Foutue maladie

9 2 4
                                        

Cela fait maintenant 2 jours que j'ai appris mon cancer, vous savez cette maladie infecte. Je ne pourrais même pas vous citez où sont les tumeurs, je ne les ai pas retenues tellement il y en a. J'ai 1 chance sur 1000 de survivre d'après moi. Mes parents, ma famille et tout les autres me diront de ne pas perdre espoir, que ça peut se soigner mais moi tout ce que je me demande, c'est si ça en vaut vraiment la peine. J'ai tenu à aller encore aux cours sinon je n'allais plus tenir longtemps cloîtrée dans ma chambre. On est lundi, le réveil a été difficile surtout que j'ai dû aller comme tous les matins à l'hôpital. À l'école, les gens avec qui je traîne d'habitude parlent avec moi comme avant et ça me rassure, je n'aurais pas voulu autre chose, c'est vrai que même si ils n'ont pas toujours été très cool avec moi, ce sont des personnes que je connais depuis toute petite. J'ai perdu beaucoup de cheveux, mais je n'ai rien fait pour le cacher, en quoi est ce que cacher ma maladie, me soignerait? En rien, alors j'assume. J'apprécie ces personnes qui me font rire toute la journée et me font oublié tout ce qu'il se passe. Malheureusement, ces plaisirs ne sont qu'éphémère.. Plus les jours passent, plus je me dis que cette putain de maladie risque de gagner. Mais moi je ne veux pas j'ai encore plein de choses à faire ici puis j'ai une famille, quelques amis et je n'ai pas eu le temps d'accomplir mes rêves. J'essaye de vivre au maximum car dans une seconde je peux déjà être partie. Je m'attendais à aller en cours mais mes parents en ont décidé autrement, on part réalisé mes rêves, enfin surtout un, le plus cliché je vous l'avoue, mais aller à New York et enfin voir cette statue, j'ai pas les mots. Les médecins me diraient que les longs voyages comme ça sont dangereux, mais j'en ai rien à fouttre au point où j'en suis. Ça y est c'est fait j'ai réalisé un de mes rêves, j'ai enfin pu voir cette statue et je vous avoue que c'est pour des choses aussi connes que ça que je vais continuer à me battre. Je vais voir ma famille tous les weekend et j'essaye de continuer les cours même si j'ai complètement décroché, j'y vais pour voir des gens pas pour perdre mon temps à apprendre comment calculer le poids d'une pomme dans l'eau ou encore une connerie du même genre. Je sors, je me prends des cuites et ouais je m'amuse, au point où j'en suis. Les médecins ne veulent pas me répondre quand je leurs demande combien de temps il me reste, tout ce qu'ils savent me dire c'est que je dois profiter de chaque minute, en résumé il ne me reste plus vraiment longtemps. Je ne croyais pas qu'en si peu de temps on pouvait visiter Venise, Rio ou même Las Vegas, en passant par différent concert,dont nekfeu, eh ouais,j'allais pas partir sans un concert de lui. Mes amis sont au courant qu'il ne me reste plus trop longtemps alors je reçois plein de message m'expliquant l'importance que j'ai à leurs yeux, et c'est dans ces moments là que je me dis que la vie est injuste.Je veux encore vivre moi bordel. La fin approche je le sens mais je le garde pour moi cette sensation. J'ai déjà écris une lettre pour toutes les personnes que je laisse derrière moi.
"Si vous lisez cette lettre c'est que la maladie a eu raison de moi. S'il vous plait,ne pleurez pas sur mon sort et faites une putain de fête, buvez jusqu'à n'en plus pouvoir, souvenez-vous de tous les bons moments. Oubliez moi si ça peut vous aidez, mais sachez que vous êtes tous des gens formidables. Je vais veiller sur vous je vous le promet. Je suis pas loin juste au dessus de vos têtes. À la prochaine." Je n'ai pas voulu m'étaler sur le sujet parce que je ne pense pas qu'ils auront tous envie de lire un roman mais j'ai quand même fait un texte pour chaque membre de ma famille et pour mes amis les plus proches. Je pleure beaucoup en lisant les messages qu'on m'envoie mais je n'ai pas perdu ma joie de vivre, je rigole toujours autant. Je mourrais en riant ça je vous le promet. J'ai réalisé la plupart des choses que je souhaitais faire, ma liste est cochée sauf une, la dernière, celle qui m'enverra là-haut. C'est un jour ensoleillé, oui, étonnant pour une fin triste, mais même si j'ai perdu l'espoir je n'ai pas perdu la joie, les couleurs, non tout est là. On a dû m'emmener à l'hôpital parce qu'une de mes crises étaient une des plus fortes, signe de fin. J'aime bien cette idée,c'est comme si elle me prévenait de faire mes adieux. Ma famille est là, ma meilleure amie aussi, même mon meilleur ami que ma famille ne connaissais pas avant aujourd'hui, toutes les personnes à qui je tiens le plus sont là autour de moi. J'embrasse fort mon frère et lui demande de prendre soin des autres, vient le tour de mes grands parents, qui eux me disent à bientôt, mes cousins, cousines, tantes, tontons, me font promettre que je prendrais soin d'eux, et mes meilleurs amis, me promettent qu'ils ne m'oublieront jamais. Et je pars en rigolant, repensant à tous ces bons moments passés dans ce monde. La dernière case est cochée.

"Au point où j'en suis."Stories to obsess over. Discover now