Je n'ai que quatorze ans et ma vie n'est semblable à aucune autre. A mon jeune âge j'ai pu apercevoir énormément de couleurs de ce que la vie peut nous montrer. Je suis passée par les cases les plus sombres, sans jamais apercevoir la lumière. Il y a eu des jours où cette lumière, où ce bonheur met apparu mais tout ces instants furent de trop courte durée malheureusement.
Un père violent, une famille déchirée et des problèmes de santé. Voilà mon quotidien. Puis veint une rupture, mais puisque un soucis n'arrive jamais seul alors des problèmes d'argent l'accompagneront. Une mère incapable de s'occuper de ses enfants, elle enchaîne les heures sup', elle travail sans relâche pour nous sortir de cette mauvaise passe, mais malheureusement ça ne suffit pas. Alors elle confie son bébé à une autre. Une autre qui pendant longtemps a été ma maman, trois ans exactement.
Pendant trois ans de mon existence je n'ai plus revu ma mère, si ce n'est que quelque fois par semaine. Mais chaque soir je l'attendais, j'attendais à la porte espérant la voir arriver un jour et me dire que c'était fini et que je pouvais enfin rentrer à la maison. L'insomnie hantait mes nuits, et les hante encore aujourd'hui.
Et le jour... Mon Dieu le jour... c'était l'Enfer. L'école était une prison, ma prison. Ce que les enfants peuvent être cruels entre eux, j'en ai payé les frais trop longtemps. Toute ma vie le monde entier n'a passé sont temps qu'à ce moquer de moi, à ce moquer de ce que j'étais et de ce que je suis... j'étais seule, je n'avais pas d'ami. Tout le monde me détestait et me frappait quand ils le pouvaient. C'est dans les paroles des autres que j'ai appris à me detester, c'est grâce aux autres que j'ai appris que mon corp n'était pas valable. Leurs mots m'ont blessé et laissent aujourd'hui un trou béant au milieu de mon coeur. Un vide qui ne pourra jamais être réparé. Mon enfance n'a été qu'un ramacis d'horreur et de cruauté.
Il n'y avait personne, j'étais seule, je n'en parlais pas. Mais j'en souffrait, en silence.
Le temps passe et j'entre maintenant au collège . Un nouveau bébé , une nouvelle ville et un nouveau père détestable.
À L'école rien à changé, mise à part moi, mais ça personne ne le voit. Ma situation s'améliore, j'ai de très bonnes notes et des amies en or. Mais bien-sûr le bonheur n'est pas éternel.
S'en suis les disputes, les insultes qui recommencent et les dettes qui s'accumulent. Les problèmes d'argent refont surface.
L'année d'après plus rien ne va. J'entre pour la première fois dans ce que vous appelez "dépression". J'ai commis la pire des erreurs. J'ai écouté vos critiques, vos mensonges, j'ai cru tout ce que vous m'avais dit. J'ai cru ma mère quand elle m'a dit que ça allait changer, j'ai cru mes proches quand ils m'ont dit qu'ils m'aimaient. J'ai cru en moi et j'ai cru en vous. Je suis tombée de haut. J'ai été naïve. Et ce corp qui n'arrange rien. Je n'ose plus monter sur la balance, j'ai peur des chiffres, de ces nombre qui peuvent gravir des sommets, qui peuvent fracasser mon coeur à coup d'insultes que moi seule ose m'infliger.
Je souffre beaucoup mais je ne dis rien, je reste aussi muette qu'une hombre. Je souris et je mens, à tout le monde, et à moi malheureusement. Le suicide n'est même plus une option, mais plutôt un choix de vie. Je suis fatiguée, je veux dormir, j'ai besoin de paix, je dois... partir.
Mais alors que l'inévitable était sur le point de se produire, une personne totalement inattendu réapparu dans ma vie. Cette fameuse amie en "or" qui n'avait plus donné signe de vie depuis bien longtemps. Et grâce à une phrase, non! Grace à deux mots elle mit fin à plus d'un an de souffrance: "Ça va?"
J'ai d'abord eu envie de lui rire au visage. "Ça va..." Ça faisait tellement longtemps qu'on ne m'avait pas posé cette question. Cette simple question. Ça faisait tellement longtemps qu'on ne c'était pas inquiété de comment j'allais, comment je supportais cette vie qu'était la mienne. Elle avait su lire entre les lignes et voir plus loin qu'un simple sourire.
Je lui ai tout expliqué, et elle, elle s'est énervée. Elle a hurlé, elle était en colère et ne comprenait pas qu'on puisse penser ainsi, qu'on puis s'infliger toutes cettes haines, se faire souffrir pour si peut, pour un jugement ou deux. Elle était hors d'elle et voulais savoir qui m'avait fait ça. En quelque seconde elle m'a fait réaliser ce que j'essayer de comprendre depuis des années. Elle m'a fait redescendre sur Terre. Grâce à elle J'ai pris conscience d'énormement de chose. Et je ne suis même pas sûr qu'elle en soit elle même consciente. Ça lui paraissait tellement évident.
Alors en quelque sorte merci. Merci d'être entrée dans ma vie.
Mais aujourd'hui toute à changé.
J'assume enfin mon corp et j'arrive à sourire pour de vrai même si rien n'est jamais facile. J'ai appris la persévérance, l'optimisme et le bonheur, le vrai. Mais j'ai encore commis une erreur, bien-sûr. Je me suis attachée. Personne ne m'a dit que le manque pouvait ainsi nous faire souffrir. Nous faire pleurer jusqu'à pas d'heure le soir et nous rendre malade pour quelque chose de futile. J'ai déçu toutes mes amies et je ne sais toujours pas pourquoi. Je les ai perdu les une après les autres tels les pétales d'une rose qu'on arrache. Une par une elles m'ont reproché mon existante, elle m'ont reproché chaqu'une de mes fautes. Elles savent tout de moi, elles savent ou viser pour faire mal. Elles ont utilisé chacun de mes points faibles sens aucun scrupule. Et une fois que j'étais à terre elles sont parties et m'ont laissé derrière. Peu à peu j'essaye encore de m'en remettre, mais comment faire, quand une fois debout on est venu me repousser a terre. On m'a renié à nouveau, parce que j'étais différente. Ma famille m'a elle aussi laissé tomber alors que j'avais besoin d'eux! Ils m'ont abandonné, lâchement.
Alors aujourd'hui je marche, je hère dans ce gouffre sombre, plus seule que jamais, sans amis et sans famille. Beaucoup de gens essayent de m'aider. Ils me tendent leurs mains, mais je n'arrive plus a les attraper. Elles me semblent si loin, et je suis si faible. Comment pourrais-je encore relever la tête alors que tant de mots pèsent sur mes épaules, alors que ma vie n'est qu'un enchaînement de malchance et de haine. Le silence me consume mais je ne peux vivre autrement. J'aimerai parler, j'aimerai saisir vos mains et les serrer fort contre mon coeur, mais je ne peux pas, je n'y arrive pas. J'ai besoin de temps, J'ai besoin de quelqu'un, juste d'une personne pour me mettre une claque, me réveiller et me dire à quel point je me trompe. J'ai besoin d'aide, j'ai besoin de vous.
Alors s'il-vous-plaît ne m'abandonnez pas, pas encore une fois...
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Dépression
Non-FictionDepression is not "I feel sad because..." Depression is "I can't feel happy" Don't judge. Support.
