Les escaliers de Montmartre s'illuminaient sous le soleil levant du petit matin. Moi, je commençais à fatiguer, voilà déjà 2 heures que je courais dans les arrondissements de Paris. Le running était une façon de me défouler, de me vider la tête.
Après cela je retournerais certainement chez moi, avec mon éternelle meilleure amie, ma coloc, Noalie. Je l'ai rencontrée il y a trois ans, à mon entrée a la FAC. Elle cherchait quelqu'un qui pourrait l'héberger pendant ses études en colocation, je me suis bien sur proposée et elle a adoré mon appartement. Elle a donc finit par choisir le mien sur les sept autres proposés. Toutes les deux on a très vite accroché. On était les mêmes personnes. Avec elle, tout était plus simple. Elle avait ce don de rendre toutes les situations légères.
Mais depuis le décès de ma grand mère, même elle avait du mal à me décrocher un sourire. Ma grand-mère était tout pour moi. C'est elle qui m'avait élevé quand même ma propre mère n'était pas là.
Mes parents étaient de grands voyageurs, malheureusement ils semblaient ne pas avoir prévu ma naissance, ni le budget pour m'emmener avec eux. Ils ont donc céder ma garde à ma grand mère paternelle. Préférant les souvenirs éphémères des voyages au petit être impuissant que j'étais. Pendant qu'ils étaient à Manhattan, à Rio, aux Maldives, moi j'étais dans ma petite commune de deux mille habitants avec ma Mamie pour seule famille. Mais je n'ai jamais manqué de rien. J'avais un toit, à manger, une chambre. Les seuls besoins essentiels que je nécessitais. Quand on vit toute sa vie sans parents, on s'habitue vite à s'estimer chanceux de tout les cadeaux que le vie nous donne. Je pense que c'est ma vie compliquée qui a forgé "mon caractère de cochon" comme disait ma grand-mère. Rien ne m'atteignais vraiment. Les insultes ne m'avaient jamais touchée.
Il parait que je ressemble à ma génitrice, je tenais d'elle ses yeux bleus océans ainsi de ses longs cheveux bruns lisses.
Voilà déjà un mois qu'elle n'était plus parmi nous. C'était un jeudi quand un numéro inconnu m'avait appelé. Comme mon travail de Wedding Planer m'obligeait a prendre tout les appels, j'ai donc répondu. Quand j'ai décroché, il y avait une voix masculine au bout du fil. Mon paternel, que jamais je n'appellerai "mon père" car un père élève son enfant.
Je ne sais toujours pas par quels moyens il avait obtenu mon numéro mais il l'avait trouvé. Certainement sur le site Internet de l'entreprise ou je travaillait. Sans un "bonjour", ni aucune politesse il m'avait annoncé le décès de ma grand mère. C'est à ce moment que mon sourire disparu, j'ai raccroché et j'ai fondu en larmes dans les bras de ma meilleure amie.
Depuis, tout semblait plus lourd, plus difficile. Nous avions toutes les deux changées de villes quatre ans avant le drame. On a quitté notre petit village près d'Amiens pour Paris. Mes études me l'avaient obligé. Elle n'avait pas voulu me laisser seule, c'était son côté "mamie-poule" que j'avais toujours aimé. Elle habitait le premier appartement de notre immeuble. Et moi, j'étais juste au dessus.
C'était la femme la plus forte que je connaissait. Elle a sacrifié toute sa vie pour moi. Le moindre petit centime me revenais d'une façon ou d'une autre. C'était sa façon à elle de me dire qu'elle m'aimait. Je suis sûre, que là où elle est en ce moment même, elle est fière de ce qu'on est devenue ensemble.
Je franchis les derniers mètres avant le café où je m'arrête tout les matins. Je m'approche de la table en fer noir, légèrement abîmée par le temps, et je me suis assise sur l'une des deux chaises présentes autour de la table. Comme à son habitude, c'est Selena qui pris ma commande. J'aimais bien cette fille, elle était posée, calme. Je me suis toujours demandé comment faisait elle pour garder cette sérénité en elle vu tout les hommes qui lui faisaient des avances en une journée, parfois même déplacées. En effet, la belle blonde aux cheveux lisses et soyeux faisait de l'attraction au café. Je pense que ce sont ses yeux vert d'eau qui charment autant les hommes. Il y a un garçon en particulier, Thomas, qui vient tout les jours au café pour voir Selena. Elle a toujours refusé ses propositions gentiment mais il ne laissait pas tomber. Je le comprends, elle est si jolie.
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Cupidon sous nos toits
RomanceDepuis la disparition de sa grand-mère, la seule personne qui l'ait véritablement élevée, Hanaé a l'impression d'avoir perdu tous ses repères. Entre son métier de wedding planner, sa vie à Montmartre aux côtés de sa meilleure amie Noalie et le poids...
