humains, les animaux sont tout a fait capable de l'entendre.
Pour de bons résultats les vieilles méthodes étaient les meilleurs.
Je sortis donc une flèche de mon carquois et positionna la flèche sur mon arc. Je visa puis tira la flèche qui transpersa l'air avant de transpersé le coeur du loup. J'entendis un son qui ressemblait a une sorte de gémissement puis une masse tomba lourdement au sol. Je l'avais bien entendu eu mais je vérifia tout de même avec mes lunettes et je vis que sa chaleur corporelle avait fortement chuté.
La mort de cette bête était une bonne nouvelle. Je laissa le corps de la bête a son emplacement et me mit en chemin vers le village.
Ce loup avait dévoré plusieurs enfants. Il avait dû gouté une fois à la chair humaine par je ne sais quel moyen et dès lors qu'il avait gouté, il ne pouvait plus s'arrêter.
J'avais mis plusieurs heures à arrivée au village. En même temps à pied je ne pouvais pas faire des miracles et je n'avais pas envie de courir. J'arriva chez le chef, le maire du village peu importe son nom.
Je toqua pour signaler ma présence puis entra sans attendre de réponse.
Le maire fut surpris de me voir arrivée en si peu de temps.
- La menace a été irradiqué. Dis-je avec un ton neutre.
Le maire resta perplexe. Peut-être croit-il que je le dupe en disant que que j'avais tuée un loup qui sévisait depuis des semaines et qu'une femme avait réussi là où plusieurs hommes avaient échoués.
Je soupira simplement
- Le corps est a l'Est de la forêt a quelques mètres d'un grand chêne.
Ses indications paraissait le rassuré.
Je m'avanca dans sa direction. Arrivée devant lui je lui tenda mon bras avec ma main ouverte attendant mon dû.
Le maire posa une petite bourse d'or dans ma main. Je la sera dans ma main puis me tourna et marcha dans vers la porte. J'entendis la voix du maire derrière moi.
- Merci , Mademoiselle...
- Appelez moi , Petit chaperon rouge. Dis-je sans même me retourner.
Je m'arrêta oubliant le cadeau que je devais lui donner.
Je me retourna et lui lanca un des nombreux pistolet de ma collection.
- Bon, si vous avez un autre problème contacter moi avec ce pistolet, tirez dans le ciel et je serais là le plus vite possible.
Je sortis de la maison du maire et je parti vers mes deux compagnons de route.
Je déposa la petite bourse dans une des besaces qui pendait au flanc de mon cheval, Zhal. Je le décrocha et je appela mon autre compagnon d'un sifflement. Il se releva et se dirigea vers moi. Je m'abaissa et caressa le doux pelage gris de mon loup. Il parut apprécié au vue de sa queue qui se balancait de droite a gauche, signe de son contentement.
Cela pourrait paraître assez étrange qu'une jeune femme ait comme compagnon de route un loup alors qu'elle les chassait. Ce loup là n'avait rien en commun avec les autres. Il était son protecteur. Il m'avait sauvée de nombreuses fois.
Je monta sur mon cheval avec mon loup a mes côtés. Zhal ne paniqua pas étant habitué a la présence du loup gris. Je mis la capuche de mon éternelle chaperon rouge puis je mis Zhal au trot en direction de la forêt maudite.
Je souria en repensant a ma position actuelle, les rôles étaient inversés, j'étais en position de force.
Ils étaient désormais ma proie et j'étais le prédateur.
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Le Petit Chaperon Rouge | En Pause
FantasyVous connaissez sans doute mon histoire dans les contes pour enfants. Mais ces histoires ne sont qu'un mensonge. Pour masquer la dure réalité de la vie dans le monde enchanté. Ces chers frères Grimm ont toujours tendance à enjoliver la réalité. La...
