CHAPITRE 1

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 Un rayon de soleil sur le visage, je tente d'ouvrir les yeux alors que celui-ci m'en empêche. Un pied après l'autre je sors de mon lit. Il fait tellement chaud aujourd'hui.

« MARIE ! RÉVEILLE-TOI ! »

J'arrive, j'arrive, ne vous en faites pas. Laissez-moi juste le temps de contempler. Le tramway arrive, deux ou trois personnes courent, deux autres sont en train de se prendre la tête, et il y a ceux-là ; ceux qui s'aiment et qui te rappellent que t'es destinée à être seule. Aujourd'hui, il fait chaud, le soleil est au rendez-vous. Désormais j'ai faim. Je vais rejoindre ma soeur et ma mère pour prendre mon petit-déjeuner.

« Tu as passé une bonne nuit ? Me demanda ma mère.

— Comme d'hab, en tout cas je dors mieux dans ce nouvel appart. Mais mon ancienne vie à Paris me manque Maman.

— Moi aussi. Mais la vie a décidé que ta vieille mère soit promue à Montpellier. Et puis, nous avons le soleil avec un bel appartement. Tu t'y ferras, ne t'en fais pas pour ça. »

Dans trois jours je rentre dans ma nouvelle école. Je n'ai vraiment pas envie. Aujourd'hui, je vais profiter un peu. Marre de rester enfermer entre quatre murs. J'enfile un top blanc ample, un short noir, mes nouvelles baskets, je prends mes lunettes de soleil, mon portefeuille, et je m'en vais sans dire un mot. Mais à peine mon pied franchit la porte que ma soeur m'appelle pour me demander si elle pouvait venir avec moi. Sèchement, je lui ai répondu « Non ». Mon but aujourd'hui était de découvrir cette ville, pas de me traîner ma soeur partout où mademoiselle le désirait. Tiens, pourquoi ne pas faire les magasins ? De nouvelles fringues ça ne fait jamais de mal. Mais avant ça, je veux absolument aller boire quelque chose de frais. Il fait tellement chaud putain.

Je m'assois à une table d'un café non loin de la place centrale. Il était réputé pour être bon, mais cher. Je m'en fiche, je ne suis pas à quelques euros près, malgré que je doive économiser afin d'obtenir assez d'argent pour me payer mes études dans quelques mois. Ma mère veut que je me débrouille seule. C'est d'ailleurs aussi pour ça que je vais devoir me trouver un job à mi-temps.

Alors que je sirote tranquillement ma limonade, un enfant d'à peu près sept ans je dirais, s'arrête devant moi, puis me fixe. Je suis terriblement gênée. Je ne sais pas quoi faire. Où est la mère de ce gosse ?

« Que veux-tu ? Je lui demande.

— T'es belle, tu veux être ma femme ? Il me répond. »

Je crois qu'en ce moment mon visage est tel que trois heures au soleil sans protection. Rouge écarlate. Je ne sait pas quoi lui répondre. Voilà sa mère. Sans dire un mot elle le prend par la main, d'un air énervé, puis s'en va. Son fils lui cri quelque chose que je n'arrive pas à comprendre. C'était un moment étrange dans cette première journée à Montpellier. Bref, je dois me calmer. Retour au but principal : faire les magasins (et trouver un job au passage).

Les essayages s'enchaînent aussi rapidement que l'heure qui passe. Après deux petites heures de shopping et de recherche d'emploi, je décide de faire une pause. Je m'assois sur un banc, à côté d'un homme qui sois-dit en passant est assez mignon. Mais à peine je me suis assise qu'il est partit... dans les bras de sa copine. Grr ! Je suis encore passé à coté d'une bonne occasion. De loin je crois apercevoir une affiche sur l'un des magasins mentionnant une recherche de personnel. Bon, bien plus qu'à m'y diriger. CV en poche, je m'y rend. Je rentre dans le magasin, puis demande à voir le responsable. L'ambiance de ce magasin donnait envie au client de rester ; des murs en imitation bois, un sol d'une matière étrange mais très confortable, et des habits sublimes mais hors de prix. Voilà la responsable. Elle demande à me recevoir en entretient. Je vais faire de mon mieux.

Voilà, entretient passé, job décroché en tant que vendeuse, et tenue du personnel enfilée, je commence ma phase de test. Si je réussis, ils me gardent. J'ai jusqu'à ce soir pour leur prouver que je suis celle qu'ils recherchent.

Les clients s'enchaînent, et un mal de tête commence à s'installer. Il faut dire que je ne suis pas habituée à travailler sous la chaleur. Lorsque j'étais à Paris, je travaillais dans une patinoire. La chaleur extérieur surpasse la climatisation du magasin. Plus les minutes passent, plus je commence à me sentir mal. Je décide donc de me faire remplacer, et de faire une petite pause. J'ai le droit à une pause aujourd'hui. C'est maintenant que j'en ai besoin. Je sors du magasin et retourne m'assoir sur mon banc. Je l'ai baptisé « le banc de la solitude », vous savez pourquoi. Dix minutes plus tard, fin de ma pause. Je me lève. Mon dieu, je vois trouble, je... c'est... noir. 

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⏰ Última actualización: May 18, 2017 ⏰

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