Moi, c'est Azelia oyingono Carpenter's — non, pas comme Sabrina Carpenter, je vous vois venir 😏. J'ai dix sept ans ans ,je suis camerouno-egyptienne, je pars en classe de terminale . J'ai choisi la littérature, car je lis et j'écris depuis que je suis toute petite. Je ne comprends toujours pas l'apostrophe et le s dans mon nom
Je vis en France avec ma mère, Beybara oyingono bella Carpenter's . Je l'aime tellement...
Un soupir d'exaspération m'échappa. Franchement, tenir un journal intime, ce n'était pas mon fort. Certes, j'aimais lire et écrire, mais là... ce n'était pas le moment. Il fallait y aller au feeling.
Je me levai de ma chaise et me dirigeai vers les toilettes pour ma routine skincare, puis je descendis à la cuisine. Après m'être lavée, habillée d'un cargo énorme et d'un sweat à capuche, avec mes baskets et un peu de parfum, je descendis les escaliers.
Ma mère était déjà prête, visiblement pressée, tenant une tranche de pain beurré entre ses dents.
— Salut chérie, désolée, je suis très pressée aujourd'hui, dit-elle. J'ai une grande réunion d'affaires avec un célèbre Américain, Blake Gordon. Si tout se passe bien et qu'il accepte d'investir dans mon projet, notre vie pourrait changer même si changer n'est pas un terme approprié vu que nous sommes déjà riche . Parfois , elle pense a voix haute et s'énerve rapidement c'est une eton (tribu au Cameroun)
— OK, sois sage, répondis-je simplement.
Après qu'elle fut partie, je me fis une tartine au beurre et bus mon lait. Je consultai ma montre : 7h20. Ayant terminé, je pris mon sac et mon téléphone et décidai de marcher jusqu'au lycée.
Pendant la marche, je mis mes AirPods à fond. Mes playlists étaient un mélange de mélodies d'amour, de haine et religieuses. Je n'avais pas de style musical particulier, mais chaque chanson avait une signification particulière pour moi.
Après trente-huit minutes de marche tranquille, j'arrivai au collège. Les cours commençaient à 8h00, donc j'étais à l'heure. Mais comme c'était la rentrée, cette ponctualité importait peu : un grand rassemblement avait lieu.
Je pris place à l'avant-dernier rang pour être seule et tranquille. La salle se remplissait rapidement, les élèves sautaient de joie de se revoir. Depuis mon entrée au collège, je n'avais jamais essayé de me faire des amis, et ça ne me dérangeait pas. J'aimais ma solitude.
Quelques minutes plus tard, la salle était pleine. Même ceux sans siège restaient debout. Sur la scène, le principal s'avança.
— Bonjour chers élèves ! Beaucoup d'entre vous me connaissent, pour les nouveaux, je me présente : Hans Chest, principal visionnaire du lycée Shakespeare. Bienvenue ! Lors de votre départ l'an dernier, nous avons étudié de nouvelles demandes concernant certains élèves. Nous avons pris plusieurs résolutions : construire de nouvelles salles pour un apprentissage complet. Pour le moment, vos classes seront divisées en groupes du matin et du soir. Ne vous inquiétez pas, cela n'affectera en rien vos études. Je vous invite maintenant à vous diriger vers vos différentes classes pour voir vos groupes. Bonne rentrée à tous !
À la fin de son discours, je me levai pour consulter les plannings. Après quarante minutes de recherche, je trouvai mon groupe : groupe du matin, avec cours jusqu'à 13h30. Un petit rictus apparut sur mon visage : dormir et manger. Si la nourriture et le sommeil étaient des personnes, je les aurais sûrement épousés 😏.
Alors que je me retournais pour rentrer chez moi, je bousculai quelqu'un... ou plutôt quelqu'une. C'était une petite fille mignonne, teint métissé, cheveux bouclés, yeux noisette, lèvres roses et marron. Elle était magnifique.
Je l'aidai à se relever. Elle me sourit, un peu inquiète.
— Vous avez un problème ? demandai-je.
— Oui... non... je ne sais pas si c'en est un, répondit-elle, perdue.
— Tu es nouvelle et tu ne trouves pas ton groupe sur les listes, supposai-je.
— Heu... oui, c'est ça.
— Tu n'es pas dans ton secteur, ma belle. Tu fais sûrement 4e, 3e ou seconde, continuai-je comme une grande sœur.
— Non, je fais première A littéraire.
Je fus choquée. Un petit bout de chou en première ? Elle avait quel âge ?
— Tu as quel âge ? demandai-je.
— 16 ans.
— D'accord, tu es dans la salle d'à côté. Les listes sont juste à côté de la porte. Je te laisse, dis-je en m'éloignant.
— Merci beaucoup, mademoiselle, dit-elle avec reconnaissance.
Je continuai à patrouiller pour repérer mes différentes salles de cours. Trop concentrée sur mon planning, je heurtai encore quelqu'un, et cette fois, mon téléphone heurta le sol.
Je restai un moment par terre, choquée, avant de me relever et de constater l'état de mon téléphone. Puis une voix masculine me fit lever la tête. Avec mon sweat à capuche, je ne voyais pas son visage au début... mais je trouvai qu'il était très beau. Grand, imposant... le genre de garçon qui te fait fondre.
Il s'excusa autant de fois qu'il le fallait :
— Désolé mademoiselle de vous avoir bousculée. Pour votre téléphone, je vous en rachèterai un autre. Venez avec moi.
Je restai confuse. Je le regardais, puis mon téléphone, sans dire un mot. Une foule commençait à se former autour de nous. Habituée à rester seule et silencieuse, je me sentis honteuse.
— Ce n'est pas nécessaire, dis-je, et je partis à la bibliothèque chercher des livres qui me plairaient.
Depuis ce jour, je fis attention à regarder partout autour de moi pour ne plus percuter quelqu'un. Comme dans les films de collégiens où les deux héros se rencontrent en se heurtant... je n'avais pas besoin de ça. Après cette expérience, je rentrai chez moi.
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grey eyed silence
Non-FictionPour certains, le mariage est un conte de fées. Pour **Azélia**, c'est une condamnation à mort. À dix-huit ans, cette lycéenne discrète est vendue par sa propre famille pour sceller un contrat de plusieurs milliards. Son geôlier ? **London Gordon**...
