(La photo viens de Sam Yang sur insta)
Aujourd'hui c'est le jour de chasse. Une fois par mois mon père et moi partons dans la forêt chasser. On en mange une partie et en échange la plupart avec les autres villageois contre des fruits et légumes pour le maraicher, des armes pour le forgeron, des travaux pour les mains fortes, des vêtements pour les couturiers, des meubles pour les ébénistes, et encore d'autres. C'est comme ça que ça marche pour les villages du mûr Rose, tout du moins à Dauper.
Je me dépêche de me préparer, sous les protestations de mon père, avant le lever du jour. On se munis de nos épées, d'appâts, de cordes, d'une brouette et de nos gourdes, puis on quitte le village.
-«Alors on va où ce mois si papa ?»
-«Moins fort... tu vas faire fuir notre repas... on va dans la forêt ouest»
-«Mais tu m'avais promis qu'on mangerai des chèvres... on est trop loin de la montagne on en trouvera jamais...»
-«On ira plus tard... tu sais bien que c'est leur période de reproduction... comment veux-tu pouvoir continuer d'en manger si on les chasses toutes...»
-«Ouais...mais une promesse c'est une promesse... si on plus croire aux promesses il nous reste quoi...»
-«Tu as raison, mais l'espoir est encore plus précieux»
-«Quel espoir? D'espérer vivre sans se faire bouffer ? D'espérer pouvoir sortir de ces mûrs? Espoir, espoir... c'est que des conneries !»
-«Un jour ou l'autre tu comprendras qu'au lieu de te plaindre tu devrais être heureuse d'avoir accès à autant de terres... si tu savais la manière pathétique de vivre dans Sina tu saurais que nous sommes chanceux... nous avons plus de libertés que quiconque.»
-«Ouais bah c'est pas assez... et puis je te rappelle que ces riches ont choisis de vivre là-bas enfermés comme des bêtes...»
-«C'est comme ça... il y a des gens qui préfèrent la luxure et la sécurité à la liberté...»
-«Hum.»
Et c'est ainsi que se termine notre discussion et qu'on continua notre chemin dans le silence, à l'affut, espérant trouver un repas.
Des heures de marche et un gibier dans la brouette plus tard, on arriva dans la forêt ouest.
-«Vas accrocher la corde tu veux.»
Je lui répond à l'affirmative avant de m'accrocher la corde autour de la taille et de commencer à escalader l'arbre qu'il m'a désigné du doigt. Une fois perché sur une branche que je jugeais la plus solide, je détacha la corde de ma taille et la fixa sur la brache. Je lance la corde à mon père que celui-ci rattrape avant de la tirer un gros coup afin de tester la resistance de la concernée. La corde étant bien fixé, je redescend et me dirige vers un deuxième arbre pendant que mon père fixe un piège à la première corde. On continua comme ça pendant environ une heure, le temps de monter notre gibier à l'abris des animaux et de fixer huit pièges dispersés dans tous les recoins de la forêt ouest. J'accroche alors deux dernières cordes pour qu'on puisse dormir sur les branches sans danger, puis on partit dormir chacun sur notre branche.
Je commençais à m'assoupir jusqu'à ce qu'un animal se fasse remarquer, à quelques mètres de là. Je me hate de défaire ma corde et de descendre le plus silencieusement possible de l'arbre. Une fois à terre je pris le temps d'observer si l'animal avait eu une quelconque réaction suite à ma descente mais il n'en eu aucune. Je m'approcha alors, puis découvris qu'il s'agissais d'un cerf, plutôt jeune. Parfait, plus ils sont jeunes moins ils ont le sens du danger, mais il est cependant assez gros pour en tirer un bon morceau. Je m'approche alors à petits pas, guettant chacun de ces mouvements sortant petit à petit mon épée de son fourreau. Une fois à proximité, je m'accapare d'un caillou puis le lance à ma gauche. Le cerf, alerté, se tourne en sa direction, sa mort se rapprochant à chacun de mes pas sans même qu'il s'en doute une seule seconde. Une fois à bonne distance, il me remarqua seulement à la seconde où mon épée rentra en contact avec un de ses points vitaux. C'est ainsi que je vis pour l'énième fois la vie s'éteindre dans les yeux de pauvres animaux innocents. Cela faisait toujours mal de se rendre compte que j'en été la cause, mais je m'efforçait de ne rien montrer, de sourire, afin que leur mort ne soit pas vaine. Je traine alors derrière moi le cerf bien trop lourd pour moi seule, et le fixa en hauteur comme le premier.
-«Ahhhh !»
Je criais dans ma chute, je venais de tomber de l'arbre. Une fois à terre avec un mal de dos atroce, je relève la tête et croise le regard de mon paternel, les bras sur le torse me surplombant de toute sa hauteur.
-«Lève toi faignasse»
-«T'avais pas plus sympas comme réveil sérieux ?!»
-«Si... mais ça n'aurait pas été aussi drôle»
Ahhhh... il m'agace... plus il dit ça comme si c'était la chose la plus évidente qu'il soit...
-«Qu'est ce que t'attends à rêvasser. Allez debut et vas trouver un petit lapin. Pendant ce temps je fais un feu»
Et c'est comme ça que je me retrouve à errer dans la forêt comme un zombi à la quête d'un repas... Quand je reviens au bout d'une bonne heure, je ne vois pas mon père. Il devait encore chercher du bois... je vais l'aider. Après avoir échangé mon épée pour une hache, je retourne sur mes pas, où j'avais aperçue du bon bois, puis en coupe une petite quantité, parce que bon... faut pas oublier qu'avec mes quarante et un kilos pour mon mètre soixante sept je ne pouvais pas supporter une très grosse charge. (comme j'avais pas d'idée pour ses mensurations j'ai mis les miennes mais si ça vous convient pas vous pouvez très bien changer) Derechef au camps je retrouve cette fois mon père en compagnie d'un feu, en train de dépecer le lapin.
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L'épéiste / SNK
FanfictionJeune épéiste du village de Dauper, Laïa s'entraine depuis son plus jeune âge à l'épée avec son père. Famille de chasseurs, ils partent une fois par semaines dans les contrées du mûr Rose ramener du gibier. Un événement va cependant la pousser à qu...
