Chapitre un première partie.

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Je grimace dans le miroir, exaspéré. Ma saleté de tignasse refuse de coopérer. Merci, Niall Horan, d'être tombé malade et de m'importer ce supplice ! Il faut que je révise, j'ai mes examens de fin d'année la semaine prochaines, et, au lieu de ça, me voilà en train d'éssayer de soumettre ma crinière a coups de brosses. Je ne dois pas me coucher avec les cheveux mouillés. Je ne dois pas me couché avec les cheveux mouillés. Je ne dois pas me couché avec les cheveux mouillés. Tout en me répétant cette litanie, je tente une nouvelle fois de mater la rébellion capillaire. Excédé, je lève les yeux au ciel face a ce brun qui me fixe, avec son teint trop pâle et ses yeux vert trop grand pour son visage. Tant pis. Je n'ai pas le choix. La seule façon de me rendre a peu près présentable, c'est de les laquer.
Niall est mon colocataire, et il a été térrassé par la grippe aujourd'hui. Du coup, il ne peu pas interviewer pour le journal des étudiants, un super-magnat de l'industrie dont je n'ai entendu le nom. Résultat: il m'a désigné volontaire. Je devrais relire mes notes de cours, boucler une dissertation, bosser au magasin cet après-midi, mais non - je me tape 265 kilomètres qui séparent Vancouver dans l'Etat de Washington du centre-ville de Seattle pour rencontrer le mistérieux P-DG de Styles Enterprises Holdings, inc., grand mécène de notre université. Le temps de ce chef d'entreprise hors du commun est précieux -bien plus que le miens- mais il a accepter d'accorder une interview à Niall. C'est un scoop, paraït-il. Comme si j'en avais quelque chose a foutre.
Niall est blotti dans le canapé de notre salon.

-Louis, je suis désolé. Cette interview, je cours après depuis neuf mois. Si j'annule, je n'aurai pas d'autre rendez-vous avant six mois et, d'ici là, on aura quitté la fac. Je suis le rédac' en chef, je ne peu pas me permettre de planter le journal. Je t'en supplie, ne me laisse pas tomber, m'implore-t-il d'une voix enrouée.

Il fait comment ? Même malade, il est à tombé avec ses cheveux blond vénitien clair impécablement coiffés et ses yeux bleu pétillants, bien que, pour l'instant, ils soient rouges et larmoyant. Je refoule une bouffée de compassion.

-Evidement que je vais y aller, Niall. Retourne te coucher. Tu veux de l'Actifed ou un doliprane ?
-Actifed, s'il te plais. Tien, voici mes questions et mon dictaphone. Tu appuies ici pour enregistrer. Prend des notes, je décripterais.
-Ce mec, je en sais rien de lui, dis-je en tentant vainement de reprimer ma panique croissante.
-Avec mes questions tu t'en sortiras très bien. Allez, vas-y. Tu as une longue route a faire, il ne faut pas que tu sois en retard.
-Ok, j'y vais. Retourne te coucher, Je t'ai préparer de la soupe, tu pourras la faire réchauffer plus tard.
Il n'y a que pour toi que je ferais ça, Niall.
-D'accord. Bonne chance. Et merci, Louis. Comme toujours, tu me sauves la vie.

Je prend mon sac a dos en lui adressant un sourire ironique. Je n'arrive toujours pas à coire que je me sois laisser convaincre par Niall de faire ça. Cela dit, Niall pourrait convaincre n'importe qui a fais ses quatres volontés. Il est éloquant, fort, persuasif, combatant, beau - et c'est mon mailleur ami.

Les sorties sont dégagées a la sortie de Vancouver. Je ne suis attendu a Seattle qu'à 14 heures. Niall m'à prêter sa mercedes CLK car Wanda, ma vielle Coccinelle Volkswagen, n'aurais sans doutes pas pu me mener à bon port en temps et en heures. C'est marrant de conduire la Mercedes, qui avale les kilomètres dès que j'appuie sur le champignon. Le siège social de la multinationale de M.Styles est une tour de vingt étages toute en verre et en acier incurvé, avec STYLES HOUSE écrit discrètement en lettre d'acier au-dessus des portes vitrées de l'entrée principale. A 13h45, soulagé de ne pas être en retard, je pénètre dans l'immense hal d'entrée. Derrière le bureau d'accueil en grès massif, une jolie blonde très soignée m'adresse un sourire affable. Je n'ai jamais vu une veste anthracite mieux coupé ou de chemisier blanc plus immaculé.

