Chapitre 61

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[...]

Je tombais.. des nues. J'étais complètement choqué, abasourdie, triste.. enfin bref, je n'étais plus moi même. Mes larmes se sont subitement mise à coûler, ma respiration s'est ensuite saccadée et le rythme de mon cœur a commencé à accélerer.
Je ne réalisais pas vraiment ce qu'il venait de se passer..
Je regarde fixement les deux policiers et leur dis :

Moi - Pa.. pardon ?

Policier 1 - Nous sommes vraiment désolés...

Policier 2 - Toutes nos condoléances..

Moi - ...

Je me lève et me mets à tourner en rond dans la pièce, la main sur la bouche et les joues inondées de larmes.

Moi - Dîtes-moi que vous mentez ein. Vous rigolez ? Ein que vous rigolez ? Il est pas MORT ?!

[...]

Moi - Sortez.. Sortez s'il-vous-plaît.

Ils se lèvent et sans un mot, prennent la porte.
À ce moment-là, je deviens incontrôlable. Je n'arrivais pas à croire que je venais de perdre l'homme avec qui je vis, l'homme que je suis sensée aimer et avec qui, pourtant, j'étais sur le point de mettre un terme à notre relation. J'étais mal, au plus au point, j'ai alors pétée un câble et me suis mise à jeter tout ce qui se trouvait en travers de mon chemin et à frapper dans tout ce qui bougeait.
J'avais mal, affreusement mal ! Un louche sentiment de culpabilité m'envahissait.. Je pleurais, j'hurlais ma peine, je refusais d'admettre que Soufiane était mort.

En frappant sur un des miroirs qui décorait l'appartement, j'ai finis par m'ouvrir une main. Prise de douleur, je pousse un petit cri avant de me précipiter vers la salle de bain et de me soigner. J'entoure ma blessure d'un bandage et repars dans le salon. J'éteinds toutes les lumières, ferme toutes les portes et m'allonge à même le sol.

Mes larmes continuaient à bombarder mes joues, glissant tout le long de ces dernières avant d'atteindre mes oreilles.
Tout se bousculait dans ma tête, provoquant un affreux mal de crâne. Soufiane ? Mort ? Tout sauf ça. C'était une chose totalement inimaginable pour moi, innacceptable même. Il y a quelques heures encore, malgrés le fait qu'il m'ignorait, il se trouvait tout de même dans l'appartement. Il faisait ses milles pas habituels, cherchant encore sûrement une insulte qu'il pourrait me lancer avant de quitter l'appartement et qu'il se passe se qu'il s'est passé.

Pourquoi fallait-il que des choses comme ça n'arrive qu'à moi ? Ce genre d'évènement, de drame improbable gâchant majoriterement, la plupart du temps, ma vie ? Je ne le méritais pourtant pas..

Je penche ma tête du côté droit, face à un meuble et aperçois une petite boîte sous ce dernier. Sachant peut-être ce que c'est, je m'approche de celui-ci, en restant toujours au sol et l'attrape. En effet, cette boîte correspondait bien à ce dont je pensais, une boîte de cigarette.
Cette dernière appartenait sûrement à Soufiane puisque moi-même, je n'avais jamais touché à une seule cigarette.
Je la tourne, la retourne et la scrute du regard avant de me laisser tenter. Je ressentais ce besoin de m'évader, de penser à autre chose alors j'ouvre la boîte, en sors une cigarette et l'insère dans ma bouche. J'attrape ensuite un briquet, qui sous un de mes coups s'était retrouvé propulsé au sol un peu plus loin et allume la cigarette avant de tirer ma première taff.
Inutile de vous dire que la première n'a pas été la meilleure. Elle a été la plus difficile, je me suis mise à tousser mais cela ne m'a pas empêcher de continuer jusqu'à m'y habituer.

Accompagnée d'un café noir, c'est ainsi que j'ai terminée ma soirée, assise sur le rebord de ma fenêtre avec mon petit paquet de cigarette.
J'ai reçue de nombreux appels et messages textes et vocaux de ma famille et des mes amies auxquels je n'ai pas répondue. Ils étaient à prioris tous au courant pour Soufiane vue comment ils s'inquiètaient pour moi comme ils le disaient si bien. Myriam, ma belle-sœur a aussi tentée de me joindre, pensant sûrement que je n'étais pas encore au courant, elle m'a harcelée d'appels mais j'ai aussi préférée ne pas répondre.

Arbia : Amoureuse de mon beau-père, j'ai perdue mon repère.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant