chapitre 01

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19 juin 19...

— Anita, reste ici et surtout ne fait aucun bruit. Mama revient vite.

J'ai senti qu'elle ne s'éloignait pas. J'ai vu ma mère inquiète et en pleurs. Mon père était à genoux, suppliant pour la vie de sa femme et de son fils.

— Je jure que je rembourserai votre argent, mais épargnez ma famille.

J'ai vu cet homme qui était debout là, devant mon père. Il devait avoir la trentaine, avec une cicatrice sur le cou, les yeux verts, et il devait mesurer environ 1 m 90.

À ses côtés, il y avait un jeune qui devait avoir l'âge de mon frère, ou peut-être plus. Il a regardé vers l'armoire. J'ai eu peur. Je sais qu'il m'a vue, mais il a détourné le regard.

Il y avait trois hommes, plus le jeune.

J'ai entendu l'homme qui était devant dire aux deux autres hommes :

— Jules, occupe-toi de la mère et de son enfant.

— Alberto, occupe-toi du père.

Même pas dix secondes plus tard, j'ai vu ma mère agoniser sur le sol, suivie de mon père et de mon petit frère.

Je me suis mise à pleurer. J'ai pleuré comme une folle. Je les ai vus s'éloigner vers la sortie, et ce jeune garçon blond aux yeux bleus s'est retourné vers moi avant de baisser la tête et de s'en aller.

J'étais seule.

Je n'ai pas osé sortir de cette cachette. Après quelque temps, j'ai vu mon frère. Il était là, devant les cadavres de nos parents. Il pleurait. Il a commencé à m'appeler :

— Princesse... Princesse...

J'avais peur de sortir, mais je suis sortie. J'ai couru dans les bras de mon grand frère. Je l'ai entendu murmurer :

— Je suis là. Je te protégerai.

Dring... Dring... Dring...

J'ai ouvert les yeux. Encore ce même cauchemar qui dure déjà depuis plus de dix ans.

Je regarde mon horloge. Il est déjà 8 h.

Je descends de mon lit, pars prendre une douche et me dirige vers la cuisine. Je vois mon frère habillé comme un chef cuisinier. Il est là, debout devant moi, dans cette cuisine de luxe.

— On mange quoi ?

Il se retourne et me regarde comme si c'était la première fois qu'il me voyait.

— Je t'ai fait du poisson. Je suis pressé, je dois aller travailler. Et surtout, ne sors pas de cette maison, d'accord ?

Je ne réponds pas. Je m'occupe de mon plat.

Après avoir fini de manger, je pars m'entraîner. Cela fait plus de dix ans que je m'entraîne pour en finir avec ces hommes qui ont détruit ma famille.

Je m'entraîne jusqu'à 16 h, puis je monte prendre une douche.

Mon frère n'est pas là. Aujourd'hui, je dois aller dans une boîte qui se trouve à l'autre bout de la ville, car j'ai un indice qui m'oblige à y aller.

19 h 23.

Je sors de cette maison et me dirige vers cette boîte. Je n'oublie pas de me déguiser.

À peine arrivée, l'odeur de la drogue et de l'alcool commence à se faire sentir.

Arrivée au carré VIP, je regarde la photo que j'ai. C'est le même homme qui est devant moi. Je le vois assis là, entouré de plusieurs putes.

Je m'avance vers lui.

J'ai déjà demandé au propriétaire de la boîte de renvoyer toutes les filles vers d'autres clients, car maintenant, j'étais sa cliente.

— Victor Olivar.

Il relève les yeux vers moi.

Je m'approche plus près de lui. Avant même qu'il ne se rende compte de ce qui se passait, il avait déjà reçu plusieurs coups venant de ma part.

— Alors, je vais te poser des questions. Si tu me réponds, tu es sauvé. Sinon, tu es mort.

— O... oui... Je... je... Demandez-moi ce que vous voulez.

— Je cherche un homme dans la quarantaine avec une cicatrice sur le cou.

— Je ne sais pas de qui vous parlez.

Je lui mets une balle dans la jambe.

Il commence à crier comme si quelqu'un pouvait l'entendre. C'est pitoyable.

— Je ne me répéterai pas.

— Je... c... c'est... et... je...

— Plus vite. Je n'ai pas tout mon temps. Alors je t'écoute.

— Il... se... fait appeler le Fantôme. Toutes les personnes qui le voient sont destinées à mourir. Je... je ne l'ai jamais vu.

Je lui mets une autre balle dans l'autre pied.

Je l'entends dire :

— Oh, la salope !

— Surveille tes mots. Tu es en présence d'une princesse. Alors, où pourrais-je le trouver ?

— Va te faire foutre.

Et je lui mets une autre balle dans la tête.

Même si je n'ai pas obtenu toutes les informations que je voulais.

— Je t'avais prévenu de surveiller tes mots. Tu es en présence d'une princesse.

Je suis sortie de cette boîte.

Depuis deux ans, j'ai commencé à enquêter sur les personnes qui ont tué ma famille et je n'ai rien trouvé jusqu'à présent.

Tout le monde me sort le même mot : le Fantôme.

Fantôme ou pas, je te retrouverai et tu paieras pour la mort de ma famille.

J'arrive chez moi. Il est déjà 22 h.

Mon frère est déjà là et je sais que, comme d'habitude, Lucas voudra savoir où j'étais. Et moi, comme d'habitude, je lui dirai la vérité, car pour rien au monde je ne mentirai à mon frère.

Lucas sait que je vais venger nos parents, mais lui me dit toujours la même chose : c'est Dieu qui les punira.

— Tu étais où ?

À peine ai-je franchi le pas de la porte que je le vois là, devant moi, assis sur ce fauteuil en cuir dans cet immense salon décoré avec les meubles les plus luxueux du monde.

— Je suis allée chercher le Fantôme qui a tué ma famille.

— Et comme d'habitude, tu as tué un homme.

— Écoute-moi, Lucas. Je ne veux pas en parler. Si tu ne veux pas m'aider à venger leur mort, alors ne m'arrête pas. D'ailleurs, cet homme n'était pas un saint. Lui aussi tue des personnes. Il a détruit des familles, il viole des jeunes filles et j'en passe. Ça fait juste un bandit de moins, ok ? Alors laisse-moi passer.

Je le laisse là, planté comme un arbre.

Je monte prendre une douche, je dîne et pars me coucher.

Je dois me renseigner sur ce Fantôme, car il doit payer pour tout ce qu'il a fait.

Et je le tuerai de mes propres mains.

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🌸🤍 Voilà le premier chapitre

ANITAStories to obsess over. Discover now