Quand j'étais petite, je regardais mon père nous compter femme phénoménale, de Maya Angelou à ma mère et moi comme si muse de ce poème nous étions. Je rêvais d'incarner cette femme phénoménale qu'il décrivait, alors je la dessinais. J'aimais imager d'un pinceau l'avenir et l'espoir qu'elle secrète. A l'école je baignais dans d'autres comptes. Dans la cour de l'école , en classe, dans les vestiaires ma singularité était assez mal accueillie. C'est ainsi qu'à la maison j'étais phénoménale et à l'école l'espèce à la peau ébène la plus étrange qu'il ait existé sur terre.
Mais bon du moment où j'avais l'amour de mes parents rien ne pouvait vraiment m'atteindre. Le soir au dîner c'était toujours une soirée festive marqué par des rires et comptes. Loin du compte de fée mes parents me relataient des légendes africaines avec des héroïnes qui portait tout comme moi une épaisse chevelure. Certains l'appellent afro et d'autre truc bizzare.
Et puis il y'a eu ce jour— là, à la fin de ma troisième, mes parents se sont séparés. Leur compte de fée était terminé. Enfaite c'est mon père qui a quitté ma mère, parce qu'il ne l'aimait plus. Je ne savais pas que c'était possible de ne plus aimer ce qu'on a longtemps appelé l'amour de sa vie.
Les histoires d'amour ne s'oublient pas. Une fois terminé certains n'en parlent plus tandis que d'autre ne manque pas une occasion pour raconter ce qu'il appelle la plus belle période de leur vie, malgré, tout. Ma mère fait partie de la première catégorie.
YOU ARE READING
IT WAS A NICE GUY- TOME 1-
General FictionLe dernier choix. Melinda connaissait trop bien cette sensation amère. Spectatrice de l'amour, confidente des cœurs brisés, elle rêvait secrètement d'être enfin celle que l'on choisit. Celle que l'on poétise malgré sa peau ébène. Cette année-là, ell...
