L'incroyable rencontre de deux fantastiques destins hors du commun.

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  Londres, 1957. Dans les rues relativement calmes, le long des bars du quartier de Honcheerchera, un cri déchirant déchira la nuit.

«Boooordel mais quelle bande de pisseuses! Toujours à m'faire chier pour gnagnagna ou gnagnaaaAA et m'empêcher de faire mon boulot, ces... ces... ces coNNARDS!»

C'est en hurlant la dernière injure que John Sterling heurta un réverbère en acier, avant de tomber à la renverse sur un sol qui était olfactivement une zone convoitée par de nombreux canidés. Ça veut dire que ça sent la pisse de chien espèce de demeuré! Pardonnez-moi.

John, donc, déambulait dans les bas-fonds de Londres après s'être changé les idées en consommant d'irresponsables quantités d'alcool et en déclenchant une bagarre (c'est pourquoi il est actuellement sur le chemin de son domicile, alors qu'il n'est que 3 heure du matin). En effet, John est alcoolique. Il aurait bien emporté une dernière bouteille avec lui, afin de compenser son expulsion, mais cela lui est impossible. En effet, John n'a pas de bras. 

Après être resté assis durant deux bonnes minutes à observer le sol d'un air contemplatif, John se releva avec aisance, et ce malgré ses capacités diminuées par la boisson et son absence de membres supérieurs. En effet, John est musclé. Maintenant que vous savez tant de choses sur John, c'est à votre tour de vous présenter. Comment vous appelez vous?

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Je vois. Si vous tenez à m'embarrasser, je me vois donc dans l'obligation de vous donner un nom temporaire, le temps que vous cessiez ces enfantillages ridicules. Vous vous appellerez donc Croquette. Comme les chiens dont le prénom est choisi par des enfant en bas âge, ou des individus en retard mental comme VOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUS LALALÈRE.

Reprenons.

John, démotivé par sa défaite contre le réverbère, était désormais silencieux. S'il avait des bras, il aurait également cessé de gesticuler. Il marcha ainsi sur quelques rues, avant de remarquer de l'agitation sur le trottoir à sa droite. En effet, John marchait sur le trottoir de gauche. Rodés par 19 années de carrière, ses sens d'inspecteur aguerri s'activèrent immédiatement. Il regarda dans la direction de l'agitation suspecte. Sa vision déjà floue peinait à identifier la scène se déroulant entre deux réverbères, dans l'obscurité sombre et noirâtre dans laquelle les délits les plus obscurs se commettent. Cependant, un cri paniqué acheva de confirmer les soupçons de son cerveau d'entrée de gamme. Un "ah", mais en plus long, avec des majuscules. Un cri de douleur.

Aussitôt, l'inspecteur se rua vers le danger, pressé d'avoir enfin une excuse légale pour appliquer une copieuse quantité de violence sur d'autres humains. S'approchant à toute vitesse à l'aide de ses jambes musclées montées sur de lourdes Rangers renforcées par du métal, John vit un homme, debout, donnant des coups de pied à l'aide de lourdes Rangers renforcées par du métal à un autre homme à terre. Il n'y avait pas à réfléchir. N'écoutant que son courage et son irrépressible pulsion de violence, John quitta le sol, lançant son légendaire double coup de pied sauté, technique subtile qu'il a mit au point pour les interventions rapides.

C'est alors que l'impensable se produisit. Par un réflexe surhumain, l'agresseur avait contré le coup de l'inspecteur. À l'aide d'un large et haut mouvement de jambe, John fut dévié avec force et s'écrasa au sol. Il se remit aussitôt debout, de façon plutôt acrobatique. Autant pour le style qu'à cause de son absence de bras. Le méchant criminel lui lança:

« Qui t'es toi guignol? Son complice? Vient ici que je t'écrabouille!

-Son complice? QUESCEQUE COMMENT QTU MCAUSEUuu! Moi chui policier ok? bredouilla John, imbibé d'alcool de mauvaise qualité.

-Cette grosse merde a volé le portefeuille d'un pauvre riche dans le besoin! Je l'ai vu le lui prendre en douce. J'ai fait ton boulot, gros déchet. »

John était beaucoup trop fatigué (et ivre) pour répliquer. De plus, un détail avait frappé son attention. Le ton sarcastique employé par son interlocuteur ne laissait aucun doute dans l'esprit simple et hâtif de John: cet homme avait usé de violence sur ce criminel par passion, se servant du délit comme d'une excuse. Ce qui se rapprochait d'une illumination à l'échelle de son intellect limité traversa l'esprit de John. Il se concentra afin de paraître le plus sérieux possible, et de rendre son élocution moins hasardeuse.

« Toi, t'as un job?

-Non.

-Ça te dirait de travailler avec moi?

-Pourquoi pas.

-Parfait alors. Je t'engage, le commissaire sera d'accord. Il est tout le temps d'accord avec moi. Presque.

-Je vous serrerais bien la main, mais je n'ai pas de bras.

-Moi non plus.

-Parfait alors.

-Parfait. »

Sur ces mots plein de passion, une amitié venait de naître. Et avec elle, une histoire vachement meilleure que les autres. 

Inspecteurs John Sterling et Vlacovsky BolchovitzStories to obsess over. Discover now