Chapitre 1 : Un week-end comme les autres

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- Alycée il est 8h ! Si tu veux être à l'heure dépêche toi de te lever !
- Pourquoi tu la réveille, je croyais que tu étais contre le fait quelle aille à l'église ?
- Je n'es jamais dit que j'étais contre. C'est juste que je ne suis pas pour, nuance.
- Tu joues encore sur les mots

J'entends le rire de mes parents puis le silence revient dans la maison. La messe commence à 9h si je reste encore 10 minutes au lit et que je rate le petit déj' ça passe... Sauf que ma mère me laissera jamais sauté le petit déjeuner. Je pousse un soupir et sors du lit.

- Alycée il est 10 !
- C'est bon j'arrive !

Elle va pas me crier dessus toutes les dix minutes non plus ! Des fois j'ai l'impression qu'elle a accepter que j'aille à l'église juste pour que je sorte du lit avant 14h le samedi.

Je m'habille en deux-deux et me dépêche de descendre les escaliers avant qu'un autre cris n'ébranle les murs de cette maison. Quand j'arrive dans le salon, ma mère me regarde de biais et me lance d'un ton sarcastique :

- Et bas dit donc, madame c'est mis sur son 31 à ce que je vois !

Et elle éclate de rire. Ce à quoi je répond d'un ton neutre un simple «normal, c'est la messe». Je mange mon petit déjeuner aussi vite que possible (soit une vingtaine de minute pour un malheureux thé avec deux tartines de pain) et me dirige vers la porte d'entrée le plus vite possible.

- Et mon bisous ?

Je lance un regard mis amusé-mis gêné à ma mère et je me hâte en direction de l'église. Je suis partie à 40 au final, je vais donc arriver à 50... Pourvue que les places seules au fond soit encore disponibles ! Ce n'est pas du tout que je n'aime pas les autres croyants mais la messe c'est mon moment de repos et d'intériorisation. Et j'ai absolument pas envie que jean miche vienne me les ****** parce qu'on était ensemble en primaire et qu'il est trop content de me revoir (alors que fondamentalement aucun de nous deux n'a vraiment pensé à l'autre c'est 7 dernières années). Mais bon en théorie le samedi matin y a que des jeunes avec parents, donc personne viendra me parler, et les personnes âgées ça peut toujours être drôle... Je dois être une grand-mère en fait, je vais toujours à la messe, je connais des ragots sur tout les paroissiens, je parle qu'avec des vieux le week-end, et je passe mon temps à critiquer les jeunes à l'église... C'est ça ! Le week-end je me transforme en vieille commère ! Je sursaute quand je me rend compte que je viens de frapper dans mes mains en même que d'arriver à cette conclusion farfelue...
Je m'assieds donc tranquillement à ma place, ferme les yeux, et mets mes écouteurs en attendant le début de la messe.

- Marie dépêche toi, la messe va bientôt débutée !

Je lève une paupière pour voir une petite famille composée de deux enfants et deux adultes se précipiter vers la rangée juste devant moi. Même si ma mère avait estimée que je mettais mise sur mon 31, je ne porte qu'une chemise blanche et un jean noir, qui vont certe très bien avec mes longs cheveux noirs tressés, mais qui font bien moins prestigieux que ceux de la petite famille juste devant.
J'ai l'impression d'être de venir d'un monde totalement différent d'eux. Surtout du sien à elle. La lumière qui passe à travers les vitraux vient s'échouer sur ses cheveux. Elle fait apparaître de jolies reflets roux parmis ses cheveux chatains.

- Et bien bonjour ma petite Alycée ! Qu'est-ce qu'il t'arrives le christ vient de réussiter sous tes yeux ?
- Oh ! Bonjour madame Durant ! Euh non madame, je me juste suis perdue dans mes pensées excusez moi...
- Voyons ma petite pas besoin de t'excuser pour si peut ! Tu devrais travailler un peu moins et te reposer un peu plus. Sinon tu vas craquer. Et venir à la messe pour dormir ne présente pas vraiment d'intérêt, non ?
Ajouta la petite dame avec un sourire en coin et un clin d'œil malicieux.

