N8 1A24c003

9 1 2
                                        

Il était allongé seul, tranquillement sur la plage de galets. Quand il était petit, sa mère lui rappelait tout le temps de mettre de la crème solaire. Mais à cet instant, il ne se préoccupait que de son sommeil accompagné du bruit des vagues. La mer était bleue, souvent elle était plutôt marron à cause du sable et de la trop faible profondeur. Mais cette fois, la profondeur était assez importante. 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, dormir sur les galets était plutôt confortable alors il s’endormit assez rapidement. Assez rapidement pour se réveiller assez tard dans la journée. Heureusement, il n’avait rien de prévu ce jour-là. Néanmoins, il fût tout de même confus par l’arrivée si soudaine de la nuit alors que le soleil faisait rage il n’y avait que peu de temps selon lui. En effet, il savait bien qu’il n’avait pas dormi longtemps alors il suivit son instinct et vérifia sa montre qui n'annonçait que 14:15. Seulement 30 minutes, il n’avait dormi que 30 minutes, et le soleil s’était déjà couché, ou plutôt éteint. Le ciel bleu était devenu aussi terne que des pupilles. 

La mer s’était totalement retirée à plus de 40 mètres de lui ainsi que son corps. 

Visiblement,

 ses 

jambes 

et

le

haut

de 

son

torse

étaient 

reliés

par

un 

ventre 

long

d’une

trentaine 

de

mètres,

mais d’une largeur constante, comme si son corps s’était allongé et non étiré.

Au centre était placé son nombril aussi visible qu’un galet sur une route. À la vue de cette transformation, son visage se défigura en une soupe de terreurs. Sa   respiration  était             lente,    sûrement     dû      à      la       nouvelle       taille       de      ses       poumons     . Pourtant, elle devait être haletante d’effroi. Il essaya de se lever avec précipitation mais il n’avait que le contrôle de ses bras et ses jambes. Le reste de son corps pendait comme une guirlande.                              
                     
Soudain, tel un élastique que l’on détend, ses hanches et son torse se sont rejoints en un claquement sourd et grave. Le ciel se ralluma en un claquement de doigts et la mer réapparut sous la forme d’une vague de quatre mètres de haut, l’emportant dans un tourbillon d’eau et de galets. Après quelques mouvements circulaires rapides, son corps s’écrasa de nouveau sur les galets. Du sang coulait à peine de son arcade sourcilière gauche qu’il se leva avec empressement pour fuir les lieux le plus vite possible sans oublier de ne jamais revenir. 

Ô grand jamais !         

Supermassive Circle AnomalyWhere stories live. Discover now