Concept

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Ziggy Stardust, lumineux alien prônant la libération sexuelle, l'outrance, tous les excès a failli tuer son auteur et interprète : David Bowie. Après son interprétation, l'avoir suicidé en vain, son corps a montré de manière criante ne plus pouvoir poursuivre dans cette voie. Il ressemblait de plus en plus au joker des comics, inquiétant, d'une maigreur presque cadavérique, un sourire trop grand, une incapacité à ne pas rire à l'humour noir, un homme qui rit pour ne pas pleurer. Tel le docteur Frankenstein, sa créature l'a échappée, elle n'a de cesse de le traquer, le hanter, le torturer.

Toutes les personnes croyant David n'être qu'une icône androgyne hypersexualisée, ne jouant pas que de la guitare, elles se sont un peu mordues les doigts, le harcèlement à son égard allait loin, il a été qualifié d'appétissant selon les termes d'un journaliste Michael Watts dont je n'arrive pas à déterminer s'il voulait l'injurier ou l'avoir dans son lit, voire les deux, jugez :

ATTENTION, activez chez vous avant de lire l'alerte prédateur sexuel.

« L'image actuelle de David est de passer pour une folle, un garçon splendidement efféminé. On imagine pas plus camp, avec son poignet cassé et ses minauderies (..) il sait qu'à notre époque il est permis de se comporter comme une roulure au masculin, et que choquer et scandaliser, ce que la pop s'est toujours efforcée de faire (..) est un processus casse-couilles (..). Dans une période de conflits d'identité sexuelle, il exploite astucieusement la confusion entourant les rôles masculin et féminin. »

Nous avons compris, même l'univers intergalactique, cher journaliste que t'avais envie d'avoir des relations sexuelles avec lui mais tu crois qu'en abordant franchement tes fantasmes et en l'insultant de putain dans ton article, tu vas le séduire ?!

« Pourquoi ne portes-tu pas ta robe de fille aujourd'hui ? » lui demandais-je

Ah oui, tu ne veux pas non plus lui demander s'il suce, lèche autre chose que des guitares, pendant que t'y es ! Espèce de prédateur et de maniaque !

Lire cet entretien jette un malaise, ça met mal. Fantasmer est une chose, injurier, harceler, c'en est une autre ! À ce niveau, c'est pas du journalisme, c'est : Découvrez mon entretien avec une célébrité que j'aimerais énormément démonter comme une tente de camping. 

Oui, ce faux titre est une référence à Fatal Bazooka, non, je n'ai pas honte.

En bref, la réponse de David Bowie, elle se montre incisive, magistrale, sans injures, toujours dans son rôle. « Oh mon cher, me répond-il. Il faut que tu comprennes que ce n'est pas une robe de femme. Mais d'homme. »

C'est du génie, ne vous en déplaise !

N'importe qui aurait pris peur ou la mouche, lui très calme, il va s'amuser, tel un Oscar Wilde moderne, un dandy décadent s'amusant d'autrui, refusant de céder à la provocation.

Bref, j'ai pris conscience qu'avec lui, des tas de personnes se sont permises des tas d'attitudes, de réflexions véritablement problématiques : de l'injure en passant par le harcèlement sexuel, les baisers forcés, les attouchements, la menace de meurtre comme de viol puis des tentatives d'assassinat.

Un jour, un américain, visiblement ne supportant pas sa musique ni ses tenues, un petit peu fondamentaliste, sûrement membre d'une secte ou du KKK, quand il l'a vu, il était si heureux qu'il a sorti son calibre pour essayer de lui tirer une balle dans la tête..

C'est à partir de ce moment que Bowie a décidé d'avoir un garde du corps, il eût aussi très peur des américains, préférant sûrement les japonais. Le pays du soleil levant se montre plus calme, sécurisé que les USA, plus ouvert d'esprit d'ailleurs.

Garde un œil électrique sur luiDes histoires addictives. Découvre maintenant