Le monstre

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Sens-tu le monstre, rôdant,
Se repassant de la cupidité des gens ?
Serpenter en une danse étrange ;
Sortir sa langue pour gôuter la peur dans l'air
De sentiments humains, il n'en a guère
Seul compte cette envie qui le démange.

Vois-tu l'obscurité
Etendre son manteau noir
Sur les gens dérisoires
Gesticulants avec des airs agités
Misérables fourmis,
S'accrochants à la vie
Sans en connaître le prix

Entends-tu dans le silence
Le léger bruissement ?
Ils l'entendent, eux aussi, sans
Se rendre compte de leur impuissance,
Se pensants invulnérables
Croyant connaître l'abominable
Mais sans savoir que ce ne sont que des fables
Que tous ne peut être acquittable.   

   

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