PROLOGUE

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Karine...

Je sortais de mon lycée. 18 h 05... J'avais rendez-vous avec mon petit copain à 18 h 30. Nous allions dans une pizzeria pour fêter son anniversaire. Je lui avais acheté une place pour un match de basket, sa passion. Mon sac de cours sur le dos, mon transport scolaire me déposa devant mon arrêt de bus. Il n'était pas très loin de chez moi, et après quelques minutes, je poussai la porte de chez moi. Ma maison n'était pas très grande, mais l'espace était suffisant pour ma mère et moi. Suite au décès précoce de mon père, nous étions devenues une famille monoparentale. 


« Je suis rentrée, criais-je ! »


Ma mère me répondit d'une voix lointaine qui venait de l'étage de la maison. Je ne parvins pas à comprendre ce qu'elle disait. Je répétai machinalement ce que je faisais tous les soirs : je déposai mon sac de cours au pied de l'escalier en bois qui menait à l'étage, m'affala dans mon canapé, laissa tomber ma nuque, ainsi que ma chevelure rousse, sur le rebord du dossier. Je sentis le bébé beagle, que nous venions d'adopter s'allonger sur mes genoux, tandis que fixais le plafond du salon. Il était d'un blanc vide. Soudain, ma mère descendit l'escalier. Je me redressai puis la regarda. Ses yeux bleu ciel me fixait. 


« Tu ne comptes pas rester là toutes la soirée, quand même, me demanda-t-elle avec une pointe d'humour ? »


Je ne lui répondis pas. Elle portait un chemisier blanc et un jean. Un casque audio était autour de son cou, ce qui me laissa deviner qu'elle venait d'appeler sa sœur par Skype.


« Je vais voir Léo comme ça, demandais-je en montrant le pull à capuche et le slim noir que je portais ?
-Non, je vais te chercher une robe. » 


Elle remonta à l'étage, puis redescendit quelques secondes plus tard, une magnifique robe rose à la main.


« C'est la robe que je portais quand j'ai rencontré ton père, m'indiqua-t-elle »
Elle me la tendit, puis j'allai l'essayer dans la salle de bain. C'était une pièce mi-grande, mi-petite, une baignoire se trouvait près de la fenêtre. Il y avait également un évier, une douche, une machine à laver, ainsi que quelques rangements. Quelques secondes plus tard, j'en sortis, toute vêtue de cette robe. 


« Elle te va parfaitement, me dit ma mère.
-Je vais à la douche et après ce sera l'heure.
Ma mère jeta un coup d'œil à sa montre, puis me répondit :
-Tu as raison. »


Je retournai dans la salle de bain, me déshabillai, puis me glissa sous la douche. L'eau, chaude à se brûler, dégoulinait sur mes épaules. Après m'avoir lavé, je sortis de la douche, les pieds sur le tapis froid et ma serviette autour de la taille. Je me séchai, puis enfilai mes sous-vêtements. Je mis ensuite la robe de ma mère. Je séchai ensuite mes cheveux, puis me maquillai. Je sortis ensuite de la salle de bain.


« Je te dépose, demanda gentiment ma mère ? »


J'acquisse. Je pris l'enveloppe qui contenait le cadeau de Léo sur la table de cuisine. Je montai ensuite sur le siège passager de la Peugeot de ma mère.
Après plusieurs minutes sans, ou presque, discuter, la voiture arriva en face de la pizzeria. La nuit commençait à tomber, et les lettres lumineuses écrivant PIZZAS SUR PLACE OU A EMPORTER commençaient à s'allumer. La façade était couleur brique, une toile aux couleurs de l'Italie était au-dessus d'une terrasse en bois déserte. J'aperçus Léo qui m'attendait à la porte. Je déposai un léger baisé sur la joue de ma mère, puis sortis, l'enveloppe à la main. Je m'approchai ensuite de Léo. Il était vêtu d'une chemise blanche et d'un jean. Il avait de magnifiques yeux vert et des cheveux blonds.


« Salut, ma petite fraise Tagada, me dit-il en faisant référence à ma robe. »


Nous nous embrassions. Il sentait le Hugo Boss. Nous entrions main dans la main. 

TROIS PERSONNES, UN DESTINDes histoires addictives. Découvrez maintenant