you're my home

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BamBam venait tout juste d'atterrir à Séoul, après une semaine en Thaïlande. Il était une célébrité dans le monde de la mode, connu dans le monde entier. Ses tenues s'arrachaient au 4 coins du monde, il participait aux plus grands défilés, aux plus grandes conventions. Ainsi qu'aux fashion weeks bien sûr.

BamBam était parti de rien, étant originaire de Thaïlande, il était parti étudier en Corée à la fin du lycée. Il avait été accepté dans une célèbre école de mode à Séoul, grâce à sa détermination et à son très bon dossier. Il avait travaillé dur pour cela, y passant des jours et des nuits. Il ne dormait plus, travaillait sur ses croquis, travaillait pour se payer des tissus sur son temps libre. Pour pouvoir ainsi créer ses tenues, utilisant la machine à coudre de sa mère. Et finalement, il avait réussi à être accepté, grâce à son dure labeur.

À son arrivée en Corée du Sud, il s'était retrouvé tout seul. Seul face à une langue qu'il ne connaissait pas, face à une culture qu'il ne connaissait pas, face à des mentalités différentes. Et aussi face à une langue très difficile à apprendre, ainsi qu'à écrire et à parler. Mais il avait réussi. Parce que BamBam n'abandonnait jamais, peut importe les difficultés.

Sa première année en Corée avait donc été consacré à l'apprentissage de la langue, ainsi qu'à ses études. Il mettait tout en œuvre pour réussir, pour s'intégrer. Et quand c'était trop dure, il parlait en anglais quand il le pouvait, s'en sortant avec cette langue.

Mais changer de pays pour vivre son rêve pouvait aussi être très difficile, exténuant. Parce que tout a un mauvais côté. En venant à Séoul, BamBam avait abandonné son ancienne vie. Il avait tout quitté, sa famille, ses amis. Ici, il n'avait personne. Il était seul avec lui-même. Et qui dit être seul, veut dire avoir un mental assez fort pour ne pas tomber.

Et BamBam en avait bien besoin du mental, parce qu'il se faisait discriminer pour beaucoup de choses. Que ce soit à son école, ou les regards qu'il recevait dans les lieux publics. Il était notamment discriminé pour son physique, pour son corps. Il a déjà entendu des chuchotements à son égard. Que ce soit dans les couloirs de son école, ou de la part de ses collègues de la petite supérette où il travaillait. Il y travaillait pour gagner sa vie, principalement pour payer son loyer et sa nourriture. Et le tissu pour ses créations. Il avait emmené dans ses bagages, la machine à coudre de sa mère. Il travaillait mieux avec. Et avec son budget limité, il n'avait pas vraiment de place pour le reste. Concernant son physique, il recevait des mauvais regards parce que pour certains il était trop efféminé. Ou parce que son style ne plaisait pas à tout le monde. Ou alors un teint trop hâlé. Mais c'était son choix, il l'assumait. Mais parfois, ça le blessait profondément, et il fondait en larme tout seul chez lui. Quand la pression prenait le dessus.

Il recevait aussi beaucoup de remarques sur son accent thaïlandais. Certaines derrière son dos, mais les gens ne sont pas très discrets en faisant ce genre de remarques. On les entend toujours. Mais il y avait un autre type de remarques, celles qu'il se prennait en plein dans la figure. Par des personnes qui n'en avait que faire de blesser.

Un jour, en sortant de la supérette dans laquel il travaillait, BamBam était sur le point de craquer. À la limite de l'explosion. Il s'était encore pris plein de remarques pendant la journée, et il en avait juste marre. Il se battait toujours pour ne rien laisser l'atteindre, pour continuer de vivre son rêve. Mais là, c'était trop.

Il marche à vitesse rapide, esquivant les gens rapidement, les yeux vitreux. Dans le même temps, le ciel de Séoul commence progressivement à se noircir, une pluie diluvienne s'abat alors sur la ville.

BamBam relève alors la tête, admirant le ciel qui s'est associé à son état d'esprit du moment. Lui qui a d'habitude une personnalité si lumineuse, comme le soleil. Il laisse alors les gouttes glisser à toute vitesse sur son visage, les yeux fermés, la tête en arrière. Comme si il était seul au monde, loin de toute cette agitation.

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