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La dernière volonté..

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Service de Soins de Suite et de Réadaptation
Centre Hospitalier d'Arras
Poste de nuit, 20h45-6h45

Il était 20h45 quand j'ai commencé mon poste de nuit. J'étais loin de me douter que j'allais vivre la pire nuit de ma vie.

C'était ma première nuit de la semaine dans un nouveau service au Centre Hospitalier d'Arras. J'avais des appréhensions bien sûres, et je ne savais pas du tout comment la nuit allait se passer. Je commence alors mon poste en laissant ma vie privée et tout problème externes dans mon casier. J'étais déterminé à m'intégrer dans cette nouvelle équipe que je ne connaissais pas. Je commence les transmissions, j'écoute chaque détail qui pourrait pimenter ma nuit. Cette nuit paraissait calme en apparence, rien d'anormal dans les transmissions, je ne connaissais pas tous les patients étant donné qu'il avait changé depuis mon dernier poste.

Les transmissions venaient de ce terminé lorsque la première sonnette retentit dans le poste de soins "Ch1822 F" annoncé le téléphone. Selon les transmissions, c'était une dame autonome, mais qui avait besoin du bassin lorsqu'elle était alitée, je me dis donc qu'elle appelait pour ça. Je me rends dans la Chambre armé de gants et d'un tube de crème si besoin. Arrivé dans la Chambre, je sens que l'ambiance était lourde, pesante. Je venais de passer le seuil de la porte lorsque la dame côté fenêtre me crie " Ce n'est pas pour moi que j'ai sonné, mais pour ma voisine ! Elle s'est agitée subitement j'ai tellement peur qu'il lui soit arrivé quelque chose !" Je jette un coup d'œil à sa voisine, une dame âgée de 80ans, qui était rentré pour Altération de l'état général. Depuis une semaine maintenant les soins étaient palliatifs et elle était en fin de vie. Je cherche alors un pouls, une tension, une respiration quelque chose qui pouvait me montrer qu'elle était encore en vie. Je me mis à palper la jugulaire pour chercher un pouls mais je me rendais vite compte que la dame rendait son dernier souffle. J'appelle mes collègues, on doit l'évacuer pour ne pas laisser sa voisine dormir à côté d'un cadavre. L'infirmière présente appel alors la famille qui souhaitait être annoncée à toute heure de la nuit comme de la journée. Je m'occupe de changer la personne de chambre, heureusement, il y en avait une libre juste à côté. Le médecin de garde fait son apparition dans la Chambre pour constater le décès et déclarer l'heure. On pouvait garder le corps 3h seulement dans le service avant de le descendre à la morgue.

3heures étaient déjà passées depuis le début de mon poste, je décide de commencer le tour des chambres pour m'assurer que tous mes patients allés bien. Les couloirs étaient plongés dans la pénombre et il y régnait une ambiance froide et lourde. Avec ma collègue nous nous séparons pour aller plus vite dans le tour. Je me retrouve seul dans un long couloir sombre. Je commence par aller voir le premier patient, je n'avais rien de particulier à faire, juste vérifier s'il dormait. Je rentre alors et je vois le patient assis dans son lit fixant la porte, et moi qui venait de la passer avec insistance. Je lui demande alors s'il a besoin de quelques choses pour la nuit mais il ne me répondit pas. Au bout de quelques secondes le patient se rallonge alors l'air de rien et continua sa nuit, à ce moment précis le cerveau essaie de trouver des explications sensées, je me dis que c'est du somnambulisme, rien de grave. Je continue alors mon tour, les deux chambres qui suivent se passent très bien, j'arrivais à la Ch1822, je rentre et demande à la dame qui ne dormait pas comment elle va. Elle le répond mais en étant ailleurs. Je décide donc de là laisser dormir, en voulant quitter la Chambre j'entends alors dans la salle de bain le robinet qui coule, étrangement je n'entendais pas le bruit quelques minutes avant. J'éteins le robinet tout en le questionnant sur la nature de cet événement. Je finissais mon tour, et il fallait descendre la patiente du 1824 à la morgue. Je n'avais aucune envie de descendre à 00h dans cette salle froide remplis de corps inerte, mais je n'avais pas le choix pour le coup. Accompagné de ma collègue et d'un brancard je couvre le corps d'un drap blanc et prends la direction de l'ascenseur. L'ambiance dans l'ascenseur était particulière, comme suspendue, un cadavre nous séparer ma collègue et moi et l'habituelle voix qui annonce les étages et l'ouverture des portes semblait déraillée et ce métamorphosée à chaque nouvelle phrase. On arrivé au -1, il fallait prendre plusieurs intersections de couloir avant d'arriver à la morgue. Dans tous les couloirs traversés, un détail était particulièrement étrange, cela allé d'une seule lumière qui clignotait au milieu d'un couloir, à des bruits de clenche ou de pas venant sans doute de l'étage supérieur. Arrivé à la morgue, mon collègue alluma la lumière laissant apparaître une salle remplie de tiroirs, j'ouvris le 4e qui était vide et aidé par mon collègue je transfère le corps. Après cette étape, nous lui faisons un dernier adieu avant de fermer le tiroir.

la dernière volonté...Historias para obsesionarse. Descúbrelo ahora