L'Interdit

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« Love starts as a feeling, but to continue is a choice. And I find myself choosing you, more and more every day » - Justin Wetch

« L'amour commence par un sentiment, mais continuer est un choix. Et je me retrouve à te choisir de plus en plus chaque jour. »



***



Qu'est-ce qu'il lui avait pris?

Pourquoi donc était-il tombé amoureux?

Il n'avait pas pu s'en empêcher. À peine avait-il croisé ses yeux brillants qu'il avait senti son cœur transpercé par une des flèches de Cupidon. À son tour, l'objet de sa curiosité l'avait regardé et avait souri. Et c'est à cet instant que le jeune homme avait su qu'il ne pourrait plus reculer.

Pourtant, il savait qu'il n'avait en aucun cas le droit de l'aimer.

On pouvait contenir la colère comme la joie. La tristesse pouvait être ravalée et laisser place à un faux sourire.
Mais l'amour était capricieux et ne se contrôlait pas comme les autres émotions.

C'est ce qu'il avait appris à la dure.

Il ne cessait de penser à cette personne. Il était normal qu'elle hante ses pensées puisque qu'ils travaillaient au même endroit et se croisaient donc assez souvent. Pourtant, ce n'était pas à ses performances ni à ses capacités qu'il pensait, mais à son doux sourire et à ses yeux scintillants. Il avait tenté à maintes reprises de les effacer de son esprit, voulant les remplacer par n'importe quoi d'autre qui ne lui soit pas lié de près ou de loin, sans succès.

Ses yeux attirants. Son odeur envoûtante. Ses cheveux emmêlés. Son rire résonnant gaiement dans les couloirs. Son nez qui se retroussait adorablement en signe d'agacement. Sa présence près de lui.
Sa présence. Toujours sa présence.

Comme si le destin voulait les voir réunis.

Rapidement, il tenta de se rapprocher de l'objet de son désir, même si sa raison lui ordonnait de tourner la page et de ne surtout pas s'en approcher. Mais son cœur était plus fort.

Il prenait désormais son café en sa compagnie, parlant de choses banales comme leur famille, leur travail,... Ils devinrent alors plus proches que de simples collègues, mais ils n'étaient pas encore intimes. Ils étaient amis. Et plus ils parlaient ensemble, plus le jeune homme se sentait tomber désespérément amoureux. Ils avaient tant de points communs! Et leurs différences faisaient qu'ils se complétaient parfaitement l'un l'autre.

Mais il avait peur. Peur d'être rejeté, peur de traîner ce lourd secret pour le restant de ses jours, peur de ne pas être aimé, peur de ne plus jamais pouvoir aimer. Il sentait qu'il ne pourrait jamais passer le reste de sa vie avec une autre personne, qu'il ne pourrait plus jamais aimer - du moins, pas avec cette même intensité.

À force de garder son secret, il avait de plus en plus mal. Cela le faisait souffrir de voir l'être aimé rire gaiement, parler avec lui comme avec un ami, lui raconter naturellement tous ses tourments.

Un jour, il décida de se lancer. Il prit à part l'objet de son amour. Ferma les yeux. Inspira. 

Ce fut un petit baiser. Un baiser aussi léger qu'un papillon, qui avait à peine effleuré les lèvres si douces et si chaudes qu'il convoitait depuis tellement longtemps. Cela n'avait duré qu'une petite seconde, mais le jeune homme profita de celle-ci pour savourer et mémoriser le goût de ces lèvres tant désirées à jamais.

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