Comme chaque jour, je me lève à 4h30 et me dirige vers la salle de bain commune pour me laver. C'est l'heure parfaite pour faire sa toilette, lorsque tout le monde dort. J'ai toujours été pudique, je ne supportai pas les jours de piscine, quand on devait se changer dans un vestiaire commun. Mais là, je n'ai pas le choix. Je dois me taire et purger ma peine.
Je suis dans la prison fédéral pour femmes de Harksburry. Si vous saviez pourquoi j'en suis arrivé à la, vous serez en train d'halluciner. Je vous le raconterai un jour, peut-être...
- C'est toujours infâme ici, ils pourraient faire un effort quoi ! On est des humains après tout !
- Oui, répondis-je pensive.
- Qu'est-ce que t'a Élie ? Je te sens à l'ouest ces temps-ci. Ça va bien ?
- Rien, ça va, Jeanne.
- On ne va jamais bien en prison tu sais, dit Jeanne en me prenant dans ses bras.
- Ça va je te dit, c'est juste le temps, c'est long.
- T'es à ton 2ème mois, il te reste 10 mois et c'est bon, tu rentre chez toi.
Je m'apprêtais à lui répondre que ce n'était pas si facile, que je n'ai pas vraiment de "chez moi" à présent, mais elle me coupa rapidement, ne laissant à peine un mot sortir de ma bouche.
- T'a de la chance, moi j'ai esquivé la peine de mort de peu...
Je me sentais gêné, ai-je vraiment une raison de me plaindre ?
De là, un silence pesant s'installa dans la cafétéria.
Je finis mon jus d'orange devenu à présent insipide et me précipite vers ma "chambre".
Je ne sais pas comment on peut attribué à cette...pièce, le nom de "chambre".
Ma "chambre" fait la taille d'un cagibi et je dois bientôt la partager avec une des nouvelles détenues qui seront transférés demain. Lorsque que l'on rentre dans la pièce, on aperçoit un lit superposé, une armoire et un bureau avec un tabouret.
Je m'allonge sur le lit du haut, prend la photo de mes enfants accroché sur le mur et là, j'ai eu un déclic. Je serre la photo fort contre moi, et pleure toutes les larmes de mon corps.
Je restait là, fixant le mur au dessus de moi, me disant que si je n'avais pas foutu de la merde je ne serai peut-être pas là. Où sont mes enfants, ma mère maintenant, que font-ils ? Je n'ai plus ma notion de temps ici-bas, je ne sais pas si il est 18h ou bien 07h.
Mes amis me manquent, ma famille me manque, mon ancienne vie me manque aussi. Même si les chances sont minimes qu'un jour je retrouve mon ancienne vie, je ne perderai jamais espoir.
La voix traumatisante des gardien annonçant une nouvelle fouille me sort de mon instant de réflexion. Génial, une fouille...
- Détenue 365, collez vous contre le mur et aujourd'hui c'est les fouilles à nu...
Ce regard pervers, c'est extrêmement gênant.
- Monsieur, s'il vous plaît je peux être fouillée par une femme ?
- Gardien Anderson pour commencer. Et non, c'est moi qui aura le plaisir de faire cette fouille.
Sans me laisser répliquer, il arrache violemment mon uniforme, me laissant seulement en sous vêtements et me colla au mur.
Cela à fait le bonheur de certains autres gardiens et détenues, regardant le spectacle.
Évidemment, dans "fouille à nu" le "nu" n'est clairement pas de trop. Mon bourreau s'empresse d'enlever mes sous vêtements, toujours avec ce sourit narquois. Je le retrouve donc nu devant une partie des prisonniers et gardiens.
J'essaye de me débattre tant bien que mal en demandant d'au moins fermé la porte. Mais il répond simplement :
- Mais chérie, si tu veux que je ferme la porte, ça sera pire...
Et là, il me met à plat ventre par terre, m'empêchant de bouger avec son pied sur mon dos nu. Je suis fatiguée, j'arrête de me débattre, il ferma la porte et me pénétra.
Aloors ???? Vous aimez bien ? Que va-t-il arriver au gardien ? À Élie ? La suite dans un prochain chapitre... C'est court mais promis, le prochain chapitre sera beaucoup plus long.
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Pepole & Prison
ActionC'est l'histoire d'une prison pour femmes, on verra les aventures des détenues d'harksberry mais pas que ! On rentrera aussi dans la vie des gardiens de prison et de la directrice. Si vous avez aimé Orange us the new black, ya aucune raison pour que...
