EDDIE MUNSON, HERO, PUNK, FREAK & LEADER. [4657 mots.]
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— Ça fait deux mois, et cinq jours que tu es mort, et que je ne me résous pas à faire ton deuil. Tu étais un héros, et tu aurais eu le droit de t'en vanter. Tu disais sans cesse que tu fuyais le combat, mais la vérité, c'est qu'on peut pas toujours être un héros. Tu t'es condamné alors qu'ici, tout le monde te détestait. Personne ne te connaissait vraiment. Tu étais le taré d'Hawkins, et je me sens chanceux d'avoir été ton ami, bien avant ta triste et célèbre gloire. Tu méritais une reconnaissance bien avant ton exploit, une reconnaissance pour ton jeu de guitare, tes mains d'artiste, et ton talent de guitariste. Le monde aurait dû voir cela, et pas seulement cinq pauvres ivrognes de l'Hideout. J'aurai voulu que tu sois une légende, une vraie célébrité, pour la façon dont tu performait, que tes rêves se réalisent. Car maintenant que tu es passé, où sont enterrés tes vœux ? J'aimerais les déterrer, et faire ta volonté. Je voudrai surtout te revoir, pour avoir un meilleur au revoir, ne serait-ce qu'un adieu, ai-je le droit de demander cette prière auprès de Dieu ? N'est-il pas miséricordieux, et aux services de nos désirs ? Je voudrai faire un pacte avec le diable, lui vendre mon âme qui tombe en ruine, que la pluie écrase. Les gouttes qu'elles dégainent me font mal, m'effritent. J'ai l'impression d'être effleuré par des larmes, celles de héros vaincus, d'anges déchus comme toi. Tu étais complètement fou, Eddie Munson, un véritable taré, j'avoue mais c'était cette personnalité, cette singularité chez toi, qui me rendait encore plus fou amoureux de toi. Tu avais des secrets et des pensées, qui auraient désarmer mes démons, qui auraient vaincu la totalité de mes chimères.
Tu rayonnais de la manière d'un soleil. Et dans ces moments-là où je te regardais, pendant que tu brillais, pendant que tu m'aveuglais, que l'éclat de tes feux renversaient, je savais que je me transformais peu à peu en Icare, médusé et subjugué par ta lumière. Tu n'avais ni popularité, et pauvre comme j'étais, j'aurai été capable d'acheter le monde pour le mettre à tes pieds, juste pour que tu puisses l'écraser. J'aurai souhaité que tu le fasses, Munson, car je sais pertinemment que tu l'aurai fait. Parce que t'en as rien à faire des autres, de ce qu'ils pensent. La seule personne qui te détruit, la seule personne que tu peux véritablement te haïr, et qui puisse te faire plus de mal que les autres, c'est toi-même. Tu étais confiant et méfiant envers ton propre reflet.
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