Chapitre 1 : du sang sur mes mains

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○°• Coucou, tout le monde, un petit mot pour dire que j'ai rajouté la version originale de la nouvelle à la fin. En effet, je l'ai initialement écrite en anglais pour un concours et l'ai après coup traduite en français pour la publier ici. Je pense que la version anglaise est légèrement plus fluide, elle vaut peut-être la peine d'être lue.

N'hésitez pas à me dire quelle version vous avez préférée !
L.A. ○°•

Du sang sur mes mains

Je ne comprends pas comment on en est arrivés là. J'ai toujours cru qu'on serait différents des autres, qu'on tiendrait bon, peu importe les difficultés. Mais je sais qu'à présent, mes certitudes sont faites de papier mâché.

– Tu es complètement tarée ! hurlé-je, désemparé. On voit bien que tu as grandi dans des draps de soie.

C'est une dispute parmi tant d'autres. Le seul point divergent est qu'elle clôturera notre bonne entente pour de bon. Parce qu'il me sera impossible de jouer l'indifférence après.
Célia ne semble pas se rendre compte de la chance qu'elle a d'être bien portante et encore en vie. Un souffle ne tient qu'à une flamme, une simple bougie qui s'éteint au moindre coup de vent. Elle a été cette rafale. Je pourrais être cette brise dévastatrice. Pour le venger.

– Stefan, n'en fais pas tout un plat. Cet être était monstrueux. Il a failli l'atteindre !

Une voix grave résonne. Je la repousse, l'efface. Ça ne la regarde pas, elle n'a rien à faire ici. En fait, je pourrais porter plainte pour violation de domicile. Si on avait installé un entrebâilleur comme je l'avais demandé, cette maison n'aurait jamais compté plus de deux individus.

– Il a voulu me faire du mal. C'était de la légitime défense, rétorque Célia, les yeux hagards.

Le couteau qu'elle tient en main suffirait à l'incriminer. Elle ne porte pas de gants et le manche doit être rempli de ses empreintes. Et de son sang.

– Tu l'as tué ! clamé-je, rageur.

Il est clair que je ne pourrais pas me retenir.

– Je lui ai amputé un doigt, ce n'est pas pareil. Il faut toujours que tu exagères tout.

Elle lève les yeux au ciel et pose le couteau. Des pensées morbides me traversent l'esprit.

– Stefan, c'est juste une fourmi, chuchote la voix chaude de papa. Laisse ta sœur jouer à la dînette tranquille et sors du cabanon.

Blood on my hands

I don't understand how we got here. I always thought that we'd hold on, no matter how hard it got. But I know now that my certainties were just a house of cards.

“You're completely crazy!” I yell, utterly distraught. “It just shows you were born with a silver spoon in your mouth.”

It's just another argument. Except this time, it will end our relationship for good.
Celia doesn't seem to realize how fortunate she is to still be alive. A breath relies on a single flame – a mere candle that goes out at the slightest gust of wind. She has been that gust. I could be that devastating breeze, in turn. To avenge it.

“Stefan, stop making a fuss over nothing. This creature was monstrous. It almost hit her!”

A deep voice echoes. I shut it out. It's none of its business, it doesn't belong here. In fact, I could press charges for trespassing. If we had installed a door chain as I requested, this house would never have seen more than two people.

“It tried to hurt me! It was self-defense,” Celia retorts with wild eyes.

The knife she is holding would be enough to incriminate her. She's not wearing gloves; the handle is bound to be covered with her prints and stained with its blood.

“You killed it!” I snap in a fit of rage, unable to contain myself any longer.

“I cut off its finger, it's not the same. You always have to blow everything out of proportion.”

She rolls her eyes and puts the knife down. Morbid thoughts cross my mind.

“Stefan, it's just an ant,” dad's warm voice whispers. “Let your sister play house in peace and get out of the shed.”

Car un instant suffit...Histórias para pegar e não largar. Descubra agora