Elle me regarde fixement, elle hésite à me dire quelque chose. Elle tremble, elle est paniquée, des gouttes de sueurs coulent sur son front délicat.
Pour lui donner confiance, je l'assoie à côté de moi et la prend dans mes bras.
Pour la première fois, je console quelqu'un, c'est agréable... A moins que ce ne soit le contact de Léa contre moi qui me réjouit ?
Elle pose sa tête contre mon épaule et pleure, je me tourne pour être bien face à elle. Elle me serre fort dans ses bras : je sens sa poitrine frotter contre la mienne. Aussitôt des idées pas trop appropriées à la situation me viennent en tête. Son hoquet me ramène à la réalité : elle me regarde, ses yeux larmoient. « ...Personne n'est venu, à part toi... » Je ne peux pas détacher mon regard de cette Léa, fragile et en détresse : je suis son seul espoir.
Alors dans un élan de romantisme, je prend sa joue dans ma main et approche son visage du mien, Léa me sourit, la jovialité est revenue dans ses yeux et sa peau prend une jolie couleur rosée : Elle est redevenue comme avant ! Je sourit moi aussi et déposa gentiment un baiser sur son nez.
Elle ferme les yeux et fronce son petit nez :
-Tu me chatouille !
Lorsqu'elle rouvre les yeux, son regard croise le mien : je rougis,et détourne le regard.
Soudain la porte s'ouvre, une femme entre : la dame qui m'a giflé une demi-heure avant entre dans la salle. Elle me reconnaît, c'est sur : son visage se décompose petit à petit.
-D'où tu viens la voir ? D'où tu la tiens dans ses bras?D'où tu croise son regard ?!
Elle s'avance plus menaçante à chaque pas, on se retrouve face-à-face. Elle me prend par le col de mon blouson et me soulève en me fusillant du regard.
Je ne me défend pas mais soutient son regard. Dans ses yeux il n'y a pas que de la haine, mais surtout de la peur pour Léa. Soudain, elle me lâche et éclate en sanglot contre mon épaule. Elle baragouine un truc que je ne comprend pas, je comprend juste « Léa » qui revient souvent.
Je tourne la tête vers Léa, elle est blanche et tremble de tout son corps, comme si la présence de cette personne la terrifie au plus haut point, à moins que ce ne soit ses paroles... Je décide de faire sortir cette dame et de la confier à des infirmières qui passaient par là. En même temps elles ont enlevé la poche d'eau sucrée de Léa ainsi que l'aiguille qu'elle avait dans la main. Une fois tout ce petit monde reparti, je reviens vers Léa.
Elle pose sa tête contre ma poitrine et me dit d'une voix tremblante :
-Tu... tu pourrais dormir avec moi cette nuit ? J'ai... J'ai peur d'elle, Manon...
Je lui caresse les cheveux pour la rassurer et la prend dans mes bras en la berçant.
Elle me regarde dans les yeux : sont regard est si intense...
Je l'embrasse sur la joue et la repousse gentiment.
-Je vais appeler ma mère et lui demander de m'apporter un pyjama et une couette
Je lui fait un clin d'œil : Elle semble soulagée et reprend ses couleurs enfantines habituelle.
Je l'appelle, lui expliquant la situation : elle arrive dans 5 minutes.
Lorsque Léa entends qu'elle est d'accord, elle me saute au cou et colle sa joue à la mienne pour la remercier d'une petite voix.
Elle arrive, un sac extrêmement plein et deux couettes dans les bras.
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Moi, métalleuse, amoureuse...
Teen FictionJour de la rentrée, Manon Ikrita, jeune fille au look sombre et solitaire, va être victime d'un heureux hasard: la fille qu'elle aime est dans sa classe! Cet heureux hasard qui se dévoilera par la suite une affaire beaucoup moins joyeuse et sombre...
