Il y avait un passage cacher dans le cimetière qui menais à la sortie de la ville. Il avait dû être construit durant la seconde guerre mondiale pour cacher les rebelles. Mon grand-père maternelle était un passionné d'histoire et je crois bien que c'est l'une des choses que j'avais le plus aimé dans ces histoires. Ce souterrain était notre secret et maintenant que mon grand-père était mort, ça devenais le mien.
J'étais bientôt arrivée. Je pouvais déjà apercevoir le puits. J'y arrivais et regardais dedans. C'était noir et profond, je n'avais rien pour m'accrocher et descendre en rappel contrairement à la fois où j'y avais été avec mon grand-père.
Tans-pis! Je balançais une pierre pour savoir à quel point c'était profond. Je l'entendis cogner le sol au bout de 15 secondes. Je n'étais pas rassuré: si je me cassais un membre je n'irais pas bien loin et ça arrangerait David. Hors de question!
Je regardais autour de moi. Des tombes, encore des tombes, toujours que des tombes! Si je ne trouvais pas un moyen de descendre rapidement j'allais finir dans l'une de ces tombes moi aussi...
Je contournais le puits et je tombais fort heureusement sur une vieille chaîne rouge, ou plutôt toute rouillée! Ça fera l'affaire. Je passais un bout de la chaîne autour de moi. Je grimpais sur le rebord du puits et passais l'autre extrémité de la chaîne au dessus de la barre de fer qui servais anciennement à attacher la corde qui tenait le panier ou je ne sais quoi d'autre. Je pris cette extrémité et je me jetais doucement dans le trou du puits en faisant d'abord tombais mon sac. Pour descendre je faisais montais la chaîne que j'avais dans mes mains ce qui me faisait descendre.
Une fois en bas, je fis tomber la chaîne dans le puis pour que personne ne se doute de mon passage. Maintenant, il fallait que je trouve la petite entrée du tunnel. La traversée ne fut pas évidente avec un sac. Mais j'y parvint. Puis je me mis à marcher tranquillement le long du tunnel. Il y avais plein de témoignage du passé: Des marques qui montrais le nombre de jours qu'ils avaient passés dans le tunnel, du sang, il y avais un vieux tee-shirt, un couteau et des rats mais ça je ne pense pas que la guerre soit la raison de leur présence. J'avais déjà le couteau de cuisine que j'avais pris avant de m'enfuir. Une arme de plus pourrai me servir, mais je laisser le couteau là où il devrait être. Je continuais donc ma traversée. Quand je sortirai il ferait sans doute déjà nuit car la sortie de la ville étais plutôt loin de chez moi. J'avais faim! Je n'avais pratiquement pas mangé au petit déjeuner et au déjeuner. Mais il ne fallait pas que je me nourrisse tout le temps si non je n'aurais plus de réserve vu que j'en aavais pris peu. Au bout de deux heures de marches dans des souterrains étroits, humides, sales, je finis par arriver à un croisement. Droite ou gauche ? Je décidais de prendre la droite puisque je voyais la lumière de la lune se reflétais sur l'eau.
De l'eau?
Au même moment j'entendis une sorte de porte blindée tombais pour refermer le chemin par lequel j'étais arrivé. Puis une minute après un gros bruits sourd retentit provenant de l'autre chemin qui c'était trouvais sur ma gauche et qui se trouvais à présent derrière moi. Ça avait l'air de s'approchait rapidement de moi. C'était quelque chose de fort. Plus le bruit s'approchait plus l'aire était humide et plus le bruit ressemblais à celui de la pluie lors d'une tempête. Quand je compris ce qui se passait, je me retournais puis je couru en direction de la sortie mais c'était trop tard. L'eau me percuta de plein fouet et me projeta dans la rivière. Je lutais contre les courants, en vain, pendant plusieurs minutes. Puis les rafales d'eau cessèrent et je pu enfin nager jusqu'au rivage. Je m'éloignais un peu du bord mais je n'étais pas aller bien loin: je n'avais plus de force, j'avais mal au crâne , je m'étais cogné contre un petit rocher, sûrement. Je finis par perdre connaissance et m'écrouler sur le sol de la petite forêt, morte de fatigue.
