📖 Chapitre 1- ils s'aimaient trop

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Dans l’Omégaverse, on disait que certaines rencontres étaient bénies par le destin.
Jungkook avait toujours trouvé cette idée ridicule.

Jusqu’à Jimin.

Il se souvenait encore de la première fois où son odeur l’avait frappé.
Ce n’était pas une attaque brutale, ni une possession sauvage comme on l’enseignait aux Alphas.
C’était… doux.
Chaud.
Presque douloureux.

Jimin sentait la pluie après une longue sécheresse.
Quelque chose qui apaise sans promettre de rester.

— Ne me regarde pas comme ça, avait murmuré l’Omega, mal à l’aise, les joues rosées.

Jungkook, lui, avait souri.
Un vrai sourire. Rare. Presque dangereux.

Parce qu’à cet instant précis, son instinct d’Alpha n’avait pas rugi.
Il s’était incliné.

Ils s’aimaient trop.
Trop fort.
Trop vite.

Jungkook protégeait Jimin comme si le monde entier voulait le lui arracher.
Il rentrait plus tôt, annulait des réunions, ignorait les regards, les invitations, les tentations.
Quand Jimin dormait, roulé contre lui, Jungkook restait éveillé, une main posée sur son ventre plat, comme pour s’assurer qu’il respirait encore.

— Je te ferai jamais pleurer, avait-il juré un soir, le front contre celui de Jimin.

Jimin avait souri.
Ce genre de sourire qui croit tout ce qu’on lui dit.

Quand la grossesse fut confirmée, Jimin pleura.
Pas de peur.
Pas de doute.

De bonheur.

Ses mains tremblaient autour du test, et sa voix s’était brisée quand il avait levé les yeux vers Jungkook.

— Il est là…

L’Alpha était resté figé une seconde.
Puis il avait enlacé Jimin si fort que l’Omega avait cru se briser contre sa poitrine.

— Je suis là, avait-il répondu.
— Toujours.

Ils ignoraient encore que “toujours” était un mot fragile.
Un mot qui se fissure sans bruit.

Les premières semaines furent belles.
Jimin parlait au bébé le soir, racontait des choses absurdes, riait seul.
Jungkook l’observait en silence, le cœur trop plein, trop lourd d’un amour qu’il ne savait pas porter correctement.

Mais quelque chose changea.

Ce ne fut pas soudain.
Ce fut insidieux.

Jungkook rentrait plus tard.
Il sentait le stress, la fatigue… et parfois une odeur étrangère qu’il effaçait trop vite sous la douche.

Jimin ne disait rien.

Il continuait d’aimer.
Comme si aimer plus fort pouvait réparer ce qui commençait déjà à se fendre.

La nuit, Jimin se réveillait seul.
La place à côté de lui était froide.
Son ventre, à peine arrondi, semblait lourd comme un secret.

Il posa une main dessus.

— Papa est occupé, murmura-t-il au bébé, la gorge serrée.
— Mais moi je suis là.

Dans le silence de la chambre, quelque chose pleura doucement.
Ce n’était pas encore un sanglot.
C’était le début.

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Quand ton odeur s'est éteint Stories to obsess over. Discover now