Chapitre 1: La grande horloge

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Bonjour, cette fanfiction date d'il y a deux ans je dirais, un peu plus, du drama, du pipou, du Shura, moi je suis heureuse avec ça ! J'espère que vous aussi !

Sur ce, bonne lecture !


Le jour était encore là lorsqu'ils poussèrent Aiolia au sol violemment. Ils avaient le droit après tout, en public, pendant les entraînements. Évidemment qu'ils n'allaient pas s'en priver. C'était le jouet du sanctuaire, le gosse présumé fragile que tout le monde aimait rabaisser pour se sentir supérieur. Et cela marchait, toujours, car jamais il n'abandonnerait. Jamais il ne renoncerait.

Sauf lorsqu'il était seul, et la solitude, il ne la connaissait que trop bien. N'ayant plus de famille, pas un seul ami. Même son instructeur commis d'office ne l'appréciait pas et se moquait de lui en permanence.

C'était sûrement plus drôle...

Plus facile comme ça.

Plus logique.

Pourquoi être gentil avec le garçon ? Il ne comprendrait même pas de toute façon, comme tout le monde était violent avec lui, il ne connaissait pas ça. Puis, la terreur, ça marche toujours mieux, paraît-il ?

Ce soir-là, Aiolia sortit de l'arène, en piteux état, il n'était plus tout à fait un enfant, mais pas un adulte non plus. Mais ne plus être un enfant aussi facilement diminuable, ça en énerve plus d'un.

Il rendait les coups qu'on lui donnait, et manquait presque de gagner certains combats. Alors, quand on est le chef de sa bande de copains, et qu'on risque de se faire battre par la tête de Turc du sanctuaire, on se venge. Et pas de la manière la plus chevaleresque possible. Du moment qu'on gagne.

Le bras contre un mur, en train de passer de l'eau sur les plaies de son visage, le chevalier d'or du Lion les vit arriver du coin de l'oeil. Et sans qu'il en comprenne quoi que ce soit.

Il vit trouble, puis rouge.

Les plaies sur son corps étaient plus douloureuses. Comment savoir s'il y en avait eu de nouvelles ? Impossible. Il y en avaient tellement, et il y en avaient eu tellement. Ça pouvait se rouvrir si facilement...

Alors Aiolia se redressa comme toujours, bien qu'il pensait que c'était terminé, ce ne fut pas le cas. Il n'y voyait plus très clair de toute façon. Et perdre connaissance lui arrivait, ça le soulageait un peu, se disait-il parfois.

Quand il vit des silhouettes partir au loin et son corps rester en place sans bouger sous un nouveau coup de pied, il comprit que c'était fini, pour de bon. Il se releva lentement et douloureusement. Puis il partit.

Il avait pris un sale coup sur la tête et tituba il ne savait où, mais le plus loin possible, là où on ne l'entendrait pas. Son chemin le mena sur un sentier entre les reliefs de la montagne du sanctuaire, un sentier bien défini, mais pas si entretenu que ça. Peu de gens devaient passer par ici. Il continua, et arriva bien vite dans l'ombre de l'horloge du sanctuaire. Il se souvenait être venu ici autrefois, avec Aiolos. Mais c'était il y a plus de dix ans... Il continua de marcher, un peu mieux, vers les pieds de l'immense bâtiment. Des colonnes colossales se dressant devant lui, et personne dans les environs.

Il s'assit sur les premières marches et s'allongea ensuite sur la pierre froide. Regardant de dessous l'horloge. À quoi servait-elle lorsqu'il n'y avait pas d'attaque ? Elle n'indiquait même pas l'heure.

Il discerna un peu mieux un détail, au fur et à mesure qu'il se remettait de ses coups. Il avait vu le petit escalier qui conduisait au sommet. Il mit presque dix minutes à se redresser et se lever, puis quinze de plus pour gravir toutes les marches, curieux et envieux d'un endroit secret.

Le cocon au cœur de l'horlogeStories to obsess over. Discover now