Il y a six mois, et deux jours.
Quand on nait dans une petite ville telle que Riverton dans le Wyoming, beaucoup de ses jeunes habitants rêvent de partir et d'obtenir gloire et amour dans des villes comme Los Angeles ou New York. Et bien Elie Roy ne déroge pas à cette règle. Elle passa les dix-huit premières années de sa vie à Riverton. Sa mère étant morte quand elle était enfant elle ne vivait qu'avec son père et son grand frère. Son père devenu alcoolique suite au décès de sa femme ne s'occupait pas de ses enfants. Il se contentait de leur
crier dessus et d'inciter son fils à regarder les matchs de football. Par chance, si on peut appeler ça comme ça, la grand-mère d'Elie lui légua assez d'argent pour prendre son envol. Le jour de sa majorité, elle fit ses bagages est partie sans un regard d'adieu pour son père qu'elle ne considérait plus comme tel depuis bien longtemps, et en laissant un simple mot d'au revoir à son frère visant à ce qu'il ne s'inquiète pas.
Pour Elie, New York n'était pas une option, c'était l'endroit où elle devait aller et elle le savait depuis toujours. Toute sa vie elle avait travaillé d'arrache-pied à l'école et dans tous les domaines qu'elle entreprenait pour pouvoir accéder au succès par la suite. Hélas, la réalité New Yorkaise s'avéra plus dure que prévue. N'ayant pas les moyens de s'inscrire à l'université tout en payant un loyer, elle enchaîna les entretiens d'embauches. Mais elle était toujours ou trop qualifiée ou pas assez. Après des semaines de recherche, elle se fit finalement embaucher dans un bar sur Lower East Side où elle fit ses débuts en tant que serveuse. Cet emploi arriva au bon moment puisqu'elle était à deux doigts de perdre son appartement. Son patron, Mr. Cortez, l'avait prévenu qu'après ses deux mois d'essais elle deviendrait strip-teaseuse. Elle était réticente à cette idée qui était à l'opposé de tout ce qu'elle espérait, mais elle accepta cependant ne croyant plus recevoir de meilleure opportunité.
Toutefois, rapide est la descente au enfer. Et c'est rapidement que la vie d'Elie devint un calvaire. Voilà pourquoi elle se retrouva sur un trottoir en ce début de soirée attendant qu'une personne vienne lui acheter ses services. Elle entendit le bruit d'une voiture arriver à grande vitesse et s'arrêter à quelques mètres d'elle. Un homme d'une quarantaine d'année ouvrit la fenêtre arrière et s'adressa à elle :
"Toute la soirée et toute la nuit, ça te vas ?"
"Ça va vous couter chère," répondit Elie trouvant cette demande assez étrange.
"J'ai les moyens ne t'inquiète pas pour moi."
Elie accepta est monta à l'arrière de la voiture qui lui semblait avoir couté une fortune.
"Voilà les termes du contrat ; je dois aller à un diner chez des collègues ce soir et je leur ai dit que je venais avec ma femme. Or, je n'ai pas de femme. C'est donc là que tu entres en jeu."
"Vous voulez que je me fasse passer pour votre femme ?"
"C'est exact."
"Mais je ne connais même pas votre nom."
"Armando Smith, enchanté," il prit la main d'Elie et la baisa.
"Elie Roy, de même je présume."
"Non," dit-il. "Elie Smith. Il y a une robe de cocktail pour toi dans le vestibule de mon appartement, prend la et va te changer dans la salle de bain, c'est la deuxième porte après le premier salon. Tu y trouveras également du maquillage et d'autres accessoires. Prend ton temps mais sois prête pour 21h30 surtout."
Elie acquiesça par un simple hochement de tête et se tourna vers la vitre pour voir le paysage défiler le temps d'arriver dans l'appartement de son drôle de client qui se situait dans le centre même de Manhattan.
On accédait à l'appartement de Mr. Smith par un ascenseur situé dans le hall d'entrée de ce que Elie considérait comme un hôtel. Mr Smith vivait au quatrième étages et Elie put s'apercevoir que l'appartement lui-même s'étalait sur deux étages. Elle prit la robe qui était soigneusement emballer dans une housse noire et se dirigea vers l'endroit que Mr. Smith lui avait indiqué. La salle de bain à elle seule faisait le double de ce qui lui servait de chambre dans l'endroit où elle vivait. D'immenses miroirs ornaient les murs, deux lavabos en verre y étaient reliés. En face il y avait une baignoire à remous. C'est à cet instant qu'Elie comprit ce qu'il voulait dire par "J'ai les moyens ne t'inquiète pas pour ça". Après avoir contemplé la pièce dans laquelle elle se trouvait un court instant, elle prit le maquillage qui se trouvait sur une commode et commença à se préparer minutieusement espérant que cette soirée soit différente des dernières qu'elle eut connues...
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It was a great time to be alive. (Non Terminée)
Novela JuvenilIl était quatre heure du matin à New York et depuis plus d'une heure Umé ne cessait de courir. Ses poumons étaient en feu, elle respirait à vive allure mais elle avait l'impression qu'à chaque inspiration aucun oxygène n'entrait. Ses jambes continua...
