*Merci de lire avec douceur. Toute ressemblance avec des vécus n'est pas une coïncidence.*
Mon chat esquisse un énième miaulement au milieu de mes questions, posées entre deux silences.
Les mensonges, ces phrases retournées dont je connaissais déjà les réponses, détruisent peu à peu la personne que je suis encore.
Bien sûr, il ignore que je les ai presque toutes contactées.
Que j'ai une liste.
Une liste que j'ai méticuleusement dressée.
Il ne sait rien.
Pourtant le jour de mon anniversaire sont deuxième choix m'a contactée suite à ma sollicitation....
Une personne fragile qui sortait d'une relation toxique... Facilement manipulable... Facile à obtenir sous sa coupe... Un profil de choix.
Puis l'horloge sonne.
Le temps semble figé.
Elle seule me rappelle que cela fait deux heures que nous parlons.
Mes oreilles bourdonnent.
Il me pose une question, mais je ne l'écoute pas.
Une de celles qui décident d'un avenir.
La négation sort de ma bouche, sans que j'aie compris ce qu'il demandait.
Il me dit qu'il a sa réponse.
Peu m'importe.
Je veux juste qu'il s'éloigne de moi....
À l'intérieur, je hurle, je tape, je pleure.
Mais mes émotions sont bridées.
Je suis en état de choc.
Depuis une semaine.
Depuis que je l'ai découvert avec la demoiselle numéro 3, à 16h10 précise, dans un de mes endroits favoris.
C'était deux jours avant mon anniversaire.
Cinq heures après que nous ayons quitté, une dernière fois, le lit conjugal, dans ce qui avait été notre maison.
J'avais choisi la cosmétique de cette maison, les peintures de la chambre. Sans avoir été capable de me sentir pleinement chez moi,
J'avais même fabriqué certains meubles.
Ils étaient encore là.
Témoins muets de mes espoirs et de ce "tramplin pour notre vie future" dont il me rabattait les oreilles depuis sa construction...et dont j'avais financé une partie ... que je ne récupèrais sûrement jamais.
Et ce lit..MON lit !... celui que ma mère m'avait offert pour mes 17 ans.
Celui que j'ai dû lui laisser pour une bouchée de pain, faute de place.
J'aurais dû le brûler, ai-je pensé.
Où en étais-je ?
Oui... Trois.
Et combien y en a-t-il eu, au total ?
Lui m'affirme quinze dans un vide total comme si ses mots n'étaient pas lourds de conséquences.
Depuis quand ai-je pensée?
Je ne veux pas savoir.
Je sens la nausée monter.
La seule chose qui revenait dans ma bouche c'est qu'il ce comportait comme un monstre ....
Les adieux approchent.
Je lui pose une dernière question, autre que celle que j'aurais voulu lui poser.
Un énième mensonge sort de cette bouche que j'ai tant aimée.
Son regard est vide.
Il est déjà ailleurs.
Je sais qu'il a trouvé sa prochaine victime.
Je le sens.
Je lui demande de poser mes affaires devant la berline.
Il me demande à qui elle appartient.
Je lui réponds froidement que cela ne le regarde pas.
Je comprends enfin : il est de ceux qui ne savent pas aimer.
Ni correctement, ni vraiment.
Et encore moins laisser partir.
Le genre à détruire a défaut de posséder.
Je sais qu'il restera cette ombre curieuse, cet égo incapable d'assumer sa propre médiocrité, s'attribuant les mérites de mes réussites pour ne pas perdre la face devant ceux qui étaient "ma famille", "mes amis".
Celon lui j'ai été sa plus grande déception.
Nous nous enlaçons une dernière fois.
Et je vérifie ma théorie.
Il esquive.
Puis il part.
Je lui crie, une dernière fois, les mots que j'interdirai demain à mon cœur de prononcer.
Je souris.
Il remonte dans sont véhicule sans se retourner, dirigé par la folie de la consommation.
Je me demande comment c'est possible.
Comment il peut partir ainsi, après avoir détruit ma vie une première fois,
et revenir seulement pour achever ce que je reconstruisais.
Tout ça pour trouver une personne qui sera moins maligne, plus naïve, qui sera validée par sa mère qui aura sûrement été l'un des plus gros obstacle dont il ne m'a pas protégé... Ni soutenue.
Mon chat et moi restons là, seuls sur le parking.
Je regarde l'heure passer.
Puis vient le temps de ce mettre en route...
Je regarde ce village pour la dernière fois.
Je charge mes affaires.
Mon chagrin.
Mon chat.
Et la route se met à défiler.
Je vois le panneau de sortie de ce fichu département...
C'est un nouveau départ.
J'ai gagnée quelque chose d'inestimable ce jour-là.
Ma liberté.
Adieu.
Tu m'as si mal aimée.
VOCÊ ESTÁ LENDO
À l'amour, à la mort
ContoAprès presque neuf ans d'un amour qu'elle croyait sincère, elle découvre l'ampleur du mensonge, de la trahison, et du danger dans lequel elle a été plongée à son insu. De message en message, de vérité en révélation, elle recompose le puzzle macabre...