J'avais froid. J'étais trempée. Il y avait quelque chose que s'enfonçait dans mon dos, c'est ce qui m'avais réveillé. Je me relevais, j'avais retrouvé un peu plus de force. Je retirais mon sac de mon dos et je l'ouvrais: toutes mes affaires étais trempée, elles aussi, et la nourriture étais bonne à jeter.
Génial, manquait plus que ça!
Il me restait donc une petite bouteille d'eau, un tee-shirt -mouillé- un couteau et de l'argent qui devais encore sécher. Je posais la nourriture gâchée sous un arbre – un animal viendrait sûrement le manger plus tard, au moins un qui ne mourra pas de faim!- puis je cherchais un moyen de sortir de ce lieu.
Je dus marcher au moins trois bonnes heures, non sans avoir trébucher et m'être égratigner les paumes de mes mains et les genoux, avant de tomber sur une immense grille de deux bon mètres au moins. Il y avait une route derrière: un petit espoir de m'en sortir.
J'entrepris donc d'escalader la grille. Au début, ce ne fut pas facile avec les mains et les genoux dans cette états mais je pris vite mes marques et j'ignorais les picotements.
Une fois de nouveau au sol, j'entrepris de longer la route. J'avais décidé de la remonter par la gauche, espérant que dans cette direction je tomberai vite sur la ville la plus proche avant qu'il n'y ai des portraits de moi partout.
La route était déserte.
Pas âmes qui vivent, enfin presque car j'avais vu un petit moineau, mais sinon: rien. De plus j'avais chaux et c'était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle: bonne car le tee-shirt et les billets que j'avais bien pris soin d'attaché de part-et-d'autre du sac à dos allaient séchés rapidement; Et une mauvaise car j'allais vite me déshydrater et que l'eau chauffé n'était pas la meilleur à boire et encore moins dans ces cas là.
Et les choses n'allaient certainement pas s’améliorer!
Je ne savais pas quand et si j'allais atteindre la ville et la température et le soleil n'avaient pas l'air de bientôt redescendre: le soleil était à son apogée, il devait être aux environs de midi. Je voulus prendre mon portable pour vérifier l'heure mais quand je le sortit de ma poche il ne voulut pas s'allumer. Il me fallut quelques secondes pour me rappeler qu'il avait lui aussi pris un bon bain mouvementer.
Je m'arrêtais brusquement. J'en avais plus qu'assez. Je fixais le portable puis je le retournais, je retirais la puce et je balançais le reste de toutes mes forces en imaginant la tête de David entre mes mains.
-Ça fait un bien fou dites-moi! Dis-je en rigolant.
Puis je grimaçais: j'avais plus de téléphone. Mais mon sourire réapparue rapidement quand je me souvint de la tête de David au sol. Sur ce, je repris ma route de bonne humeur en pensant à ce que je ferai à David, si je le recroisais. Cependant penser à David m'avais menée à penser à ma mère. Allait-elle bien ? Sûrement pas. Je l'avais fait souffrir mais d'une certaine façon elle aussi, involontairement et indirectement bien sûr, mais elle l'avait fait en acceptant David dans notre vie.
Elle avait été trop aveugle et gentille et elle en payait le prix malheureusement. Mais un jour elle et moi serons heureuses, seules toutes les deux et les souvenirs de mon père, laissant le reste derrière nous.
Je mourrais comme même d'envie d'avoir de ses nouvelles.
Et c'est avec ce genre de pensées que j'atteignis enfin une ville.
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Le Prix de la Liberté
RomanceMaya Wilson, jeune lycéenne de 16 ans, intelligente, belle, populaire. Et paraît être la plus heureuse du monde! Mais les apparences sont parfois trompeuses. Le beau père de Maya, David, lui fait vivre un enfer et elle, elle rêve de liberté. Mais à...
