Chapitre 1

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J'étais assise à mon bureau et je finissais mes devoirs. Ma lampe de chevet avait toujours eu un faux contact. C'était angoissant surtout le soir , mais encore plus aujourd'hui.

À cause de ce qu'il s'était passé cet après-midi.

J'étais partie faire du shopping avec ma meilleure amie Charlotte après les cours, comme on le faisait souvent. Oui oui ,il y a des avantages à vivre en plein centre ville je vous assure.

Charlotte et moi on se connaissaient depuis la primaire, elle était blonde et j'étais brune. Tout le monde s'intéressaient à elle et pas à moi ( pas que je m'en plaigne loin de là) Mais elle était toujours restée elle-même , c'est ce que j'appréciais le plus chez elle.

Notre amitié était un pure cliché.

En sortant d'un magasin , le sentiment d'être surveillée avait refait surface , ça ne me changeait pas de mon quotidien. Mon père passait son temps à me surveiller ou à envoyer un de ses gars depuis que j'avais été agressée. Pratique d'être policier.

J'avais cherché dans la foule de la place Saint Lambert un des ses collègues mais personne. J'avais continué notre aprem shopping avec l'impression d'avoir un ange gardien , je sentais une force spirituelle me protéger.

Un peu plus tard à la sortie d'un énième magasin , une voiture s'écrasa à deux mètres de nous. Elle avait été comme déviée par un mur invisible.

La police était arrivée en quelques minutes , pas étonnant.

Pour une fois je ne pouvais pas reprocher à mon père de me faire surveiller mais il allait m'entendre.

Une foule s'était attroupée autour de la voiture , en nous approchant, Charlotte et moi avions été stupéfaite. Le conducteur avait disparu. Il n'y avait personne à l'intérieur de la voiture , enfin de ce qu'il en restait.

J'étais rentrée chez moi , après avoir été interrogée par Franck , le collègue de mon père , son seul et meilleur ami depuis l'école de police et forcément celui qui me surveillait le plus.

Je dinais souvent seule , ce qui rassurait encore moins mon père mais de temps en temps je voyais les lumières d'une voiture de police passer dans ma rue.

On vivait dans un petit appartement juste à la périphérie du centre de Liège.

C'est peut être pour cette raison que je me sentais observée à longueur de journée et que cette impression ne me quittait jamais.

Après avoir diner devant la télé , je me retrouvais coincée sur mes devoirs et ma lampe de chevet qui déconnait.

Voila , ça m'apprendra à sécher les cours !

Je finis par arrêter de me prendre la tête sur mes cours , oui tous. Et alla lire quelques chapitres avant de dormir.

J'avais le sommeil agité depuis mon agression , mes rêves étaient parsemés de démons sortant de volcan éteint. Des créatures sortant de mon cours de mythologie grecque. Preuve aussi que je regardais beaucoup trop de film et que je lisais d'autant plus.

Mon père rentrait vers trois heures du matin, il venait me border et partait se coucher. J'étais réveillée mais je n'ouvrais pas les yeux et faisant semblant de dormir , comme quand on est enfant et que nos parents viennent voir si on dort , pour ne pas l'inquiéter.

Quand il sorti de ma chambre , j'alluma ma lampe , elle déconna deux secondes puis illumina la pièce. Un courant d'air me fit frissonner. Ma fenêtre était entre-ouverte, je ne me rappelais pas l'avoir ouverte ni même mon père, mais en y réfléchissant bien je l'avais peut-être mal refermée la dernière fois. Je prenais mon courage à deux mains , sorti de mon lit et ferma ma fenêtre.

Je me retournais et me rendais compte que ma chambre était un vrai bordel , des vêtements trainaient de partout et mes cours étaient éparpillés sur mon bureau et par terre.

L'insomnie me frappait et la seule occupation que je trouvais c'était de ranger ma chambre. Je m'affairais faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mon père. Je trillais ma garde robe , rangeais mes cours et notais ce qu'il me manquait même si ça avait été plus simple de noter ce que j'avais.

Mon réveil sonna , il était sept heures . J'étais allongée au milieu de ma chambre bien rangée . Je trainais sous la douche , je pris mon temps pour déjeuner

8h10 !le cours commençaient dans cinq minutes pfff... il me fallait une excuse valable vu ma dépendance au retard.

Mon père arriva dans la cuisine , en uniforme , je lui fit mon plus beau sourire et je n'avais plus besoin d'excuse.

Il alluma les sirènes de sa voiture de fonction et j'arriva à l'heure en cours.

J'adorais arriver de cette façon à l'école. J'étais intouchable , la reine du monde. La fille du commissaire . Je me faisais encore plus remarquer. Il faut reconnaitre que ça fait diva et fille à papa mais qu'est-ce que j'adorais ! Et puis je n'avais jamais aucun problème , sauf peu-être ceux que Mila me créait.

Cette fille , enfin plutôt cette salope , se croyait dans un film américain. Tout le monde l'aimaient mais seulement pour ses avantages.

Mon histoire est un pure clichée , je comprends pourquoi elle pensait être dans un film américain.

La blonde superficielle qui fait partie de l'équipe de pom-pom girl et qui se trémousse au match de foot de l'équipe de l''école.

Suivie de ses sbires et qui malmene la paumée de la classe (c'était moi )

Sauf qu'il n'y avait ni pom-pom girl ni équipe de foot, juste la paumée et un club de maths , pas de quoi se trémousser.

Pour continuer le cliché , on se détestait et depuis la maternelle , comme la chance était ma deuxième meilleure amie , on était chaque année dans la même classe.

Les cours avaient toujours été une plaie pour moi mais en plus avec cette sangsue !

Alors dés que j'en avais l'occasion , je séchais les cours avec Charlotte . Mais en ce moment je le faisais durant des journées entières sans elle. Je marchais jusqu'à une petite colline et je m'asseyais dans l'herbe fraichement mouillée par la rosé et j'admirais le soleil à l'horizon.

Je faisais les rêves d'une vie normale , d'avoir un mari , un travail , des enfants.

Les rêves d'une ado , un garçon qui me trouverait belle.

Qui aurait pu me dire qui j'étais et donnerais un sens à ma vie. Même si tout cela me donnait envie de vomir par moment , il faut avouer que c'était à quoi j'aspirais.

AnabethStories to obsess over. Discover now