Part 1

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Hope comme toujours, après son atelier de peinture, la dernière activité de sa journée, rangeait ses affaires dans son sac. Elle étudiait à l'Université de New York dans le département Graduate School of Arts and Science, avec pour option celle des Beaux-Arts. Elle avait récemment créé un atelier de peinture gratuit pour les personnes les plus démunis, ou ayant des problèmes de santé, ainsi que les jeunes enfants ne pouvant avoir d'activité extrascolaire. Elle avait réussi, avec la participation de son université, qui avait trouvé son projet exemplaire, à louer un local pour réunir toutes les pépites qu'étaient les personnes qu'elle accueillait. Cet atelier avait pour horaires le jeudi soir de dix-neuf heures à vingt-et-une heure, ainsi que le vendredi dans les mêmes horaires.
Mais en cette fin de journée, un pauvre jeudi d'avril pluvieux, Hope avait perdu son sourire, qui d'habitude éclairait son visage, et pour cause celle-ci n'avait plus sa précieuse Inspiration. Elle cherchait un projet, une œuvre qu'elle pourrait créer pour son école, car cette dernière lui avait demandé de faire un tableau sur l'Homme. Et elle ne savait plus quoi faire, quoi penser ou quoi prendre en photo pour le réaliser. Ce matin même, elle s'était baladée sur Manhattan, en photographiant à l'aide de son argentique les immenses gratte-ciel de ce petit bout de ville à la recherche d'une idée. Mais celle-ci n'avait jamais pointé le bout de son nez. Hope décida, alors de rentrer chez elle. La nuit était là, plongeant ainsi la belle ville de New York dans une semi-obscurité gâtée par les lumières artificielles des lampadaires et des immeubles. Les rues étaient encore peuplées de beau-monde, en cette heure quelque peu tardive, nous pouvions trouver des personnes riant aux éclats, d'autres dansant ou chantant à tue-tête. A New York, la foule ne faisait de différence entre la nuit et le jour, les rues étaient perpétuellement bondées mais les personnalités changeaient au fil des heures et chacune de ses personnes étaient différentes de son voisin, mais pour autant tout aussi similaire. Chacun avait des opinions, choix, statut, travail divergeant de son voisin mais ils étaient tous Humain et chacun étaient l’égal de son voisin ou voisine. Et c'est ce qui plaisait à Hope dans New York, ces gens qui se mélangeaient les uns aux autres sans faire de distinction quant aux « normes sociales ». Ces gens qui riaient ensemble ou qui partageaient une cause commune, ou tout simplement allaient au travail, c'était beau, mais ce soir cela ne redonna pas le sourire à notre jeune femme. Cela ne la sortit pas de la déprime qu'elle prônait depuis quelques temps déjà.
La jeune étudiante pris la soudaine décision de prendre le métro, ne voulant se mêler à la foule et aussi rentrer le plus vite possible dans ses pénates. Elle traversa ainsi les galeries souterraines de la grosse pomme qui offraient pour les yeux inhabitués une explosion de couleur. Les murs étaient recouverts d’œuvres de street-art, ces extravagances de couleurs donnaient de la gaieté dans ce royaume abyssal ou toute la monotonie du monde aurait pu en trouver l'épicentre.Car l'expression « métro, boulot, dodo » qualifiait bien les personnes qui le prenaient, ainsi que celle-ci « aimer mieux
sa conscience que son argent ». Car oui, peu de personnes profitaient du spectacle des nuances de joie, la plupart de ces gens avaient les yeux rivés sur leur téléphone pour essayer de se frayer une place dans ce monde intransigeant ou leur rêve n’était autre qu'argent, argent et toujours plus argent à en oublier leur proches, leur passions et même leur propre vie. C'était cela le spectacle qu'offrait le subway américain aux personnes sachant voir mais Hope, aujourd'hui ne voulait pas voir, ne voulait pas se moquer de ces gens jugés stupides.

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Bonjour
Voici la première partie de Gris monde en espérant qu'elle vous plaise.
Comme je l'ai dit précédemment cet écrit est une nouvelle donc assez court je pense faire encore trois autres parties avant de la terminer.
😘

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