Overtown

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(Lexique disponible en fin de chapitre)

Je rentrais des cours assez tard ce soir, je dois avouer que ce n'était pas vraiment les cours qui m'ont retenue, mais plutôt le mec mignon de la bibliothèque.

Chaque soir après les cours, je me rend à la bibliothèque, je révise quelques instants, fait mes recherches et surtout je discute avec un type, on s'est croisé il y'a maintenant deux semaines, il est dans le cursus d'art, il est en est à sa 5 années ici, dire que moi j'ai redoublé ma L3*...

Il est totalement mon type, grand, intelligent, serviable et extrêmement charismatique, il me complimente beaucoup et j'adore ça, si seulement j'avais un minimum de courage pour lui dire de sortir avec moi, mais en même temps j'hésite, pas forcément par peur de rejet, mais je me dis que je ne sais pas, il n'est pas assez bien pour moi, il fleurte beaucoup trop à mon goût, les mecs charmeurs sont souvent les premiers à tromper donc je préfère être sur avant de m'engager avec un tricheur.

Je soupirais longuement, j'étais encore partie pour de longues minutes dans le métro, je vais sincèrement me faire chier.  J'hésitais franchement à rentrer à pied ou à rester dans le métro quand un mec lourd et très ivre pour un début de soirée m'a aidé à faire mon choix.

Je descends deux stations plus tard et décide de marcher jusqu'à chez moi, j'essaie d'éviter au mieux les ruelles sombres, mais je dois évidemment passer par le quartier de Overtown.**

Je voudrais bien éviter de passer par là, mais c'est le chemin le plus court.

Le problème avec le quartier de Overtown, c'est qu'il est récemment tombé dans la drogue et tout les problèmes que ça apporte, c'est plutôt désolant que certaines familles doivent subir ça, je ne vois même pas l'intérêt de prendre de la drogue, les gens utilisent toutes sortes d'excuse pour justifier l'usage de la drogue , mais comme je l'ai dis, c'est des excuses, juste un prétexte.

Bref, je marchais assez rapidement évitant les gens suspect, je ne voudrais pas me faire chiper mon sac ou quelque chose du genre. Parfois je me demande comment Miami a pu être comme ça, dans mes souvenirs, Miami c'était la plage, la fête, le soleil et les beaux mecs qui font du skate. Mais bon, les souvenirs d'un enfant sont assez sélectifs, donc pourquoi s'y fier ?

Je soupirais silencieusement, la lune était si belle ce soir, pleine, brillante, et immaculé. Les nuits de pleines lune sont toujours si belle, si claire, ça aide à réfléchir et aussi c'est génial pour se vider la tête.

Je serpentais les ruelles quand je vis devant moi deux personnes, la lune jetait lentement son filet de lumière sur les deux ombres, c'était deux hommes, un vieillard et un jeune homme. Je voulu reculer pour éviter de rentrer dans des conflits stupides de drogués, mais il a fallut que je marche accidentellement sur une canette, l'a faisant craquer sous mon poids attirant l'attention des deux hommes. 

Le vieillard commençait à venir vers moi en criant toute sorte d'obscénités et insultes à mon égard, je plongea ma main dans mon sac pour récupérer mon spray au poivre, attendant qu'il soit assez proche pour lui asperger le visage. Il avança de plus en plus vers moi, ma poigne sur le spray se renforce au fur à mesure que la figure titubante de l'homme se rapprochait. Il était à deux pas de moi, quand le jeune homme court soudainement vers nous.

Jeune homme : Hey mon pote, tu as eu ta dose non ? Alors pourquoi ne pas rentrer maintenant ? N'oublie pas que ta femme t'attends à la maison !

L'homme resta sans bouger pendant quelques secondes avant de souffler un "c'est vrai ma femme m'attends", puis il se mit à marcher calmement vers les tréfonds de la ruelle.

Une glace fondue à MiamiDes histoires addictives. Découvre maintenant