Interlude:

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La lumière rouge au-dessus du comptoir ne grésille pas.
Elle crache.

Elle me dit : Fuis.
Mais je suis là.
Encore.
Comme chaque putain de soir.

Je tire un tabouret vers moi, la semelle colle au sol poisseux.
Mes gestes sont mécaniques, mon cerveau en mode survie.

Il est 2h14 du matin.
Le genre d'heure où les vrais monstres sortent.

Les porcs en costumes délavés qui sourient avec des dents jaunes et posent les yeux sur toi comme s'ils te déshabillaient, une pièce à la fois, jusqu'à l'âme.

— « Hey mama... fais-moi rêver un peu, t'es trop bonne pour bosser ici. »

Un habitué.
Un porc.
Encore un.

Je serre la mâchoire, mais je réponds pas.
J'ai appris que le silence blesse plus que les insultes.
J'ai pas besoin de me battre.
J'ai déjà survécu.

Je tourne la tête vers la porte quand elle s'ouvre.

Une brise glaciale passe à travers les fentes du vieux bar, mais c'est l'air autour de lui qui est le plus froid.

Il entre.
Grand.
Costume noir, ajusté avec une violence silencieuse.
Mains dans les poches.
Regard droit devant.

Il n'a rien à faire ici.
Il est l'anomalie.

Il marche lentement jusqu'au comptoir.

Le silence ne s'installe pas, il s'écrase sur les gens.

— « Bourbon sec. »

Sa voix est grave.
Elle n'est pas forte, mais elle coupe le bruit comme un rasoir.
Elle n'ordonne pas, elle déclare que ça va se passer.

Je le sers.
Nos doigts se frôlent une demi-seconde.

Un court-circuit.
Ce n'est pas chaud.
C'est une brûlure glacée qui remonte mon bras.

Il lève son verre, me fixe sans ciller.

Ses yeux.
Pas des yeux.
Des fosses sombres.

On dirait qu'il voit à travers moi.
Il ne déshabille pas mon corps, il détricote ma résilience.
Mon masque.

— « T'as pas peur de bosser dans un endroit comme ça ? »

Je hausse les épaules, refusant de cligner des yeux la première.
— « La peur est un luxe. J'ai survécu à bien pire. »

Il hoche lentement la tête, comme s'il comprenait.
Comme s'il savait.

Il finit son verre.
Le repose.
Laisse un billet, mais son regard reste.

— « Radiah, c'est ça ? »

Je fronce les sourcils.
— « Comment tu connais mon prénom ? »

Il esquisse un sourire.
Froid.
Tranchant.

— « Je sais beaucoup de choses. »

Puis il s'en va.

Juste comme ça.

Et pourtant, c'est comme s'il avait laissé une bombe sous mes côtes.














💣😩 Wesh comment allez-vous mes femmes fatales ?En fait, comme vous pouvez le constater, c'est ma première histoire, donc soyez indulgentes avec moi

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💣
😩 Wesh comment allez-vous mes femmes fatales ?
En fait, comme vous pouvez le constater, c'est ma première histoire, donc soyez indulgentes avec moi.
Bisous 😘

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