La vie est injuste parfois, elle nous joue des tours que nous même nous ne pensions pas. Elle sourit. Elle pleure. Elle rie. Elle redevient triste. Telle est la vie d'Issam, cette femme qui auparavant était joyeuse, pleine de vie et pleines de bonnes choses.. À présent, elle vit dans la souffrance et dans l'amertume.. Ainsi va sa vie. Une vie modeste. Une vie misérable.
Elle ne voulait pas de ce mariage, mais on lui a imposer cette union, et si par mégarde elle s'y refusait, elle serait éjectée hors de sa famille.
Elle était là, dans sa chambre, au bord de sa fenêtre, rêvant qu'elle s'envole loin de cette souffrance, loin de cet homme, loin de cette vie.
Soudain sa porte s'ouvrit dans un grand fracas.
Un homme assez imposant, musclé, et brun aux yeux verts comme l'émeraude apparut dans l'embrasure de sa porte, elle se retourna un instant pour voir qui osait interrompre ce rêve irréel puis détourna son regard des yeux de l'homme qui la fait tant souffrir pour le déporter sur le paysage qu'elle contemplait bien avant que cet homme apparaisse.
Il s'approcha d'elle, esseyant d'attirer l'attention de la jeune femme, mais en vain, elle se moquait de sa présence dans la chambre, elle n'avait qu'un désir : Être seule dans son monde. Dans un monde merveilleux où ni la souffrance, ni la tristesse, ni le désespoir ne se trouvent. Elle rêvait d'un monde magique où elle serait à l'abri des coups que cet homme lui inflige.
Voyant que la jeune femme ne s'intéressait nullement à sa présence dans la chambre, son visage s'obscurcit, ses yeux d'un vert foncé, devinrent noir, noir comme la profondeur de la nuit; à force de plier ses poings, ses jointures devinrent blanches comme la neige en hiver.
Il saisit alors le bras d'Issam avec brutalité et la retourna pour qu'elle puisse lui faire face, car ayant horreur que l'on lui tourne le dos alors qu'il parle, il serait capable de faire l'irréparable.
- Quand je parle tu me regarde dans les yeux ! S'écria-t-il ! Frustré contre Issam.
Et avant même qu'elle aie pu dire un mot, une gifle atterissa sur sa joue gauche, ce qui la fit s'écrouler sur le sol comme une pauvre chose sans valeur.
- La prochaine fois, quand je te parle, tu ne me tourne pas le dos. Dit-il en la regardant de ses yeux noirs.
Il s'éloigna d'elle, et quitta la chambre de la jeune femme, la laissant là, au sol, dans ses larmes qui inondent le sol et ses vêtements.
Pourquoi tout ça n'arrive qu'à moi ? Pourquoi ne suis-je pas chanceuse comme les autres femmes du monde ? Pourquoi cet homme à t-il croisé mon chemin ? Disait-elle intérieurement.
Ayant séché ses larmes après de longues minutes à resté au sol à pleurer, elle se leva se disant que si sa vie est comme telle, alors elle fera de son mieux pour vivre une vie beaucoup plus paisible, et sans cet homme.
Elle se leva, se déshabilla, puis se dirigea vers sa salle de bain pour prendre une bonne douche. Après avoir prit une douche, elle sortit et s'habilla d'un pull assez long et d'un jean noir simple.
- Il faut que je sorte d'ici ! Je ne peux plus vivre ici. Je ne peux plus vivre en tant qu'esclave, j'en peux plus de cette vie. Dit-elle sûr d'elle.
En disant cela, elle se fit à l'idée que sortir de cette chambre encore moins de cette maison, n'est pas chose facile. Il va falloir qu'elle soit forte, courageuse et sage pour parvenir à ses fins et ainsi ne plus le revoir.
Mais malheureusement, Abssalem n'est pas un homme bête, il est très coriace, perspicace et tactile, il est aussi très sage, et Issam doute qu'il puisse déjouer ses plans en un rien de temps qu'il faut pour le dire.
Pendant que la jeune femme réfléchissait à un plan d'évasion, sa porte s'ouvrit à nouveau; Abssalem se tenant là, devant elle, le visage adoucit, Issam en conclut qu'il n'est plus en colère, car lorsqu'il est frustré ses sourcils noirs comme l'ébène se froncent et son nez s'agrandit, sa respiration devient de plus en plus saccadée, ses phalanges deviennent blanches comme le drap blanc.
Il fit un pas. Deux pas. Trois pas. Il s'arrêta et contempla le visage de la jeune femme.
Il se dit intérieurement qu'il a en sa possession, une très belle femme en tant qu'épouse, elle a de grands yeux, d'un gris verdâtre, une longue chevelure noir profonde et lisse, des lèvres rosées, un nez fin, un corps parfait, avec des formes là où il faut.
Issam voyait bien qu'Abssalem la dévorait du regard, il la fixait avec un regard rempli de désir, de colère et d'envie. Il désirait la prendre dans ses bras et ainsi pouvoir goûter à ces lèvres qui donnerai envie à quiconque poserai son regard.
Le regard brûlant d'Abssalem glissa le long du corps de la femme, tout en détaillant avec attention les courbes du corps de la jeune femme.
Elle se senti désarmée, dénudée, dépouillée à cause du regard fiévreux, et brûlant de désir que lui lance Abssalem. Ne pouvant plus contenir la rage qui la ronge de l'intérieur elle prit la parole :
- Qu'es-tu venu faire dans ma chambre ? Lui demanda-t-elle.
Il releva ses yeux et la fixa dans les yeux. Un défi de regard fut établi entre les deux êtres. Ne pouvant plus contenir le regard de son épouse, il baissa la tête et s'exclama :
- Je suis venu m'excuser. Pour avoir osé lever la main sur toi. Je.. Je n'aurai pas dû. Répondit Abssalem tout en faisant une moue triste.
Issam n'en croyait pas ses oreilles. Abssalem venu s'excuser ?! Il y a un danger derrière tout ça ! Et comme dit le proverbe : l'orage après le beau temps.
YOU ARE READING
Great Divide
General FictionUne femme. Un destin. Une vie. Un amour. Le destin de cette femme restera-t-il ainsi ?
