Un jour standard à l'armée ?
A priori, le lever est assez tôt, ça peut aller de 6h à 7h pour moi. J'accorde un soin tout particulier à faire mon lit pour mieux le défaire au soir. Après une journée épuisante à tolérer les conneries de l'Humanité, un lit bien fait sentant le frais du soleil n'est que reposant, je dirais même qu'il s'agit de la meilleure récompense qu'on puisse en tirer.
Le petit déjeuner s'effectue dans la cantine avec toute une troupe d'abrutis et d'abruties plus con les uns que les autres. En général, je profite que l'aube ne daigne se lever pour pouvoir manger tranquillement sans avoir les bruits de mastications des porcins de la cour. Sinon, j'attends que la salle se vide en se remplissant des ignominies que mes chers collègues laissent derrière eux. Mon premier repas réside dans du pain, un fruit et de quoi boire, de l'eau chaude, du thé, ce qu'on peut trouver ; mais je dois avouer que parfois j'omets de faire le plein, trop fatiguée par le monde.
Ensuite, le matin se résume à un entrainement pour préparer l'entrainement de l'après midi. Il s'agit plutôt des lamentations des hommes comme "encore ?" ou même "j'en peux plus" et avec un général ou un caporal ou un quelconque individu qui aboie et vous menace de vous chier dans le cou. Pour quitter le registre animalier, l'entrainement n'est qu'un enchaînement de répétition visant à vous sculpter le corps pour que vous puissiez au moins fuir si les grosses bébêtes vous touchent au cul.
Le midi, le midi. Je ne vais pas m'attarder, mais ça revient à manger ce qu'on nous donne en s'asseyant à coté de confrères, de collègues, en prétendant les connaître et en pensant les reconnaitre lorsque leur corps sont enterrés. Si tu cherches une once de silence, tu peux toujours te la mettre la où je pense. Tes oreilles seront tranquilles quand tu seras mort ou morte.
Après avoir remplit ton corps d'énergie vitale, il faut se diriger sans traîner vers le terrain d'entraiment à la tridimensionnalité. Est-ce que j'ai besoin d'un entraiment ? non. Est-ce que je dois faire plaisir et lécher le cul des supérieurs pour faire bonne figure ? oui. La fluidité et la précision dont je fais preuve en fait rager certains. On ne naît peut-être pas avec de l'argent mais on naît avec du talent. Certains non et ils sont morts la semaine dernière lors de l'expedition, lors des expeditions. Je ne suis pas un vétéran, j'ai encore la vie devant moi, chose que je sacrifie pour le plaisir.
C'est dans les alentours de 17h que nous simulons une sensation de liberté. Le temps des douches nous appartient. Ce moment supposé gênant où il y a plus de femmes dévêtues et mouillée que dans la vie de chacun des soldats. J'envie les supérieurs et leur douche. Non pas que mon corps me gène ou quoi que ce soit, mais j'envie leur solitude lorsqu'ils peuvent baisser leur garde, laisser la chaleur de l'eau détendre leur muscle et ce pour un temps si infime.
Le repas du soir est la même galère que les deux moments déjà racontés précédemment. Cependant, je me surprends parfois à converser avec les membres de l'escouade du Caporal, ou encore les chefs d'escouade Mike et Hanji. Leur singularité ressort de la foule selon moi. Hanji est folle. Mike est sympathique. Le caporal, dit Levi, est un accélérateur de transit.
Enfin vient le temps libre du soir suivi du couvre feu dont je me contrecarre. J'aime aller au plus haut point de nos quartiers, sortir dans la nuit et observer chaque détail du panorama qui s'offre à moi. Les visites se font rares. En général c'est un guet qui vient me réprimander pour le non respect du couvre feu ou quoi que ce soit. Je me souviens qu'un jour, le caporal Levi vint interrompre ma méditation. Je m'attendais à me faire réprimander et sanctionner en devant nettoyer les écuries de fond en comble, mais il n'en était. Lui même s'est assis sur le rebord de pierre, observant les étoiles ou le panorama. Je ne sais pas. Ni lui ni moi n'avions engagé la conversation. Ces rares moments de répits sont trop rares pour se les gâcher.
C'est moi qui quittai le paysage en premier pour aller dormir. Pas la peine de souhaiter la bonne nuit. Un regard suffisait.
C'est ainsi que je retourne en mon point initial, la chambre que j'aurais dût partager avec de nouveaux visages si elles n'étaient pas mortes. Ceci dit, deux lits étaient allongés sur le sol tandis que le tissu me recouvrait, gardant la chaleur de mon corps.
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Le journal (Levi x Reader)
FanfictionC'est le journal de (t/p), narrant des épisodes de son histoire. Y a des grossièretés et des moments un peu trash mais bon, si t'as choisi de lire c'est que tu es sage et réfléchi. LOL