- Et bien figurez-vous, que ce lieu est bien plus calme que chez-moi ! Et qu'il possède l'avantage d'être bercé d'une douce musique que ma maison ne possède pas !
- Alala si notre père t'entendait... Tu es bien trop impertinente ! Lui dit-elle en lui mettant une petite tape sur la tête
- Mais, notre père n'est-il pas omniscient et omnipotent ? Ne pût s'empêcher d'ajouter la cadette d'un air malicieux
- Tu sais parfaitement de qui je parle ! Lâcha-t-elle dans un éclat de rire. D'ailleurs le voici qui vient la messe va commencer, alors maintenant silence.

Je sourit amusé, cette petite dame de 73 ans était toujours aussi énergique ! Elle est loin d'avoir sa langue dans sa poche ce qui est toujours amusant. J'entendis un rire discret venir de la ligne de devant. Et au moment où je tourne ma tête vers la source du bruit, je la voie qui me fixe.

Je me plonge dans son regard, en pleine lumière ses yeux noisettes semblent devenir jaunes. Je trouve la couleur fascinante. Et une part de moi ne peut s'empêcher de s'imaginer en train de le reproduire sur une toile.
Un bruit d'orgue se mit à retentir la messe venait de débuter.

Nos yeux se séparèrent et je me mis à chanter en cœur avec les autres. J'aime vraiment cette partie de la messe. Où l'on a l'impression de faire partit d'un ensemble. La foie est vraiment quelque chose de beau, et de puissant.

- Redescend la messe est finit, tu aimes vraiment ça hein ?
- Vous vous sentez toujours obligée de vous moquer, hein ?
- Ah, j'aurais bien aimé mais mes petits enfants m'attendent... Tu m'accompagne jusqu'au bénitier puis à l'entrée ?
- Ah vos ordres madame !

Repondis-je d'un air ironique. Nous fimes donc le chemin habituel. Et au moment de lui dire au revoir, je vis quelque chose tourner seul à l'angle de l'église. Mais tout ce que j'eu le temps d'apercevoir fût une unique mèche au reflet roux...

- À samedi prochain sans faute, hein ma petite dame !
- Oui ! Sans fautes madame Durant ! À la semaine prochaine.

Je lui fit la bise et une fois qu'elle eu traversée la rue je partie à l'angle de l'église.

Et là je la vie, ses cheveux auburn volants au vent, sa robe verte qui se mouvait joliment au grès de ce dernier. Puis ses yeux qui me fixairent dès qu'ils me virent.

- C'est bien ce que je pensais, tu es venue Sa voie était douce et amusée
- Tu m'attendais ?
- Tu me fixais

Ça ne repond absolument pas à ma question ça ! Mais tout cela est troublant, on dirait un jeux... Et si on jouait aussi ? Je sentis alors un fin sourire apparaître sur mes lèvres.

- Es-tu sûr que ce n'est pas toi qui me fixait ?
- Je ne sais pas, tu en aurais eu envie ?
- Excellente question, mais es-ce qu'on se serait pas fixées toute les deux ?
- C'est une possibilité...

Elle aussi semblait s'amuser, ses joues avaient légèrement rossient. Je sentis que mon cœur s'accélèrait. Et vue la chaleur qui provenait de mes joues, elles devaient être aussi rouges que les siennes. J'eu alors une idée, ou plutôt une envie. Mon corps se mit à bouger comme par instinct. Je me mit à me rapprocher d'elle. De plus en plus près. Mais elle ne bougeait pas. Elle me regardait toujours aussi fixement. Jusqu'au moment où je pût sentir son souffle sur mon visage.

D'une main je vins lui caresser doucement la joue. Le souffle court et le cœur battant la chamade. Puis je me pencha doucement, et murmura à son oreille :

- Dans ce cas-là, sors avec moi Je me recula légèrement afin de pouvoir observer sa réaction
- D'accord, mais je te préviens, personne ne le sauras jamais.

Je hochais la tête en signe d'acceptation. Puis je me rapprocha encore un peu plus d'elle. Je la sentie se détendre contre moi. Et au moment où elle ferma ses yeux, je ne pût résister. Lorsque mes lèvres rencontrèrent les siennes je nous sentit frissonner de concert. Pourtant se ne fût qu'un baiser long, doux, et sucrés ? Elle avait mangé un bonbon il y a peu ?

- Je dois y aller désolé ! Au revoir me dit-elle en rougissant

Je m'écarta légèrement d'elle en souriant :

- À samedi prochain !

Je la vie sourire et partir en courant. Je souris, j'aimais la sensation qui me parcourait le corps et l'esprit actuellement. Même si je restait légèrement confuse, je fermis les yeux et savoura.

Plus jamais seuleWhere stories live. Discover now