Chapitre 1

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Je déteste les réveils.

Surtout celui du lundi matin.

Le mien vibra contre ma table de nuit à 6h32 précises, dans un bruit agressif qui me donna instantanément envie de l'envoyer à travers la pièce.

Je tendis le bras à l'aveugle, ratai mon téléphone deux fois avant de réussir à couper l'alarme puis restai allongé quelques secondes, les yeux fermés. Le silence dura à peine trois secondes. Mon téléphone vibra encore. Je grognai avant d'ouvrir un œil fatigué.

Groupe — BU

Rappel : annonce des binômes aujourd'hui.

Génial. Les binômes. La meilleure façon de ruiner un semestre.

Je me redressai lentement en passant une main dans mes cheveux en bataille. Ma chambre ressemblait à un champ de guerre : des feuilles de notes partout, des vêtements sur le sol, une tasse de café vide au bord du bureau.

J'avais bossé tard. Surtout parce qu'Alycia m'avait envoyé un message à minuit pour me demander de relire son introduction. Et évidemment, j'avais accepté immédiatement. Plus le temps passe et plus je me trouve pathétique.

Je me laissai retomber deux secondes contre mon oreiller en fixant le plafond.

Le problème avec Alycia, c'était que tout devenait trop facile avec elle. Lui parler. La regarder. Penser à elle. Même quand j'essayais de me convaincre que ce n'était "qu'une amie", mon cerveau trouvait toujours un moyen de revenir vers elle. Son sourire. Son rire.

Je soupirai puis me levai enfin.

Une heure plus tard, un café brûlant à la main, je traversais le campus en essayant de ne pas mourir de froid. Des étudiants discutaient dans tous les sens autour de moi pendant que je remontais la fermeture de mon sweat jusqu'au menton.

— Kale !

Je levai immédiatement les yeux.

Et là voilà.

Alycia avançait vers moi à travers la cour avec ce sourire qui me donnait toujours l'impression d'être un idiot.

J'eus cette sensation stupide dans la poitrine.

— Wow, dit-elle en arrivant à ma hauteur. T'as une sale tête.

— Bonjour à toi aussi.

Elle rit doucement. Et franchement, ça devrait être illégal d'être aussi jolie à sept heures du matin. Ses cheveux blonds retombaient en vagues désordonnées autour de son visage. Elle est toujours habillée de façon sophistiquée comparé à moi. Elle a des yeux bleus dans lesquels j'ai l'habitude de me perdre.

— T'as dormi combien d'heures ?

— Aucune idée.

— Donc trois.

— Deux et demie, je rectifiai.

Elle secoua la tête avec un sourire amusé avant de commencer à marcher vers le bâtiment principal. Je suivis naturellement. C'était toujours comme ça avec elle. Comme si mon corps avait déjà décidé qu'il devait rester près d'elle.

— T'as révisé pour la présentation de Lambert ? demanda-t-elle.

— Non.

Elle tourna la tête vers moi.

— Menteur.

Je souris légèrement.

— Peut-être un peu.

Elle me donna un petit coup d'épaule.

Et mon cœur eut l'intelligence remarquable de s'emballer pour absolument rien.

Him or HerHistórias para pegar e não largar. Descubra agora