Fais connaissance avec ton nouveau chez toi...

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« Fais connaissance avec ton nouveau chez toi, dit l'homme en blanc avant de fermer la porte. T'aura tout le temps qu'il te faudra pour parler a ton Jeannot »

Il en sait quoi ce connard de toi Jeannot ? Il ne t'a jamais vu contrairement à moi ! Bordel pourquoi tout le monde me regarde comme ça  ? Je suis normal,NORMAL ! Pas vrai Jeannot ? Toi au moins, tu ne me juge pas.


J'ai fait connaissance avec mon ami lorsque j'étais gamin encore. Déjà a l'époque il me protégeait du monstre qui rôdait dans la chambre à côté. Il m'a expliqué que les humains étaient méchant, tous sans exception. Il m'a également appris a endurer la douleur aigu et stridente que venait m'infliger de temps en temps le monstre au cheveux court :

« Tu est un chien Médor, alors arrête de sangloter ! ABOIE PLUTOT SALE CLEBARD ! Allez, ton existence ne m'a engendré que des pertes, p'tit couillon. Fait moi plaisir pour une fois ! Fait comme tes semblables, aboie ! » Ces mots étaient accompagnés de  coup violents dans les côtes qui me coupaient le souffle. Mes expiration et mes râles ressemblaient alors à ceux d'un chien à qui on aurait tiré dans la pâte avec du sel en guise de chevrotine.

« Voila,bon chien ! Tu as mérite ton nonos. » Avec ces mots il enlevait son pantalon, et l'enfer pour moi commençait. Étais ce réellement l'enfer Jeannot ? Nan, on s'y habituait vite. Pas vrai mon ami ?

A partir du troisième coup la douleur se substituait à un plaisir et remplaçait l'enfer par un véritable paradis pour les 5 prochaines minutes ...


Le monstre me manque Jeanot, tu te souviens de lui encore ? Il était pas tout le temps méchant lui. Te souviens tu de la nuit où il pleurait et se plaignait ? On aurait presque cru que ce monstre avait quelque chose d'humain ! Il était en deuil. Sa mémoire le déchirait déjà a chaque fois qu'il était ivre-mort, alors imagine ce qu'il devait endurer lors de ses exceptionnelles fois de sobriété.

Oui c'est cette nuit Jeanot ! Quand j'ai réussi a ouvrir la porte et a jeter un œil dans l'antre de la bête. Et cette nuit le monstre a amassé plusieurs bouteilles d'eau qui pue et sent fort dont il s'est repenti. Il pleurait , presque comme un miaulement : « Jeanne,pourquoi fallait t'il que tu tombes enceinte ? Si fragile...donner naissance a une abomination comme ce caniche ? S'il était mon fils encore... Mais non, tu portait la semence de ce fils de pute alors que j'étais au bagne. Tout est de ta faute. Tout est de votre faute. Jeanne et Médor, Médor et Jeanne. Pour moi, vous restez tous les deux des clébards. »

Cette Jeanne,qui était ce, Jeannot ? Tu peux me l'expliquer ? C'est quelqu'un que je connais ? Ou quelqu'un qui doit m'être cher puisqu'elle l'était pour le monstre ? Et mon action de hier soir ? J'ai bien agis pour le monstre ? Hein ? Je suis un gentil garçon non ?


Quoi ? Tu ne te souviens même plus ? Mais si, cette nuit la tu l'as entendu pleurer encore une fois. Après m'avoir battu pendant trois heures il est reparti dans la chambre a côté et encore une heure plus tard il parlait a sa « Jeanne » :

« Voila 15 ans que tu est morte chérie. Et ça va faire 15 ans que je trimbale le poids de ta trahison derrière moi, jour après jour et que je me noie dans le whisky nuit après nuit pour essayer de t'oublier. Mais rien n'y fait, tu est restée bien ancrée dans mon esprit... Salope. » Puis il se laissa tomber a terre et presque en hurlant :

« Mais qu'ai je fais d'aussi mal pour me punir ainsi bon Dieux ?! Cet homme que j'ai tué, je l'ai fait pour conquérir ma Jeanne, et toi tu me l'a ôté !! Alors sois clément a mon égard, rend moi ma Jeanne, fait en sorte qu'on se revoie encore ! » Il fini tson verre sans dire un mot de plus et se dirigeât, en titubant vers son lit. Et la Jeannot, c'est toi qui m'a dit ce que je devais faire.Et j'ai suivis tes ordres a la lettre, on forme une bonne équipe non ? Je pris cet os que j'ai rongé a moitié la veille, et je me suis dirigé vers le lit du méchant ogre. Ses sanglots se sont transformé en ronflement qui aurait fait fuir n'importe quel brave chevalier. Mais pas moi ! Car tu était avec moi Jeannot. Oui tu as toujours été avec moi, Médor est Jeannot, Jeannot est Médor. Et on ne se quittera jamais. Tu me chuchotait a l'oreille tes directives. Je suis monté sur le monstre et alors qu'il se réveillait en sursaut j'ai encore agis, cette fois ci sans attendre tes ordres. Et j'ai fait comme il le faisait dans ma chambre.D'abord les côtes, jusqu'à ce que ce monstre arrêtes d'aboyer.Puis avec beaucoup de peine, je l'ai fait pivoter sur lui même et je me suis soulagé pour m'excuser du mal que je lui est fait. Les premiers trois coup on du lui faire mal. Enfin je sais pas vu qu'i lne disait rien. Mais si ! Bien sur que ça lui faisait plaisir car maintenant il peut enfin revoir sa Jeanne. Je les ai réuni Jeannot, tout comme tu me l'as demandé, mon ami.


***

Dans la salle juxtaposé les fameux hommes en blancs préparaient les derniers ustensiles pour la thérapie de choc du patient N°548. Bien qu'ils avaient peu de chance de le délivrer de l'emprise de son « Jeannot »,comme il appelait son alter égo maléfique qu'il avait développé durant ses 15 ans de séquestration, les sanitaires pouvaient toujours profiter des cris de douleurs que ce genre de guérison produisait. La médecine que nous avons en ces jours est douloureuse et peu efficace, mais dieu que ça produit un effet de soulagement et de supériorité !

« Baptiste,faites sortir Médor Doriant, nous allons commencer » dit le Docteur McPain a son stagiaire.

Le combat de Médor et de Jeannot contre le Monstre de la Cabane.Stories to obsess over. Discover now