Audience.

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L'affaire venait d'être classée. L'homme qui attendait son jugement, fût condamné pour son crime il ressortit de la salle d'audience, la tête basse. Celle-ci devint aussitôt silencieuse, jusqu'à ce que la juge prenne la parole:

_Faites entrer l'accusée suivante.

Il se passa quelques minutes avant que les grandes portes s'ouvrirent de nouveau. La presse se tourna rapidement vers la femme, afin d'en prendre un cliché.
Elle était entourée de deux hommes qui l'escortaient. Cette petite femme, élégamment habillée, se tenait droite et ne baissait pas la tête. Son visage était parfaitement neutre, elle n'avait aucune peur d'être ici. Ses cheveux détachés ne cachait pas son visage, ils étaient courts, un carré parfaitement droit, et bruns. Ses cheveux étaient joliment bouclés et coiffés, chaque ondulation était rangée, aucune ne dépassait. Ses yeux foncés fixaient la juge. Le bruit de ses escarpins résonnait dans le silence de la salle.
La juge lui fit signe de s'asseoir et elle s'exécuta:

_Mademoiselle Gellhorn. Vous êtes accusée d'avoi-

La femme la coupa:

_Je m'excuse votre honneur, mais vous vous êtes trompée de nom.

La juge regarda son dossier, releva la tête et la fixa:

_Vous avez beaucoup de culot après ce que vous avez fait.

L'accusée soupira:

_Si vous insistez... mais permettez-moi de vous demander un autre service.

_Qu'est-ce donc ?

_Tout le monde ici sait ce que j'ai fait. De plus, vous remarquerez que je n'ai pas d'avocat. Alors, au lieu de perdre du temps à rappeler les faits, j'aimerais pouvoir me défendre directement.

La juge fronça les sourcils:

_Je vous trouve bien irrespectueuse Mademoiselle Gellhorn. Ce n'est pas selon vos règles que va se dérouler ce procès.

Elle soupira:

_Votre honneur, j'aimerais tout de même pouvoir vous expliquer, je ne voudrais pas perdre de temps. Voyez vous, j'ai l'intention de vous raconter toute l'histoire avant que vous ne décidiez quoi que ce soit.

_Il y a une procédure à respecter, nous allons vous écouter. Mais ce n'est pas votre tour.

La femme roula des yeux, elle avait l'air de perdre patience. Elle s'affala dans sa chaise et ne dit plus rien.
Alors, la juge soupira:

_On peut commencer?

La femme, la regarda froidement et ne dit rien. Elle tourna le regard et lui fit un simple geste de la main, pour lui dire de commencer.
La juge pris le dossier en main, annonça les faits et l'audience commença dans les règles. Les bonnes personnes furent interrogées aux bons moments. La presse prenait des notes, ou enregistrait les moindres mots des familles, des avocats et de la juge.

Mademoiselle Gellhorn semblait agacée, elle ne prêtait aucune attention aux personnes dans la pièce, elle regardait ses mains ou ses pieds et ne relevait même pas la tête quand un avocat prononçait son nom.
Son sort ne semblait pas l'inquiéter.
Après environ une heure, la juge fixa l'accusée au centre de la salle.
Le silence revint, alors elle le brisa:

_Maintenant que c'est votre tour mademoiselle. Faites-vous plaisir racontez-nous.

Elle roula des yeux, se redressa:

_A cause de vous et de ce temps inutilement perdu, je vais sûrement devoir revenir pour une seconde audience dès demain, et cela ne me plaît pas du tout... Mais bon, veuillez prendre en compte dès maintenant que je ne vous demanderais pas de me libérer, à la fin de mon long monologue, ou même d'avoir pitié de moi. Je sais que vous allez me condamner. Mais moi-même j'ai très envie de me rappeller de cette longue histoire... Bien, si vous me le permettez, je vais commencer cette stupide histoire peu de temps avant notre rencontre.

Elle pris quelques minutes pour réfléchir, on vit d'abord un sourire, s'esquisser sur son visage, puis peu à peu, celui-ci semblait s'attrister. Elle se leva, inspira et regarda la juge.
Celle-ci acquiesça d'un signe de tête:

_Nous vous écoutons.

Mademoiselle Gellhorn.Stories to obsess over. Discover now