Chapitre 1 : Le réconfort

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Aujourd'hui,j'ai fini de passer mes examens et j'ai rendez-vous avec Mathilde et Camille, mes deux amis d'enfance. Mathilde est toujours extravertie, quand je vais mal, je sais qu'elle est la pour me faire rire et me changer les idées. Même si des fois elle peut paraître un peu folle et égoïste, c'est l'une des personne qui m'a montrée que le monde pouvais être claire et bienveillant des fois. Quant à Camille, lui, il est tout le contraire, il reste calme et posé, des fois on dirait un papa quand il essaie de nous rattraper après une soirée bien arrosée ou juste quand un mec essaie de nous approcher. On dirait pas comme ca, mais Camille est comme un grand frère, il est très protecteur et aussi il faut pas l'énervé car il par au quart de tour et ca peut finir mal.

On s'était donné rendez-vous à 11h30 précise pour aller manger au restaurant tout les trois. Ca vous paraît tôt ? Mais ca c'est parce que vous connaissez pas Mathilde. Même en se donnant rendez-vous trente minutes plus tôt, elle arrive quand même a avoir plus d'une heure de retard.

Pendant ce temps je raconte à Camille à quel point j'ai galérer pour les épreuves d'anglais et de maths. Bien sûr la seule réponse qu'il a « Tu aurais pus me demander de l'aide pour les maths! Tu aurais peut-être mieux compris après un cour particulier avec ton fidèle serviteur ! », il se mis a rire en s'agenouillant devant moi. Je ris aussi car je sais à quel point mon pitit frère d'adoption n'aime pas être soumis et surtout à quel point son niveau de maths est encore pire que le mien !

Après deux minutes de chamaillerie intensive, Mathilde arrive enfin, elle est à moitié essoufflée « Coucou !... désolé pour mon retard...c'est de la faute àaaaa... », je la sens encore en train de réfléchir a une excuse bidon, je pose donc mes mains sur ses tempes et fait comme si je lisait sont esprit « Hmmmm... c'est à cause du métro qui s'est arrêté car il y avait un chien fou dans la station qui suit....hmmmm. Et qu'ils ont mis du temps à le calmer...et du coup, tu n'as pas eu le temps de te coiffer et de te maquiller correctement » Camille et moi rions de la situation, on sais déjà que Mathilde à oublier de se réveiller encore une fois, mais bon on la pardonne. « Bon j'ai faim ! , réplique Mathilde directement, j'ai pas eu le temps de déjeuner, allons y ! ». Nous n'avons même pas le temps de répondre, que Mathilde nous tire déjà vers le restaurant, nous n'avons pas le choix de la suivre mais c'est pas comme si nous non plus on avait pas faim.

Arrivés au restaurant, nous nous installons et discutons des nouvelles et créons des délires autour des bafouilles et des bêtises que font les uns et les autres. Le dessert arrive et je sens Mathilde arriver avec ses question du FBI pour savoir tout nos petit secrets : « Et sinon les amours ? Comment ca ce passe ? », je vois le visage de Camille se décomposé « quelque chose ne vas pas Camille ? » je pose une main sur son épaule, il pose sa mains délicatement sur la mienne pour la faire dégager puis reprend avec un sourire forcé : « Ouai...Ouai tout va pour le mieux... » Mathilde reprend son air sérieux « qu'est ce qu'il se passe ptit frère ?... , Camille ris nerveusement avant de reprendre,

- Mon mec ma largué après en avoir parlé à ses parents... il m'a dis qu'il voulais pas ressembler à un monstre comme moi ... ». Je le vois...il retient ses larmes. Aish ! Mais qui se permet de critiquer deux personnes qui s'aiment ! Les parents de son mec, enfin son ex, sont vraiment des ordures de premières ! Mais c'est aussi de la faute de Mathis qui ose pas s'assumer en face de ses parent !

Je décide de prendre Camille dans mes bras, il se met a pleurer toutes les larmes de son corps. En même temps je peux le comprendre, c'est dur de pas se faire comprendre et accepté... Mathilde ne sait jamais comment réagir dans cette situation : « Bon ! Ca vous dis d'aller acheter des bières et d'aller dans notre friend cave ? »,on acquiesce tout les deux avant de payer et de partir acheter des potions de moral.

Arrivé dans notre repère on s'installe a nos place respective. Depuis le primaire, ce repère n'a quasiment pas changer. Un abris en taule et en bois avec des tapisseries en poster de tout ce qu'on a pu aimer, avec des meubles que nos parent voulais jeter. Camille est installé sur des pneus qui servaient de trône du chef, qui n'avait pas très fière allure après ce coup de poignard dans le dos qui venait de prendre. Quand à elle, Mathilde,s'est assise sur la petite table, à côté des bière, elle se charge de la distribution des boissons,et donc de notre état d'ébriété, peut-être pas une bonne solution au final... Je rentre en dernière dans l'abri et ferme la porte, comme d'habitude je m'affale sur le vieux canapé en faux cuir noir à moitié décousu. Nous buvons, parlons, rions, dansons ensemble. Je m'étire et regarde par la fenêtre « Merde il fait déjà nuit... je dois rentrer » je les embrasses sur la joue chacun leur tour avant de sortir. Je marchait seule dans la rue, éméchée, et vois une barrière m'empêcher de d'accéder à mon appartement directement. Merde je dois faire un détour pas possible et j'ai mal au pied. Pourquoi j'ai mis ces nus-pied déjà ? Mais j'avais pas des baskets ? De toute façon je suis trop saoule pour me souvenir de ce que j'ai mis.

Je prend donc le détour, les rues sont vides. Ah non... il y a un homme, il a la tête baissée. Je m'approche doucement de lui « Monsieur, vous allez bien ? », l'homme se redresse. Est ce un masque, du maquillage qu'il porte? Je n'ai même pas le temps de voir les détails de son visage que je louche sur le canon d'un flingue que l'homme me pose entre mes deux yeux. Je reste paralysée par l'incompréhension de ses actes et la peur de finir mon journal ici. Je ferme les yeux...

Laisse moi le temps...Stories to obsess over. Discover now