-J'ai rendez-vous avec monsieur Style. Louis Tomlinson, de la part de Niall Horan.
-Un instant, monsieurs Tomlinson.

J'aurais dû emprunter une veste de tailleur a Niall plutôt que d'enfilé mon t-shirt bleu marine. Je porte mon seul et unique pantalon bleu (donc, pas jean) avec des chaussures maron et un pull basique fin, bleu. C'est ma tenue la plus habillée. Je cale une mèche folle derrière mon oreille avec assurance, comme si l'hotêsse ne m'intimidais pas.
-Monsieur Tomlinson est attendu. Signez ici, s'il vous plais, monsieur Tomlinson. Dernier ascenseur a droite, vingtième étages. Elle me sourit gentiment. Je crois que je l'amuse. Quand elle me tend un badge "visiteur" je ne peu pas m'empêcher de ricaner. Pas besoins d'un badge pour signaler que je suis qu'un visiteur. Dans ce décors, je fait tache. Même les agents de sécurité sont plus élégants que moi dans leurs costumes noir.
L'ascenseur m'emmène jusqu'au vingtième étage à une vitesse étourdissante. Je me retrouve dans un hall en verre et en acier, devant un nouveau bureau en grès blanc. Une nouvelle blonde tirée par quatres épingles se lève pour m'accueillir.

-Monsieur Tomlinson, pourriez-vous attendre ici, s'il vous plais ?

Elle désigne des fauteuils en cuir blanc, derrière lesquels se trouve une vaste salle de réunion avec une immense table en bois sombre et une vingtène de sièges assortis. Par la baie vitrée, on peu contempler Seattle jusqu'au Puget Soud, le paranoma est saisissant. Je me fige un instant, tétanisé par tant de bauté. Waouh.

Une fois assis, j'extirpe ma liste de questions de mon sac à dos pour les parcourir tout en maudissant Niall de ne pas m'avoir fourni une petite biographie. Je ne sais rien de ce type que je suis sur le point de rencontrer, même pas s'il a quatre-vingt-dix ans ou trente, et ça m'éxaspère. Le trac m'empèche de tenir en place. Je ne me suis jamais senti à l'aise dans les entretien en tête a tête. Je prefère l'anonymat des discutions de groupe qui me permettent de me planquer au fond de la salle. Ou mieux encore, rester seul, blottit dans un fauteuil de la bibliothèque a la fac, à lire un vieux romans anglais. N'importe quoi, plutôt que de trépigner dans ce mausolée. Je lève les yeux au ciel. Du calme, Tomlinson. A en juger par le décor clique moderne, Styles doit avoir la quarentaine et être mince, blond et bronzé, a l'instar de son personnel. Une autre blonde impéccablement vêtue surgit à ma droite. C'est quoi, cette obsession des blondes impeccable ? On dirais des clones. J'inspire profondement et me lève.

-Monsieur Tomlinson ?
-Oui, dis-je d'une voix étranglée.
Je me racle la gorge et répète avec plus d'assurance.
-Oui.
-M.Styles va vous recevoir dans un instant. Puis-je prendre votre veste ?
-Merci, dis-je en la retirant maladroitement.
-Vous à-t-on proposé quelque chose a boire ?
-Heu..non.
Mon dieu, est ce que la Blonde Numéro Un va se faire engueuler ?
La Blonde Numéro Deux fronce des sourcils et foudroie la première du regard.
-Thé, café, eau ? me demande-t-elle en se retournant vers moi.
-Un verre d'eau s'il vous plaît.
-Olivia, un verre d'eau pour monsieur Tomlinson, ordonne-t-elle d'une voix sévère.
Olivia se lève d'un bond et s'élance vers une portes a l'autre bout du hall.
-Désolé, monsieur Tomlinson. Olivia est notre nouvelle stagiaire. Asseyez-vous. Monsieur Styles n'en a que pour cinq minutes.
Olivia revient avec un verre d'eau.
-Voilà, monsieur Tomlinson.
-Merci.

La blonde Numéro Deux marche d'un pas décidé vers le grand bureau en faisant claqué ses talons. Elle s'assied et toutes deux reprennent leurs travails.
M.Styles éxige-t-il que toutes ses employées sois blondes ?

Cinquante nuances, Larry.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant