j'ai vécue toute mon enfance dans un petit bled paumé avec peut-être 400 habitants pour 3000 vaches. Mes parents avaient une grande maison qu'ils avaient fait construire petit à petit, en grandissant j'avais finie par aider à la construction c'était assez cool ces moments là.
Je me rappelle de mon année de CM2 où j'avais de supers amis en qui j'avais complètement confiance et je nous voyais adultes ensemble à boire un café sur une terrasse et à rigoler mais la vie n'est jamais écrite comme dans un livre, elle est pleine de surprise. Je garde de bon souvenirs de l'école primaire même si j'avais la trouille de ma maîtresse, elle était un peu de se qu'on appelle l'ancienne école du genre à vous mettre des coups de pieds au derrière et à vous donner de petits coups de règle sur la tête, elle était sévère mais juste et elle à jamais tuée personne.
Quand j'étais petite j'en avais carrément la trouille mais maintenant je me rappelle que il y avais qu'avec elle que j'ai eu que des notes entre 16 et 20 à chaque contrôle. C'est peut être à ce moment là que j'ai reçus mes premières critiques, mais c'était pas bien méchant et c'était souvent plus tourné en blague. Je comprenais pas à ce moment là pourquoi un gars qui avais aussi de bonnes notes me traitais de sale intello. La première fois c'était pour rire et après c'était une amie qui avais des notes un peu en dessous des miennes qui me traitais de sale intello mais cette fois ci c'était avec colère et mépris. Tout ça juste pour des notes, je ne comprenais pas. Et petit à petit j'ai commencée à ressentir une gène, comme si jour après jour ils m'éloignais de leurs bandes. Comme si je les gênais eux alors que moi j'avais besoin d'eux car c'était mes amies et je les aimaient.
Surtout quand on habite dans une campagne sans voisins. Les seuls amis qu'on a généralement sont ceux de l'école et sans eux on se retrouve complètement seul. En grandissant j'avais toujours été entourée d'adulte rarement d'enfant c'est peut être cela qui fait qu'à l'heure actuelle je suis toujours mal a l'aise avec ceux de mon age alors qu'avec les personnes d'autres générations, j'arrive à être moi même.
Et un beau jour c'est devenue mon premier jour de collège. C'était le rêve et la trouille totale en même temps, j'avais l'impression de devenir une grande, une adulte ma mère m'avais offert mon premier téléphone, il était gris métallique et à clapet avec en fond d'écran le petit dragonito tout rouge avec des yeux manga bleu/vert.
Et c'était la trouille parce c'était le changement d'école, de profs et puis il y avais beaucoup plus de jeunes que dans mon ancienne école de campagne. J'espérais de tout cœur pouvoir me faire tout pleins d'amis en plus de ma petite bande en CM2.
On était parti voir nos classe qui était avec qui dans la bande, sachant qu'il y avais classes, je me suis donc retrouvée avec un gars de mon groupe le même gars qui avais commencé à blaguer en me traitant d'intello, alors que lui même avais de super bonnes notes tout comme moi à l'époque. Mais sur le moment je n'y pensais plus tout ça c'était du passé, pas bien blessant.
La matinée c'était plutôt bien passée mise à part le faite qu'à la cantine j'avais reçus des regards étrange, j'avais mis sa sur le compte d'être nouvelle. La journée aillant passé assez vite j'étais très contente de ma première journée. J'avais tout racontée dans les moindre détails à mon père sur la route pour allez chercher ma mère à son travaille. On avait environ 20 minutes de route pour arriver à son travail et une fois sur place en l'attendais entre 30 minutes ou parfois même une heure parfois j'avais pris l'habitude d'emmener mes devoirs pour les faire dans la voiture. Une fois ma mère sortie de son boulot, je lui est quasiment sautée dessus pour lui raconter ma journée. Elle avais le sourire au lèvre, elle était heureuse pour moi, c'est tout ce qu'elle voulais dans sa vie que sa fille soit heureuse.
Le lendemain rebelote et les jours suivants pareille jusqu'à un jour oû je tend une feuille à une fille de ma classe et qui me l'arrache des mains avec un merci méprisant, limite comme si je l'écœurais. Puis à une pause, j'étais partie au toilette et j'entend sa voix qui parle de moi.
-Elle m'énerve cette grosse vache avec sa feuille, putain fallais qu'elle soit à cotés de moi en classe.
L'autre fille qui était aussi dans notre classe lui a dit de se calmer en rigolant et lui dit que c'était juste une feuille. C'était la première fois de ma vie qu'on m'insultais de grosse vache, la première tout cour que l'on m'insultais. Et je suis restée planquée dans ces putains de chiotte sans faire le moindre bruits, je me suis trouvée nul sur le moment. Puis j'ai attendue qu'elles partent pour sortir, je ressentais une sorte de honte de dégoût mais pas envers elles mais envers moi, juste à cause de simple paroles. Une fois sortie je suis partie raconter tout ça à mon groupe d'amis et j'ai étés très surprise de leurs réactions ou non réactions pour certains. L'amie en CM2 qui m'avais traitée de "sale intello" de colère et avec méprisance m'avais sortie ça :
-T'as vue comment t'es fringuée aussi, tu t'habille avec des trucs d'occasions et même pas à la mode. Tu t'habille comme un sac et puis t'es pas maigre non plus, c'est pas comme si elle avais tord.
Et elle c'est mise à rigoler avec 2 autres du groupes, y'en a même un qui à balancé "comment tu l'as cassée", c'était à la mode à cette époque cette phrase et c'est peut être pour sa que je la déteste encore aujourd'hui . Elle me rappel surement ma honte de moi même et ma faiblesse de l'époque.
J'ai passée la journée à me taire avec la fille des toilettes à coté de moi en classe. J'avais honte, je me dégouttais.
Ce soir là, je suis rentrée dans la voiture de mon père et lui est répondue que la journée c'était bien passée comme d'habitude. Je rappelle avoir mis mes écouteurs dans les oreilles et avoir retenus mes larmes pendant tout le trajet en écoutant ma musique, je m'en souviens très bien car cette scène c'est répété beaucoup trop de fois après ce jour. Quand ma mère est rentrée dans la voiture, elle avait compris qu'il avais quelque chose je lui ai simplement répondue que l'on commencés les cours et que j'étais complètement usée mais ça c'était pas la vérité. Mais j'avais pas envie d'inquiéter ma mère en lui disant, " oui mamoune tu as raison y'a une fille à l'école aujourd'hui qui m'a traitée de grosse vache et depuis que mes amis ont approuvé en ce foutant de ma gueule, j'ai l'impression d'en être une !". Mais ça je me suis retenue pendant longtemps de lui dire parce que une fois sortie du collègue je voyais son sourire qui étais fière de sa petite fille unique et çà me fessais un bien fou. J'avais l'impression d'être belle à ses yeux et c'est surement toujours le cas. Mais pour rien au monde je ne voulais que se sourire disparaisse pour de l'inquiétude, se sourire qui me faisait souffler les dures journées d'insultes.
Alors pour le bien de tout le monde je prenais sur moi et y allais chaque jour dans cette enfer qui était mon collège, chaque jour devenais de plus en plus dure. Les chuchotements, les rires en me regardant je m'efforçais de faire comme si elles n'existaient pas. je me disait que si je les ignorais ils finirais par arrêter tout ça un jour.
Mais cette méthode pendant plus de 1 an n'a servi à rien du tout. Si elle a servi seulement à me renfermer sur moi-même, à en vouloir à la terre entière d'être si mauvais avec moi, jusqu'à en vouloir à mes parents de m'avoir m'y au monde pour souffrir.
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Exclue
Teen FictionEtre isolé, ça tout le monde à connue cela au moins une fois dans sa vie mais être rejetée par tous (ou presque) de se qui nous entoure ça sa n'arrive pas à tous. Se retrouver méprisé parce qu'ils ont décidée que tu étais "Moche","Grosse" ou "Salop...
