L'euphorie

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Aujourd'hui c'est le 11ème jour de mon procès, on va enfin me faire témoigner. Assis sur le banc des accusés j'ai vu pendant onze jours des amis venir témoigner certains en ma faveur d'autres contre moi. C'est drôle la vie et dire qu'il y'a une année en arrière j'étais loin d'imaginer tout ça, j'étais dans un bonheur total. On est venu me chercher très tôt aujourd'hui, enfin plus tôt que prévu. Depuis le début du procès on venait me chercher à 7h30 mais aujourd'hui déjà à 7h les gardiens étaient venus taper sur les barreaux de ma cellule pour me réveiller. Cela fait maintenant plus de 3 mois que je suis en prison, j'ai longtemps pleuré en me demandant pourquoi moi ? Pourquoi ? Qu'ai-je fais pour mériter cela. C'est drôle non ? Mettre d'abord quelqu'un en prison avant de le juger. Je n'avais jamais pensé que cela m'arriverai un jour. Plus nous approchions du tribunal, plus je fus angoissé. Vais-je y arriver ? Est-ce que ses gens qui m'ont déjà jugé bien avant le début de ce procès m'écouteront-il ?
Mon avocat m'a assuré que tout se passerai bien mais je n'en suis pas si sûr c'est normal qu'il me rassure il est là pour ça lui. Ca y est nous y sommes, comme d'habitude mes bourreaux qui les gardiens me disent de rester tranquille puis le chauffeur va se garer dans un coin qui lui est attribué et on me sort tel un animal de sa cage. Au bout de 11 jours j'ai fini par me dire que les gardiens étaient mes gardes du corps et que moi j'étais une star de la musique qui venait à une cérémonie de remise des prix. Les journalistes et les paparazzis étaient là pour assister à mon sacre, c'est pathétique je sais mais c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour tenir le coup, oui pour aller jusqu'au bout sinon je risquais de sombrer. Comme tous les jours depuis le début du procès les journalistes étaient déjà là avant nous , et les gardiens étaient toujours obligés de sortir une première fois pousser les gens pour qu'on puisse se frayer un chemin autour de cette masse informe qu'ils formaient à l'entrée du tribunal. Malgré cela les journalistes s'agglutinaient toujours plus on aurait dit que leur carrière dépanadait de ce procès. Il faut aussi dire que mon arrestation a fait grand bruit et que tous les médias se sont donné à cœur joie pour me décrire comme un vil personnage. Aujourd'hui en plus des journalistes nous avons eu, enfin j'ai eu droit aux jets de tomates et d'insultes de la part d'inconnus qui sont venu voir si le tribunal prononcera sa sentence aujourd'hui, il n'en est rien. Heureusement qu'ont étaient encore dans la voiture, pauvres ignorants ils ne savent donc pas qu'ils ne pourront ni accéder au tribunal, ni entendre ma sentence. Nous ne sommes même pas encore à la moitié du procès selon mon avocat il y'a tellement de choses à dire. Enfin nous y sommes dans la salle ou tous les regards sont toujours braqués sur moi tout le temps. La salle est bondée de monde depuis le premier jour et j'ai l'impression qu'elle l'est encore plus aujourd'hui. Malgré les ventilateurs qui sont allumés l'air est chaud et lourd. Tout le monde me regarde comme si nous étions au premier jour du procès, de loin j'aperçu mon avocat qui me fit signe avec son large sourire. Une fois arrivé vers le box des accusés les gardiens m'ôtèrent les menottes puis je me suis assis.
- Soyez sans crainte nous avons assez répété dites simplement toute la vérité et tout se passera bien me dit-il
- Je sais, mais ses gens m'ont déjà jugés bien avant ce procès ne voyez-vous pas dans leur regard la haine qu'ils me portent ? lui dis-je
- Restons positif, certes c'est mal parti mais moi je vous crois et je ferai tout mon possible pour vous défendre comme je l'ai fait avec hargne depuis le début.

A ce moment nous entendîmes arriver le président du jury, toute la cour se leva puis il prit place sur son siège avant de sortir sa phrase fétiche :<< l'audience est ouverte>>. A partir de cet instant tout alla si vite que je ne puis comprendre ce qui se passa réellement, le président du jury donna la parole à l'avocat de l'accusation pour poursuivre son argumentation d'hier ce qu'il fit et termina puis il voulut m'interroger.
Mon avocat compris de par mon expression facial que je n'étais guère enthousiaste à donner ma version des faits. A quoi bon de toute façon ce simulacre de procès n'a pas lieu d'être de toutes les manières quoi que je dise je serai condamner ça ne sert à rien. On me fit jurer sur les livres saints de dire la vérité toute la vérité et rien que la vérité ce que je fis sans réel motivation. Dès que cela fut fait l'avocat commença son plaidoirie.
-Messieurs les jurys nous sommes face à un homme qui n'émets aucun regret depuis le début du procès, pas une fois il n'a eu un regard envers les proches de ses victimes et n'a vraiment chercher à se défendre

Les larmes du soleilStories to obsess over. Discover now